The National Times - "On va faire grandir notre sport", savoure Johnson avant le Grand Slam Track

"On va faire grandir notre sport", savoure Johnson avant le Grand Slam Track


"On va faire grandir notre sport", savoure Johnson avant le Grand Slam Track
"On va faire grandir notre sport", savoure Johnson avant le Grand Slam Track / Photo: © AFP

"On va faire grandir notre sport": l'ex-star du sprint Michael Johnson a affiché son ambition avant le coup d'envoi à Kingston du circuit de meetings qu'il a créé, le "Grand Slam Track" déjà salué par les participants pour son souffle nouveau de professionnalisme.

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Quelque peu lassé par les questions logistiques et les interrogations qui entourent l'évènement pour sa grande première, de vendredi à dimanche, Johnson a donné dans un hôtel de la capitale jamaïcaine le top départ du Grand Slam Track, avec lequel il entend créer un rendez-vous régulier de compétition pure, sans chasse au record.

"On veut présenter les choses de façon moderne, désormais, il est l'heure de courir", s'est enthousiasmé le quadruple champion olympique sur 200 m et 400 m, âgé de 57 ans, à l'occasion d'une conférence de presse.

Soutenu par un financement de 30 millions de dollars qui lui permet d'en distribuer 12,6 millions lors des quatre meetings de cette saison inaugurale (Kingston puis Miami, Philadelphie et Los Angeles), Johnson promet notamment 100.000 dollars aux douze athlètes qui triompheront de leur groupe à l'issue de deux courses étalées sur trois jours.

Grand Slam Track a engagé 48 athlètes sous contrat pour ses quatre meetings, et en invitera 48 autres, les "challengers", à chaque fois, dans le but de professionnaliser le sport olympique N.1.

- "Du bon travail" -

"Ils créent une opportunité pour nous de devenir vraiment professionnels", apprécie la double championne olympique et recordwoman du monde américaine du 400 m haies Sydney McLaughlin-Levrone.

Deux fois vice-champion olympique du 200 m, Kenny Bednarek apprécie lui "l'atmosphère" et "l'opportunité que Michael Johnson nous offre de doubler (100 et 200 m par exemple pour les sprinters), tout en mettant plus en lumière notre personnalité, avec une meilleure exposition, c'est du bon travail".

Les athlètes, apprêtés avec soin, ont été introduits auprès des médias jeudi avec une entrée façon tapis rouge, et rejoints par quelques invités de luxe comme les anciens sprinters Justin Gatlin et Asafa Powell.

"Tout le monde veut du changement mais personne ne prend de risque, Michael Johnson nous donne lui l'opportunité de changer la trajectoire de notre sport. C'est nouveau, c'est frais, on en avait besoin", ajoute Bednarek.

"En athlétisme, des professionnels disputent des courses contre des universitaires. Grand Slam Track va aider à établir cette frontière, à faire comprendre que les universitaires le resteront jusqu'à ce qu'ils soient assez rapides pour être pro, comme dans n'importe quel autre sport."

- "Fidéliser les gens" -

La championne olympique du demi-tour de piste Gabby Thomas, qui fait partie des 32 médaillés des Jeux de Paris engagés à Kingston, majoritairement américains, a "hâte de voir ce que Grand Slam apporte".

"Le public adore l'athlétisme, surtout tous les quatre ans à l'occasion des Jeux olympiques. On essaie de trouver des solutions pour fidéliser les gens, les inciter à nous regarder", indique l'ambassadrice du meeting Athlos, une autre nouveauté, une compétition exclusivement féminine, lancée à New York l'été dernier.

"Il est important en tant qu'athlète de s'interroger sur l'héritage que nous voulons laisser. Je veux faire grandir l'athlétisme, je veux offrir plus d'opportunités aux jeunes générations, qu'ils puissent envisager l'athlétisme comme une possible carrière professionnelle. C'est le but de ce genre d'évènements", assure-t-elle.

Parmi les groupes de compétition les plus intrigants, le demi-fond masculin réunit le podium du 1.500 m de Paris (Cole Hocker, Josh Kerr et Yared Nuguse) ainsi que les deux premiers du 800 m, le Kényan Emmanuel Wanyonyi et le Canadien Marco Arop, qui s'affronteront donc sur un 1.500 m puis un 800 m, pour un résultat incertain.

"Les gens veulent voir les meilleurs et le fait de nous voir concourir sur des distances inhabituelles rajoute de l'intérêt", sourit Arop, avant d'en découdre pour la première dans le stade national de Kingston.

P.Jones--TNT

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