The National Times - Abandon de Roglic, défaillance d'Ayuso, Del Toro fragilisé: vent de folie sur le Giro

Abandon de Roglic, défaillance d'Ayuso, Del Toro fragilisé: vent de folie sur le Giro


Abandon de Roglic, défaillance d'Ayuso, Del Toro fragilisé: vent de folie sur le Giro
Abandon de Roglic, défaillance d'Ayuso, Del Toro fragilisé: vent de folie sur le Giro / Photo: © AFP

Abandon de Primoz Roglic, défaillance de Juan Ayuso et premiers signes de faiblesse d'Isaac del Toro: un vent de folie a soufflé mardi sur le Tour d'Italie lors d'une 16e étape complètement débridée remportée par l'Italien Christian Scaroni à San Valentino.

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A l'issue de cette première grande étape de montagne, les cartes sont rebattues dans l'optique de la victoire finale dimanche à Rome.

Le maillot rose est toujours sur les frêles épaules d'Isaac del Toro. Mais le Mexicain de 21 ans, qui n'a pas pu suivre l'accélération de Simon Yates ni l'attaque de Richard Carapaz dans la dernière ascension, ne compte plus que 26 secondes d'avance sur le Britannique et 31 sur l'Equatorien qui sont désormais ses deux principaux rivaux.

Car Roglic et Ayuso, les deux grands favoris au départ du Giro, sont passés par la fenêtre lors d'une étape totalement dingue, courue d'abord sous une pluie rendant les routes très glissantes, puis un grand soleil.

Comme l'an dernier sur le Tour de France, Primoz Roglic a dû abandonner à cause d'une énième chute, à 95 km de l'arrivée, la quatrième déjà dans ce Giro.

"L'accumulation des chutes a eu trop d'impact sur moi, je dois penser à l'avenir", a dit le Slovène de 35 ans dans un message sur les réseaux sociaux.

Arrivé tardivement au cyclisme après une première carrière dans le saut à ski, le vainqueur du Giro 2023 est réputé pour chuter souvent. C'est la cinquième fois sur ses neuf dernières participations à un grand Tour qu'il ne termine pas la course.

- Del Toro a souffert -

L'autre grand perdant du jour est Juan Ayuso, le leader désigné de l'équipe UAE, qui a explosé dès les premiers lacets du difficile col de Santa Barbara, l'avant-dernière ascension du jour, à plus de 42 km de l'arrivée.

En perdition, l'Espagnol a concédé près de quinze minutes sur la ligne pour perdre toutes chances d'accéder au podium.

"Il avait de mauvaises sensations dès le départ, il souffrait du froid", a rapporté son manager Mauro Giannetti.

C'est un terrible désaveu pour l'ambitieux coureur de 22 ans qui ne fait pas forcément l'unanimité au sein de son équipe.

Sa défaillance clarifie en tous cas la situation pour UAE où Del Toro est désormais le leader unique.

Mais mardi, "El Torito" a donné des premiers signes de faiblesse alors qu'il reste encore trois énormes étapes de montagne, à commencer par celle de mercredi passant par le redouté Mortirolo.

"J'ai beaucoup souffert. J'espère avoir de meilleurs jambes lors des prochains jours, mais aujourd'hui je n'ai pas de regrets", a expliqué le Mexicain qui n'avait pas perdu le sourire à l'arrivée.

"Je continue à y croire et je vais me battre jusqu'au bout", a-t-il insisté.

- L'Italie libérée -

Del Toro n'a pas pu suivre lorsque Carapaz, déchaîné alors qu'il était lui aussi tombé en début d'étape, a attaqué à sept kilomètres de l'arrivée.

"J'ai travaillé si dur pour ça, j'ai tout donné aujourd'hui", a expliqué "le Jaguar" équatorien, vainqueur du Giro en 2019 et qui en veut plus. "J'ai connu des soucis de santé et des chutes ces dernières années, ça me donne encore plus de force. Bien sûr que je vise la victoire".

L'étape est revenue à Scaroni, issu de l'échappée matinale, qui s'est imposé en franchissant la ligne main dans la main avec son compatriote et coéquipier à Astana, Lorenzo Fortunato.

C'est la première victoire italienne dans ce Giro, à la 16e étape, la plus longue attente de l'histoire de l'épreuve, à égalité avec 2017 lorsque Vicenzo Nibali avait libéré la nation.

"Je n'étais pas sûr qu'on allait y arriver car la fin était bien raide et mes jambes étaient mortes, a-t-il dit. On a convenu avec Lorenzo que les points pour le maillot de meilleur grimpeur étaient pour lui et la victoire pour moi."

L'étape, longtemps courue sur des routes détrempées, a aussi été marquée par la chute effrayante de l'Italien Alessio Martinelli, parti en glissade dans une descente avant de basculer dans un ravin.

Le coureur de Bardiani, qui avait le menton en sang, a été évacué en ambulance mais son équipe a donné des nouvelles rassurantes en fin d'après-midi.

T.Bennett--TNT

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