The National Times - Wimbledon: Swiatek contre Anisimova, deux finalistes qu'on n'attendait pas

Wimbledon: Swiatek contre Anisimova, deux finalistes qu'on n'attendait pas


Wimbledon: Swiatek contre Anisimova, deux finalistes qu'on n'attendait pas
Wimbledon: Swiatek contre Anisimova, deux finalistes qu'on n'attendait pas / Photo: © AFP

Qui aurait misé sur elles en début de quinzaine? Comme souvent ces dernières années, Wimbledon sacrera samedi une championne inattendue: Amanda Anisimova pour sa première finale majeure, ou Iga Swiatek enfin guérie de son allergie au gazon.

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Elena Rybakina, Marketa Vondrousova, Barbora Krejcikova... depuis que Serena Williams a gagné pour la septième et dernière fois au All England Club en 2016, le troisième Grand Chelem de la saison a systématiquement été remporté par des joueuses qui n'avaient encore jamais triomphé sur le gazon londonien.

Qu'il s'agisse de Swiatek ou d'Anisimova, la joueuse qui aura samedi le privilège de soulever le Venus Rosewater Dish sera la neuvième lauréate différente en neuf éditions.

Au tout début du tournoi, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka présentait les références a priori les plus solides pour décrocher le titre.

Finaliste à l'Open d'Australie en janvier, à Roland-Garros en juin, gagnante des prestigieux tournois WTA 1000 de Miami et Madrid, la Bélarusse a pourtant été terrassée jeudi en demi-finales par Anisimova (12e), 23 ans et aucun complexe après avoir atteint en juin la finale du Queen's et aligné onze victoires depuis le début de la saison sur herbe.

Reine incontestée du circuit au premier semestre 2024, quintuple lauréate en Grand Chelem, Iga Swiatek avait à l'inverse accumulé les déceptions depuis le début de l'année: défaite en demi-finales de l'Open d'Australie, dans le dernier carré de Roland-Garros contre sa grande rivale Aryna Sabalenka, aucune finale depuis juin 2024...

- "Il y a de l'espoir" -

L'éclaircie est étonnamment survenue sur gazon, une surface sur laquelle Swiatek n'avait jusqu'alors jamais brillé.

Juste avant Wimbledon, la Polonaise de 24 ans se hisse en finale du WTA 500 de Bad Homburg, perd contre la N.3 mondiale Jessica Pegula et essuie quelques larmes, mais juge avec une pointe d'autodérision que "ce tournoi montre qu'il y a de l'espoir" sur gazon.

Invaincue en finale des tournois majeurs, elle avait vu juste puisque deux semaines plus tard, elle s'apprête à jouer le titre à Wimbledon.

"Le tennis continue à me surprendre", a souri l'intéressée jeudi sur le Central après avoir mis fin à la belle aventure de la Suissesse Belinda Bencic (35e), demi-finaliste sur le gazon londonien quinze mois après avoir donné naissance à une fille.

Le retour au premier plan accompli par Anisimova est tout aussi impressionnant puisque l'Américaine s'est éloignée pendant plus de six mois du circuit en 2023, en raison d'un burn-out qui lui rendait le tennis "insupportable".

- "Message très fort" -

En atteignant la finale à Wimbledon, "je pense que j'ai envoyé un message très fort car quand j'ai choisi de prendre une pause, plein de gens m'ont dit que je ne reviendrai jamais au sommet si je m'éloignais aussi longtemps du tennis", a raconté celle qui intégrera pour la première fois le top 10 à l'issue du tournoi.

Lauréate de son premier tournoi WTA et demi-finaliste de Roland-Garros en 2019 à 17 ans à peine, l'Américaine aura mis quelques années à confirmer les immenses attentes placées en elle.

Mais avec une victoire au WTA 1000 de Doha en février et son parcours à Londres, cette fois, elle en est convaincue, elle peut regarder Swiatek droit dans les yeux.

"On est toutes les deux assez expérimentées. Bien sûr, je n'ai jamais joué de finale en Grand Chelem, mais j'ai déjà vécu de nombreux matches à enjeu. Je me sens prête", a affirmé sans détour la native du New Jersey, qui a grandi en Floride.

Les deux joueuses ne se sont encore jamais affrontées en match officiel mais leurs routes se sont croisées chez les juniors.

"J'ai perdu ce match, malheureusement", a soupiré jeudi Anisimova, fille d'émigrés moscovites arrivés aux Etats-Unis à la fin des années 1990. "Elle jouait un super tennis, beaucoup d'entraîneurs disaient qu'elle allait être un jour une championne. Ils avaient évidemment raison", s'est-elle remémoré.

Mais après avoir battu la N.1 mondiale, pourquoi s'interdire de rêver en finale?

N.Taylor--TNT

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