The National Times - Destitution de Macron: la commission des Lois de l'Assemblée rejette massivement la proposition

Destitution de Macron: la commission des Lois de l'Assemblée rejette massivement la proposition


Destitution de Macron: la commission des Lois de l'Assemblée rejette massivement la proposition
Destitution de Macron: la commission des Lois de l'Assemblée rejette massivement la proposition / Photo: © AFP

La commission des Lois de l'Assemblée nationale a massivement rejeté mercredi, par 54 voix contre 15, la proposition de destitution d'Emmanuel Macron déposée par La France insoumise, qui reproche au chef de l'Etat de n'avoir pas respecté le résultat des législatives.

Taille du texte:

Le texte vise à traduire le président de la République devant les deux chambres réunies du Parlement en vue d'une destitution pour "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat".

Seuls les élus des groupes insoumis, communistes et écologistes se sont prononcés pour.

L'étape suivante, l'examen du texte dans l'hémicycle, doit commencer au plus tard le 13e jour qui suit le vote de mercredi, selon la loi. Il reviendra toutefois à la conférence des présidents de l'Assemblée nationale de trancher sur la date de cet examen.

"En démocratie, on ne respecte pas les élections seulement quand on est satisfait du résultat. On les respecte, point barre. Mais M. Macron n'aime pas la démocratie", a-t-il fustigé.

Plusieurs orateurs, dans les rangs centristes, de la droite, du RN ou des socialistes, ont cependant souligné que cette proposition n'avait que très peu de chances d'être adoptée in fine, puisqu'elle devrait pour cela être approuvée par les deux tiers des parlementaires, députés et sénateurs réunis.

L'ancienne ministre macroniste Aurore Bergé a ainsi critiqué "un coup de communication" et une "farce" de la part des insoumis, tandis que Philippe Schreck, pour le groupe RN, y a vu une "posture, voire une imposture".

Pour le député PS Hervé Saulinac, "oui, le président (Macron) a malmené nos institutions", mais cela "ne constitue pas un manquement à ses devoirs", et les députés ne doivent donc "pas répondre à un abus de pouvoir par un autre abus de pouvoir".

P.Murphy--TNT

En vedette

Élections en Israël: pas de majorité, et maintenant?

Les deux camps aux législatives en Israël sont au coude-à-coude avec selon les estimations 51 sièges pour le camp réuni derrière le centriste Gadi Eisenkot, et autant pour la droite et l'extrême droite emmenées par le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu.

Israël : Eisenkot et Netanyahu tous deux prêts à former un gouvernement, pas de majorité

Pas de gagnant, mais deux volontaires pour diriger Israël. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et son rival Gadi Eisenkot, donnés à égalité aux élections législatives mais loin de la majorité, se sont tous deux dits prêts à former un gouvernement, augurant d'intenses tractations.

Israël : Eisenkot prêt à former un gouvernement, les deux camps désormais donnés à égalité

Le centriste Gadi Eisenkot s'est dit prêt mercredi à former un gouvernement à l'issue des élections législatives israéliennes, alors que son rival Benjamin Netanyahu s'apprête à s'exprimer et que les dernières estimations donnent désormais les candidats à égalité mais loin de la majorité.

Le projet de loi "casseurs-payeurs" adopté et élargi au Sénat, en plein coeur de la contestation

Érigé comme une "urgence" face aux violences du 17 octobre, le projet de loi "casseurs-payeurs" a été adopté et nettement élargi mercredi au Sénat, de nombreuses mesures sécuritaires venant compléter l'objet initial de ce texte critiqué à gauche, qui concernait la solidarité financière des pilleurs.

Taille du texte: