The National Times - Champions Cup: Capuozzo, état de grâce et "de plénitude"

Champions Cup: Capuozzo, état de grâce et "de plénitude"


Champions Cup: Capuozzo, état de grâce et "de plénitude"
Champions Cup: Capuozzo, état de grâce et "de plénitude" / Photo: © AFP/Archives

Etincelant avec le Stade Toulousain où il n'a jamais semblé aussi installé à 25 ans, et alors qu'il s'apprête à découvrir la paternité, Ange Capuozzo est "dans un état de plénitude" avant de se lancer dans les phases finales avec son club dimanche contre Sale.

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Avec l'annonce de l'arrivée prochaine de son premier enfant, un fils, le jeudi, et un match plein ponctué d'un triplé face à la Section paloise le samedi, le trois-quarts italien a vécu ce qu'il convient d'appeler une belle semaine de reprise après le Tournoi des six nations.

"Je suis dans un état de plénitude qui est franchement très, très bon", affirme-t-il à l'AFP, avant d'ajouter: "J'espère que ça va continuer comme ça, et honnêtement je vois pas pourquoi ça s'arrêterait".

L'Isérois sera titulaire sur l'aile droite dimanche contre les Anglais de Sale (16h00) dans un Stadium plein, lors des huitièmes de finale de Champions Cup. Il découvrira le parfum des phases finales, lui qui n'y a connu qu'une dizaine de minutes de temps de jeu, en finale du Top 14 l'an dernier.

- "Travail du temps" -

Cette saison, confronté à une forte concurrence (Lebel, Kinghorn, Mallia, Epée, Delibes, Bituniyata...), il est monté dans la hiérarchie toulousaine grâce à des prestations abouties en club, venues confirmer le statut de cadre déjà acquis avec la sélection italienne.

Une progression qu'il attribue au "travail du temps, qui fait que petit à petit, je m'épanouis de plus en plus à Toulouse".

"Je ne dis pas Stade Toulousain, je dis Toulouse exprès, dans le sens où, que ce soit au club ou en dehors, forcément le temps fait qu'on est mieux dans nos baskets", affirme Capuozzo, arrivé sur les bords de Garonne en 2022, après avoir découvert le monde professionnel avec Grenoble, en Pro D2.

Ce même "travail du temps a été nécessaire je pense, avec cette transition de la Pro D2 au niveau international et au Top 14 tout de suite".

Avec un gabarit de trois-quart à l'ancienne (1,77 m, 79 kg), il a dû apprendre à résister à l'impact, répéter les efforts, pour faire parler ses appuis de feu.

"Il y a le travail que j'ai effectué, que je continue d'effectuer, et puis il y a aussi l'habitude que le corps prend à encaisser certaines charges, et ça on a beau travailler, ça vient avec le temps", juge-t-il.

Après avoir figuré sur 11 feuilles de match lors de sa première saison dans la Ville Rose, puis 13 lors de la deuxième, les progrès sont bien visibles: il a déjà pris part à 19 rencontres cette année, et aborde le printemps dans la peau d'un titulaire en puissance, avec déjà 13 essais inscrits.

- Polyvalence -

Virevoltant sur le terrain, où il a inscrit les deux premiers triplés de sa carrière, contre Toulon en octobre, et donc contre Pau samedi, il dit également se sentir bien dans sa tête après avoir vécu "certaines passes plus difficiles".

"Quand un joueur est très performant il y a l'aspect entraînement, travail, sérieux, mais il y a aussi l'aspect extérieur et comment on arrive à être heureux et épanoui en dehors du rugby", estime-t-il auprès de l'AFP.

Avec le plein de sérénité, le moment est idéal pour lui d'agrandir sa palette au gré des circonstances, alors que le Stade Toulousain est privé jusqu'à l'automne de son demi de mêlée vedette Antoine Dupont, victime d'une rupture des ligaments croisés.

L'international italien a été testé au poste contre Pau samedi dernier après la sortie de Paul Graou, N.1 en l'absence de "Toto", et sa polyvalence pourrait bien être mise à contribution par le staff d'Ugo Mola.

"Franchement, je pense que c'est plutôt pas mal", jugeait l'entraîneur des trois-quarts Clément Poitrenaud après la victoire (55-10), affirmant qu'il reste "du travail sur des gestes propres au poste de demi de mêlée".

Capuozzo indique, lui, avoir "souvent été trimballé de 9 à 15" dans les catégories de jeunes: "Ce n'est pas un poste qui m'est étranger, au contraire je m'y sens bien, après aujourd'hui je m'épanouis énormément à l'aile", tempère-t-il.

C'est avec le N.14 qu'il débutera le match contre Sale dimanche. Mais sans demi de mêlée sur le banc, il pourrait bien être "trimballé" à nouveau vers la charnière.

H.Davies--TNT

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