The National Times - En Grèce, emballage final dans la course à la présidence du CIO

En Grèce, emballage final dans la course à la présidence du CIO


En Grèce, emballage final dans la course à la présidence du CIO
En Grèce, emballage final dans la course à la présidence du CIO / Photo: © AFP

Après six mois de campagne, les sept candidats à la présidence du Comité international olympique (CIO) se sont efforcés mercredi en Grèce de rallier d'ultimes soutiens, à la veille d'un vote historiquement indécis.

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"A l'approche de la ligne d'arrivée, j'ai appris - et je ne suis pas un athlète d'élite - qu'il fallait accélérer et non freiner", image l'Espagnol Juan Antonio Samaranch Junior, "pleinement concentré" pour succéder à l'Allemand Thomas Bach.

Au milieu des oliviers de Costa Navarino, face à la mer Ionienne, le Catalan de 65 ans est considéré comme l'un des favoris du scrutin de jeudi, porté par les réseaux patiemment tissés dans l'institution présidée par son père entre 1980 et 2001.

Mais il lui faut affronter la légende britannique de l'athlétisme Sebastian Coe, toujours auréolé de la réussite des JO-2012 de Londres dont il était le patron, et l'ex-nageuse zimbabwéenne Kirsty Coventry, bénéficiaire supposée du soutien en coulisses de Thomas Bach.

Coe s'est d'ailleurs fendu d'une question sur l'héritage des JO-2024 de Paris au premier jour de la 144e session - lui qui, depuis son entrée au CIO en 2020, n'intervient jamais en séance -, pendant que Samaranch et Coventry le surplombaient depuis la tribune réservée aux 15 membres de la prestigieuse commission exécutive.

- "Des candidats très différents" -

Le Français David Lappartient, à la fois patron de l'Union cycliste internationale et du Comité olympique français (CNOSF), s'estime pour sa part "toujours dans la course", qui se dénouera jeudi à bulletins secrets à partir de 16h00 locales (GMT+2).

"Vous êtes un candidat, vous devriez vous lever", l'a d'ailleurs apostrophé en plaisantant Thomas Bach, après l'avoir remercié pour le travail mené par sa commission de l'esport - l'une de ses multiples casquettes -, qui a abouti à la désignation de l'Arabie saoudite comme hôte des premiers JO en 2027 des sports électroniques.

Pour le Breton de 51 ans, le combat électoral apparaît "plus ouvert que jamais, et personne ne peut prédire quel sera le résultat", surtout avec un système de tours successifs "où le report des voix est assez essentiel".

Avec un nombre de candidats inédit en 130 ans d'histoire du CIO, le scrutin - qui n'a encore jamais dépassé le deuxième tour - pourrait en compter jusqu'à six pour qu'un prétendant obtienne une majorité absolue.

"C'est vraiment un choix qui n'est pas facile, parce que (...) on a des candidats qui sont très différents, à la fois de par leur passé et aussi de par leur style", explique ainsi le sextuple champion olympique du biathlon Martin Fourcade, membre du CIO depuis 2022.

- Bach face aux crises -

Dans le luxueux complexe balnéaire, les appartés pour nouer des alliances ou convaincre les indécis ont un peu éclipsé la première journée de session, notamment consacrée à louer la réussite des Jeux de Paris, standing ovation à la clé.

"On ne s'y attendait pas, donc forcément ça fait très plaisir. Il y a une reconnaissance de la famille olympique sur le fait que cela a été un succès", s'est réjoui en zone mixte Tony Estanguet, le patron des JO-2024.

De son côté, Thomas Bach a souligné que les Jeux parisiens représentaient "le point culminant" de son "long voyage" à la tête du monde sportif, en voyant aboutir les réformes qu'il avait lancées dix ans plus tôt.

Parité de genre chez les athlètes, impact environnemental limité par l'emploi d'infrastructures existantes, concurrents venus du monde entier malgré les conflits en cours... La capitale française a condensé l'héritage que souhaite laisser l'Allemand de 71 ans, qui passera formellement la main le 23 juin.

Dressant le bilan de ses douze ans de présidence, il a également évoqué la succession de "crises sérieuses et parfois existentielles" pour l'olympisme, notamment la pandémie qui a entraîné le report d'un an des JO-2020 de Tokyo, et la tenue des JO-2022 de Pékin sous stricte bulle sanitaire.

"Dans de telles situations, je me suis senti aussi seul qu'on peut l'être. Aujourd'hui, je peux admettre à quel point cela m'a pesé", a confessé le Bavarois, avant de louer la "cohésion" du mouvement olympique.

S.Collins--TNT

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