Ligue 1: un "classique" OM-PSG un peu moins choc
Classique, toujours, mais avec un peu moins d'éclat: sommet traditionnel de la L1, le duel entre l'OM et le Paris SG sera privé dimanche d'un peu de sel, du fait du triste début saison marseillais et du démarrage timide des doubles champions d'Europe.
L'un des symptômes du (relatif) désamour ou désintérêt de Marseille pour l'OM de cette saison, privé de toute recrue par sa situation financière très dégradée, se constate du côté de la billetterie. Samedi après-midi, à peine plus de 24 heures avant le match contre le vieux rival parisien, près de 5000 places restaient en effet en vente.
Le Vélodrome ne sera donc peut-être pas plein dimanche soir, comme si le Classique attirait un peu moins la lumière et la passion, malgré la victoire surprise des Marseillais il y a un an (1-0).
Il faut dire aussi que, pour une fois, le duel ne se jouera pas en très haute altitude, l'OM (13e, 3 points) et le PSG (8e, 5 pts), ayant tous les deux démarré poussivement leur saison.
Alors que Paris a dû attendre le week-end dernier pour remporter, dans la douleur, son premier succès en L1 à Brest (1-0), l'OM a enchaîné jeudi face au Besiktas en Ligue Europa (4-1) sa quatrième défaite successive.
- "Le charme du foot" -
Celle-ci a mis à nu toutes les faiblesses criantes d'un effectif rabougri par les contraintes imposées par la DNCG, l'UEFA et le propriétaire Frank McCourt, et le match de dimanche semble plus déséquilibré que jamais.
"C'est le charme du foot. C'est le Classique, on est chez nous, on est une équipe qui a de l'orgueil et de la fierté... Avec l'appui du public, on peut gommer nos défauts. Et si on le fait, on est capables d'inquiéter ce PSG. On est conscients que c'est sans doute la meilleure équipe d'Europe, mais c'est un match particulier. Il y a des motifs d'y croire", a pourtant assuré Bruno Genesio samedi.
"Ils ont changé l'entraîneur et beaucoup de joueurs sont partis, difficile de savoir ce qu'on doit attendre", a de son côté prudemment expliqué vendredi le technicien du PSG Luis Enrique, alors que les Parisiens s'étaient inclinés l'année dernière au Vélodrome pour la première fois en L1 en 14 ans.
Pour l'entraîneur espagnol, qui devra certainement faire sans Achraf Hakimi, touché à une cuisse, le rendez-vous du Boulevard Michelet reste de toutes façons un match à part.
- Déficit de points -
"C'est impossible pour un joueur du PSG d'être relax avant un classique. Impossible. On sait clairement quelle est l'importance de ces trois points pour l'équipe, mais aussi pour les supporters. C'est un match tellement différent qu'il n'y aura aucun joueur relâché", a-t-il assuré.
Le match du Vélodrome est d'autant plus important pour les Parisiens qu'ils sont en léger déficit de points, le leader Monaco en comptant huit de plus qu'eux avant le coup d'envoi.
Après un début d'exercice assez morne avec une victoire en Super Coupe contre Aston Villa puis deux défaites et deux matches nuls en L1, le PSG s'est tout de même repris et a lancé sa saison la semaine dernière en éparpillant le Slovan Bratislava (6-1) pour son entrée en lice en Ligue des champions. Avant de battre dimanche dernier Brest (1-0), son premier succès en championnat, au terme d'un match qui n'a pas plu à Luis Enrique et qui nécessite donc une confirmation.
"Après analyse, je dois rectifier une petite chose. Ce n'est pas le pire, mais le moins bon des quatre matches qu'on a déjà joués. Contre Monaco, on a joué un très bon match et on a perdu (2-1). Et les deux premiers matches qu'on a joués, Rennes et Lille (2-2), la même chose, on aurait mérité plus de points. Et le moins bon des matches, c'est contre Brest", a développé le coach du PSG, qui ne pourra pas compter dimanche sur l'appui des ultras, encore interdits de déplacement.
Samedi matin, plusieurs centaines d'entre eux ont assisté à la dernière séance d'entrainement au Campus PSG à Poissy, qui est ouvert ce week-end au public habitant dans les villes voisines dans le cadre des journées européennes du patrimoine.
H.Davies--TNT