The National Times - Ligue 1: Paris SG et Messi battus par Rennes et sifflés par le Parc

Ligue 1: Paris SG et Messi battus par Rennes et sifflés par le Parc


Ligue 1: Paris SG et Messi battus par Rennes et sifflés par le Parc
Ligue 1: Paris SG et Messi battus par Rennes et sifflés par le Parc / Photo: © AFP

La fin de saison va être longue au Paris Saint-Germain, battu dimanche sans réagir par Rennes (2-0) dans un Parc des Princes qui a sifflé Lionel Messi et attend sans joie un onzième titre en Ligue 1 qui pourtant lui tend les bras.

Taille du texte:

Le ressort est cassé. Même Kylian Mbappé, l'éternel recours, n'a pas pu sortir son équipe des mailles des Bretons, logiquement vainqueurs de ce match de la 28e journée sur des buts de Karl Toko-Ekambi (45) et Arnaud Kalimuendo (48), un joueur formé au PSG.

Avec encore neuf points d'avance sur Lens (2e) et dix sur Marseille (3e), qui joue en soirée (20h45) à Reims, l'équipe de Christophe Galtier ne devrait pas laisser échapper le titre, qui lui permettrait de doubler Saint-Étienne, dix fois champion.

Mais ce n'est plus la Ligue 1 qui fait vibrer le club de Qatar Sports Investments. La saison semble s'être finie à Munich il y a dix jours, où le PSG a mesuré la supériorité du Bayern (1-0/2-0), en huitièmes de finale de Ligue des champions.

L'an dernier aussi Paris s'était arrêté à ce stade en C1. La colère avait été plus bouillante, vu le scénario, l'équipe s'étant effondrée à Madrid après avoir dominé trois mi-temps sur quatre (1-0/1-3).

Au match suivant contre Bordeaux, gagné 3-0, Neymar et Lionel Messi avaient été copieusement sifflés par le Parc.

- Pas de bronca -

Pas de bronca comparable dimanche, les supporters semblant résignés. Mais l'Argentin a bien entendu quelques sifflets à l'annonce de la composition des équipes, où quand il a mal joué un bon ballon (45+2, 55).

Après cette nouvelle prestation sans relief du champion du monde, et la défiance du Parc, il devient plus difficile de le voir renouveler son contrat, qui se termine en juin.

Après cette nouvelle désillusion, le PSG doit peut-être penser à rebâtir son équipe autour de Kylian Mbappé, capitaine en l'absence de Marquinhos.

Mais comme à Munich, "Kyky" est resté impuissant. Steve Mandanda a gagné leur seul duel (40). Le gardien rennais a aussi sorti la meilleure frappe parisienne, signée - une fois n'est pas coutume - Marco Verratti (84).

Le président Nasser Al-Khelaïfi et son conseiller football Luis Campos, apparu consterné en tribunes après le deuxième but, ont du travail.

Les dirigeants parisiens peuvent méditer sur l'exemple d'Arnaud Kalimuendo, encore un ancien de la maison, buteur contre ses couleurs. Ils l'ont laissé partir cet été pour Rennes, après l'avoir prêté une saison à Lens, et ont préféré miser 35 millions d'euros sur Hugo Ekitike, auteur une nouvelle fois d'une entrée décevante.

- Kalimuendo, le coup de l'ex -

Certes, pour ce match Galtier a dû aligner une défense expérimentale.

Privé sur blessure de quatre centraux, Marquinhos, Sergio Ramos, Nordi Mukiele et bien sûr Presnel Kimpembe, l'entraîneur a persévéré dans sa charnière à trois avec un gamin à son poste et deux vieux briscards déplacés.

El Chadaille Bitshiabu (17 ans) a joué central gauche, Danilo Pereira, habitué à redescendre d'un cran, a tenu l'axe, et le latéral gauche Juan Bernat inaugurait un rôle de central droit.

L'arrière-garde parisienne s'est fendue sur une belle ouverture de Benjamin Bourigeaud, où Karl Toko Ekambi a échappé à Bernat et Danilo pour battre Gianluigi Donnarumma d'une frappe croisée juste avant la pause.

Et dès la reprise Kalimuendo a fait le coup de l'ex.

Avec ce succès de prestige, Rennes remonte à la 5e place devant Lille, à quatre longueurs de Monaco.

Après avoir pris un point seulement sur ses deux derniers matches, l'équipe de Bruno Genesio s'est bien relancée dans la course à l'Europe.

Rennes est décidément en réussite contre le PSG: c'est la quatrième victoire des Rouges et Noirs sur les sept derniers affrontements en L1 contre le club de la capitale.

A part un peu le cas Messi, les supporters n'ont pourtant pas lâché l'équipe pendant les 90 minutes, hormis une courte grève de cinq minutes au début de la seconde période, pour rappeler que sans eux il n'y a pas d'ambiance.

Même au coup de sifflet final, après une courte bronca, la tribune Auteuil a timidement applaudi ses joueurs, comme résignée à cette médiocrité...

F.Hughes--TNT

En vedette

Foot: Infantino propose des consultations pour réformer la gouvernance de la Fifa

Le président de la Fifa Gianni Infantino, candidat à sa propre succession mais empêtré dans une crise de gouvernance, a proposé lundi "une consultation" des fédérations afin de réformer le fonctionnement de l'instance, dans une lettre aux 211 fédérations membres, dont l'AFP a obtenu une copie.

Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté

L'exemple par le geste. Homme de peu de mots, Zinédine Zidane, nouveau sélectionneur de l'équipe de France, a dirigé lundi son premier entraînement au Centre national du football de Clairefontaine, avec hauteur et légèreté, tout en faisant admirer par moments une technique toujours intacte.

Equipe de France: premier entraînement sous les ordres de Zidane

avec son staffLe nouveau sélectionneur de l'équipe de France Zinédine Zidane a dirigé lundi son premier entraînement au Centre national du football de Clairefontaine (Yvelines) avec douze joueurs présents pour cette séance inaugurale, à quatre jours de son premier match à la tête des Bleus en Turquie en Ligue des nations.

Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard

Nicolas Batum, ancien capitaine de l'équipe de France qu'il a envoyée en finale olympique en 2021 d'un contre mémorable, a pris sa retraite lundi à 37 ans et après 18 saisons en NBA, où il a duré grâce à sa polyvalence, sa défense et son intelligence de jeu.

Taille du texte: