The National Times - Zelensky à Rome après Paris et Londres pour réclamer davantage de soutien

Zelensky à Rome après Paris et Londres pour réclamer davantage de soutien


Zelensky à Rome après Paris et Londres pour réclamer davantage de soutien
Zelensky à Rome après Paris et Londres pour réclamer davantage de soutien / Photo: © AFP

Après de premières étapes à Londres et Paris où il a démenti toute discussion sur un quelconque cessez-le-feu, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est entretenu jeudi soir à Rome avec la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, poursuivant une tournée européenne visant à recueillir davantage de soutien face à l'invasion russe.

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Avant Rome, où il devrait également s'entretenir au Vatican avec le pape François, M. Zelensky, reçu à Paris par son homologue français Emmanuel Macron, avait assuré devant la presse qu'un cessez-le-feu "n'est pas un sujet de nos discussions". Il avait attribué les supputations sur ce sujet à la "désinformation" russe.

Il a aussi, comme partout ailleurs, réclamé un accroissement rapide de l'aide occidentale. "Avant l'hiver, on a besoin de votre soutien", a-t-il martelé.

Des discussions sur une production conjointe d'armements avec la France ont été évoquées, a ensuite affirmé Volodymyr Zelensky sur Telegram, se félicitant de l'organisation par Paris d'une conférence sur la sûreté et la sécurité nucléaire le 17 octobre.

 

Volodymyr Zelensky doit encore rejoindre Berlin vendredi, à moins d'un mois de la présidentielle américaine, dont l'issue incertaine fait craindre, à Kiev, pour la pérennité du soutien américain.

La perspective d'une victoire de Donald Trump a pour autant été minimisée par le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, à Londres. "Arrêtez de vous inquiéter d'une présidence Trump", a-t-il lancé aux journalistes.

"Je suis absolument convaincu que les Etats-Unis seront partie prenante, parce qu'ils comprennent que ce n'est pas seulement de l'Ukraine qu'il s'agit mais aussi d'eux-mêmes", a ajouté le chef de l'Otan.

Comme à Paris, le président Zelensky a présenté jeudi matin à Londres les détails de son "plan de victoire" face à la Russie au Premier ministre britannique Keir Starmer et Mark Rutte, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.

Ce plan "vise à créer les conditions propices pour une fin juste de la guerre", a déclaré le dirigeant ukrainien dans le communiqué. "L'Ukraine ne peut négocier qu'en ayant une position forte".

Ce plan doit être dévoilé lors d'un deuxième sommet pour la paix, attendu en novembre, mais dont la date n'a pas été confirmée par Kiev.

- Missiles à longue portée -

Volodymyr Zelensky a de nouveau insisté jeudi sur "la nécessité d'obtenir l'autorisation de frapper profondément sur le territoire russe" avec les armes longue portée, fournies notamment par le Royaume-Uni.

 

Mark Rutte a déclaré à la presse que "légalement, l'Ukraine est autorisée à utiliser ses armes, si elles peuvent viser des cibles en Russie, dans la mesure où ces cibles représentent une menace pour l'Ukraine".

Mais la décision incombe aussi "à chaque allié individuellement", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre britannique a lui "réitéré le soutien sans faille (du Royaume-Uni) à l'Ukraine face à l'agression militaire de la Russie".

Le Royaume-Uni est l'un des principaux soutiens de Kiev depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février 2022. C'est la deuxième fois que le président ukrainien vient à Londres depuis que le travailliste est arrivé au pouvoir le 4 juillet.

- Coûteux armements -

Cette tournée européenne intervient alors que les troupes russes poursuivent leur progression dans l'Est ukrainien.

Vendredi, le président ukrainien sera reçu à Berlin par le chancelier Olaf Scholz, dont le gouvernement a prévu de réduire de moitié en 2025 son aide militaire bilatérale à l'Ukraine, au grand dam de Kiev.

L'institut de recherche allemand Kiel Institute a alerté jeudi sur une possible chute de l'aide occidentale à l'Ukraine l'année prochaine.

Le retour éventuel de Donald Trump à la Maison Blanche "pourrait bloquer de futurs plans d'aide au Congrès", met en garde l'institut, qui recense l'aide militaire, financière et humanitaire promise et livrée à l'Ukraine.

Selon ses projections, les aides militaire et financière s'élèveraient respectivement à 59 et 54 milliards d'euros en 2025 si les donateurs occidentaux maintenaient leur niveau d'aide. A contrario, elles chuteraient de moitié, à 29 et 27 milliards d'euros, sans nouvelle aide américaine et si les donateurs européens s'alignaient sur l'Allemagne.

Le président Zelensky, qui arpente les chancelleries occidentales depuis plus de deux ans et demi, a déploré ces dernières semaines la lenteur des prises de décision de ses alliés.

En attendant, les forces russes avancent petit à petit dans la région de Donetsk vers Pokrovsk, nœud logistique pour les troupes ukrainiennes.

bur-ctx-vl-dla-mra/lpt/fjb

A.Little--TNT

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