The National Times - Mondial de volley: pour Ngapeth, une question de temps

Mondial de volley: pour Ngapeth, une question de temps


Mondial de volley: pour Ngapeth, une question de temps
Mondial de volley: pour Ngapeth, une question de temps / Photo: © AFP/Archives

La vedette et boussole des Bleus Earvin Ngapeth aborde le Mondial de volley-ball à partir de dimanche aux Philippines à la recherche de sa meilleure forme physique après un été passé à soigner son genou droit, une parenthèse qui lui a permis de recharger les batteries.

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Si ses équipiers ne l'ont pas attendu, le 31 août, pour aller de l'hôtel - point de rendez-vous de l'aéroport Charles-de-Gaulle- jusqu'au comptoir d'enregistrement d'où l'équipe de France s'envolait vers l'Asie, Ngapeth reste à 34 ans sa pierre angulaire.

Elle n'est plus vraiment la même sans son talent en attaque et en défense, ni même son énergie et son esprit de compétition contagieux à l'entraînement.

"Il met la pression aux autres +je suis Earvin, je vais reprendre ma place+" explique à l'AFP le sélectionneur Andrea Giani en joignant le geste à la parole, tapant du poing dans sa paume pour illustrer l'attitude de Ngapeth lors du stage en août à Cannes.

Le double champion olympique, en étant élu meilleur joueur du tournoi à chaque fois, retrouvait le groupe après avoir soigné sa tendinopathie au genou droit pendant trois semaines au centre de rééducation de Capbreton (Landes).

Cette blessure l'a engagé dans une course contre la montre pour pouvoir disputer le Mondial et tenter de décrocher enfin le seul titre qui manque à l'équipe de France.

"Quand on m'annonce que je vais aller à Capbreton pendant trois semaines, je ne suis pas prêt du tout. Et puis je me suis mis en mission. Je me suis mis dans ma bulle. Je me suis dit +ce rendez-vous d'équipe, je peux pas le rater+, donc j'ai bossé" raconte-t-il.

D'autant que "les gars m'ont fait ressentir aussi que c'était important que je sois là" ajoute le réceptionneur-attaquant, souvent handicapé par des blessures en amont des compétitions internationales. Dont avant l'Euro-2023, déjà au genou.

- "Aucune douleur" -

La présence de sa femme et de ses enfants à Capbreton a été un précieux soutien et deux mois plus tard, l'objectif semble atteint.

"Je n'ai aucune douleur. Au niveau technique, ça va car le ballon c'est ma vie. Mais je n'avais jamais coupé aussi longtemps. Pendant trois mois je n'ai pas sauté, l'épaule n'a pas tourné, donc forcément il y a du boulot. Les deux premiers jours (d'entraînement) tu as l'impression que le ballon va très vite" explique Ngapeth, qui s'estimait, le 31 août avant de s'envoler pour l'Asie, à "70%" de ses capacités physiques.

Il lui restait deux semaines, avant l'entrée en lice des Bleus dimanche, pour gagner les 30% restant. Même "peut-être une en plus", puisque la phase de poules (Corée du Sud, Finlande et Argentine) lui autorise une certaine montée en puissance avant le début des choses sérieuses.

Cette coupure forcée lui a aussi offert un ballon d'oxygène, après un premier qu'a constitué son passage à Poitiers, son club de coeur, pour une pige de quelques mois dans la foulée du titre olympique de Paris.

Si son ami et capitaine Benjamin Toniutti devrait dire adieu aux Bleus après le Mondial, Ngapeth se projette lui jusqu'aux JO de Los Angeles dans trois ans.

"Je suis là tant que le genou va bien et tant que tant que physiquement ça va. Je touche du bois mais l'envie est là, pour l'instant je sens que je peux encore tenir trois ans" explique-t-il, aiguillonné notamment par la volonté de décrocher un troisième titre olympique de rang, une performance jamais réalisée.

Mais avant, bien avant, Ngapeth et les Bleus ont un premier titre mondial à aller chercher.

C.Bell--TNT

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