Ligue des nations : les Bleus de Zidane sont renversants
Les Bleus de Zidane ont du panache. Quatre buts inscrits en toute fin de partie, dont un doublé de Michael Olise, au terme d'un incroyable scénario, ont offert une très large victoire face à la Belgique à l'équipe de France (4-1), plus que jamais en tête du groupe 1 en Ligue des nations, lundi au Stade de France.
Alors que les Tricolores étaient menés depuis la 35e minute et l'ouverture du score de Dodi Lukebakio, connaissant toutes les peines du monde pour transpercer la défense belge, l'entrée en jeu de Désiré Doué, de Rayan Cherki et d'Olise en seconde période a changé totalement la donne, permettant au nouveau sélectionneur de clore sur une note très positive son premier rassemblement.
C'est d'abord un tir à ras de terre du gauche de Doué qui a offert l'égalisation aux Tricolores (77e) avant qu'une frappe détournée de Cherki (81e) puis deux buts d'Olise, l'un du droit (88e), l'autre du gauche (90e+1), ne renversent la situation, empêchant les Diables Rouges de dominer la France pour la première fois dans un match de compétition depuis 1981.
Olise, qui en est à quatre buts en quatre rencontres, est bel et bien le grand gagnant de ces quinze premiers jours de l'ère Zidane et confirme encore une fois qu'il est de la trempe des cracks de niveau mondial.
Avec ce spectaculaire troisième succès en quatre sorties qui a fait chavirer de bonheur le SDF, Zidane peut s’enorgueillir d'un bilan très flatteur pour ses débuts dans son costume de patron des Bleus et va aborder les deux derniers rendez-vous en Ligue des nations de novembre, en Italie et contre la Turquie, en position de force et avec la première place du groupe 1. la qualification pour les quarts de finale est à portée de main.
Trois jours après avoir été tenu en échec à domicile par l'Italie (1-1), le sélectionneur a donc pris une magistrale revanche devant son public et peut ressortir la tête haute de ce stage inaugural.
Mais avant la délivrance venue des pieds des remplaçants, il avait assisté à un spectacle assez terne de ses hommes. Obligé de remodeler de nouveau son onze de départ en raison du calendrier très dense de cette fenêtre internationale, Zidane avait notamment pris un risque en décidant de donner une première sélection au gardien Guillaume Restes et au défenseur Leny Yoro.
- Réservoir unique en attaque -
Si le premier n'a rien pu faire sur le tir de Lukebakio, l'arrière de Manchester United, âgé de seulement 20 ans et dépassé sur le but belge, a vécu une soirée très compliquée dans l'axe en ne parvenant pas à maîtriser le massif vétéran belge Romelu Lukaku.
Mais c'est surtout la performance des attaquants qui a longtemps plombé les Bleus. Malgré une possession du ballon et une très nette domination, ils ont été incapables de faire fructifier cette supériorité, se montrant d'une maladresse assez inquiétante durant plus d'une heure et quart de jeu.
Toujours privé de leur atout maître Kylian Mbappé, forfait depuis sa sortie sur blessure en Turquie (victoire 1-0), le 25 septembre, les Tricolores n'ont pas pu compter sur le leadership d'Ousmane Dembélé, de nouveau auteur d'une partie indigne de son statut.
Le Ballon d'Or, promu capitaine en l'absence de Mbappé, avait pourtant été replacé à droite après avoir été positionné en pointe, comme au PSG, depuis le début de l'ère Zidane. Le Parisien a quasiment tout raté (1e, 8e, 53e), ce qui ne manquera pas d'alimenter encore un peu plus les débats sur son rendement en équipe nationale.
Il n'aura eu à son actif que deux beaux débordements non conclus par Esteban Lepaul (33e, 59e), le meilleur buteur de Ligue 1 la saison dernière, titularisé pour la deuxième fois en bleu.
Malgré un Mondial réussi sur le plan personnel (6 buts), Dembouz, sorti rapidement à la 60e minute, est très vite retombé dans ses travers.
Bradley Barcola, son coéquipier au PSG, n'a pas été plus heureux, négociant notamment très mal un duel avec le gardien belge Maarten Vendevoordt (16e) et ratant une belle occasion, en fin de rencontre (72e).
Les entrées en jeu de Rayan Cherki, de Michael Olise et de Désiré Doué ont ensuite totalement bouleversé le sort du match, dynamitant une défense belge soudainement dépassée. Une aubaine pour Zidane qui peut compter sur un réservoir offensif à nul autre pareil. L'état de grâce se poursuit pour le nouveau sélectionneur.
K.M.Thompson--TNT