The National Times - Tour d'Italie: Paul Magnier revoit la vie en rose

Tour d'Italie: Paul Magnier revoit la vie en rose


Tour d'Italie: Paul Magnier revoit la vie en rose
Tour d'Italie: Paul Magnier revoit la vie en rose / Photo: © AFP

Frustré ces derniers mois, Paul Magnier s'est réveillé en majesté vendredi à Burgas, en Bulgarie, pour remporter la 1re étape du Tour d'Italie et endosser le maillot rose de leader du Giro.

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Dans un cyclisme français qui n'en finit plus de gagner, le bolide de l'équipe Soudal Quick-Step est venu rappeler, lors d'un sprint tout en puissance, qu'il n'y avait pas que Paul Seixas dans la vie.

"C'est beaucoup d'émotions, j'ai du mal à réaliser", a-t-il réagi.

L'année dernière déjà, le natif du Texas, 22 ans seulement, avait montré à quel point il était, lui aussi, un phénomène en levant les bras à dix-neuf reprises, un total seulement dépassé par Tadej Pogacar.

En 2026, il a d'abord poursuivi sur cette lancée en remportant d'entrée deux étapes du Tour de l'Algarve en février. Mais la suite a été moins reluisante avec une campagne de classiques flandriennes décevante et malchanceuse, lui qui est présenté dans son équipe comme le nouveau Tom Boonen, l'ex-roi des pavés.

Après sa 36e place au Tour des Flandres, Magnier a dit stop, renonçant à Paris-Roubaix pour aller se préparer en altitude dans la Sierra Nevada espagnole avec l'ambition de faire oublier ce début de printemps maussade.

"A l'entraînement, j'ai rêvé tous les jours de ce maillot, je suis super fier", a-t-il dit.

La renaissance a été spectaculaire vendredi sur le Boulevard Demokratsia de Burgas pour décrocher sa première victoire dans un grand Tour et succéder à Bruno Armirail, dernier Français à porter le maillot rose, en 2023.

- "Exceptionnel" -

Parfaitement protégé par ses équipiers, il a réglé un groupe d'une dizaine de coureurs qui avaient échappé à une grosse chute collective à 600 mètres de l'arrivée qui a éliminé des sprinteurs comme Dylan Groenewegen ou Kaden Groves.

Placé dans le sillage de Tobias Lund Andresen, il a déboîté le Danois pour le devancer d'un demi-vélo dans une de ces arrivées en faux-plat montant dont il raffole.

"Je savais que la forme était bonne et j'ai senti dans le dernier kilomètre que je pouvais encore accélérer, a-t-il raconté. Quand j'ai vu Tobias me passer sur la droite, j'ai directement pris sa roue et je savais que j'allais gagner, c'était exceptionnel".

"Si ça avait été quelqu'un d'autre que Paul Magnier dans ma roue, je pense que j'aurais gagné", l'a félicité Lund Andresen.

Le Britannique Ethan Vernon et l'Italien Jonathan Milan, maillot vert du dernier Tour de France, ont terminé troisième et quatrième de cette première étape de l'histoire du Giro sur le sol bulgare.

Immense favori pour le classement général, Jonas Vingegaard a, lui, connu une première journée sans histoires, distribuant les bisous à la caméra, avant de terminer, bien inspiré pour le coup, l'étape à l'arrière du peloton, entouré de toute sa garde prétorienne.

"L'année dernière j'étais venu sans forcément d'objectifs mais cette année oui et je peux déjà les atteindre", a encore savouré Magnier après cette étape plate, courte (147 km) et sans grand intérêt jusqu'à l'emballage final.

Il défendra son maillot rose lors de la deuxième étape dimanche, toujours en Bulgarie, qui mènera le peloton de Burgas à Veliko Tarnovo, sur un parcours accidenté qui risque d'être trop difficile pour les sprinteurs.

"On verra, a-t-il nuancé J'ai peut-être une chance de survivre car je me sens bien et je me suis bien entraîné en altitude. Mais je vais déjà profiter de ce maillot ce soir".

S.Lee--TNT