The National Times - Les Norvégiens suspendus aux nouvelles du roi Harald

Les Norvégiens suspendus aux nouvelles du roi Harald


Les Norvégiens suspendus aux nouvelles du roi Harald
Les Norvégiens suspendus aux nouvelles du roi Harald / Photo: © NTB/AFP/Archives

Des milliers de Norvégiens se sont rassemblés jeudi soir devant le palais royal d'Oslo pour témoigner leur soutien à leur souverain, Harald, 89 ans, dont l'état de santé s'est aggravé.

Taille du texte:

Le doyen des souverains en Europe est hospitalisé depuis le 17 août pour des complications liées à une maladie du sang et son état est désormais jugé "extrêmement grave", selon le Palais royal norvégien.

La reine Sonja et le couple princier, le prince héritier Haakon et son épouse Mette-Marit, ont annulé tous leurs engagements et ont passé la majeure partie de la journée aux côtés du roi à l'hôpital national d'Oslo.

Selon des images des médias norvégiens, presque toute la famille s'est relayée à son chevet, y compris le fils de Mette-Marit, Marius Borg Høiby, qui purge actuellement une peine de prison sous bracelet électronique. En fin de journée, la reine puis l'épouse du prince héritier ont quitté l'hôpital mais Haakon, 53 ans, qui assure la régence, n'a pas été vu partir.

Dès l'annonce de l'aggravation de l'état de santé du roi dans la matinée, de nombreuses personnes se sont rassemblées devant le palais, déposant des fleurs et des messages.

Dans la soirée, des milliers de personnes, parfois les larmes aux yeux, étaient encore présentes pour une veillée. Certaines ont allumé des bougies, d'autres ont entonné des chansons devant la résidence d'Harald V, sur le trône depuis 35 ans.

"C'est une figure fédératrice autour de laquelle tout le monde peut se rassembler dans les moments difficiles comme dans les bons moments", souligne Josefina Gyland, 32 ans, auprès de l'AFP. "C'est comme un grand‑père pour le pays."

"Il a prononcé quelques discours très populaires qui, à mon avis, ont contribué à rassembler la Norvège en tant que pays", renchérit Elly Ann Auby, une étudiante de 23 ans, venue déposer des fleurs avec sa mère.

- Serment à vie -

Le roi souffre d'une anémie hémolytique, maladie du sang qui se traduit par une destruction anormalement rapide des globules rouges.

Il recevait le week-end dernier des antibiotiques pour traiter son infection bactérienne dans le sang et y avait bien répondu, avait écrit le Palais dimanche.

"L'état de santé de Sa Majesté le Roi s'est détérioré (et) est extrêmement grave", a indiqué le Palais dans un bref communiqué jeudi matin. Peu avant 17H00 (15H00 GMT), il a précisé que l'état de santé du souverain n'avait pas évolué.

Monté sur le trône de Norvège en 1991, Harald V connaît depuis plusieurs années de multiples problèmes de santé, mais il a toujours exclu d'abdiquer, faisant valoir qu'il avait prêté un serment à vie devant le Parlement.

Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, qui annule un déplacement à Berlin, a adressé ses "pensées les plus chaleureuses au roi et au reste de la famille royale".

Les évêques norvégiens ont interrompu leur voyage à Rome, le président du Parlement son déplacement en Islande, pour rentrer en Norvège, ont rapporté les médias locaux.

"Jamais auparavant la Maison royale n'avait utilisé le terme +extrêmement grave+ pour décrire la santé du roi", a relevé la journaliste spécialisée Caroline Vagle, interrogée par l'AFP.

- Tourments -

Ces inquiétudes pour la santé du roi surviennent alors que la famille royale a été éclaboussée par plusieurs scandales ces derniers mois, notamment en lien avec la princesse Mette-Marit.

La publication fin janvier de documents aux Etats-Unis a mis en évidence sa correspondance soutenue et à la tonalité parfois intime avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014 alors que le financier américain avait déjà été condamné.

La princesse, qui souffre d'une maladie pulmonaire incurable et a subi une greffe des poumons en juin, a aussi dû faire face aux démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby.

Né d'une relation antérieure au mariage de Mette-Marit et Haakon en 2001, cet homme de 29 ans a été condamné en juin à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d'accusation dont des violences contre une ancienne compagne.

Ces affaires ont entaché l'image de la monarchie qui reste néanmoins populaire, notamment grâce à la figure rassembleuse du roi Harald.

C.Stevenson--TNT

En vedette

Le NHS teste des analyses sanguines pour dépister 13 cancers

Un vaste essai clinique piloté par le NHS en Angleterre vise à évaluer l'efficacité de tests sanguins capables d'identifier treize formes de cancer à un stade précoce. Cette étude, impliquant plus de 20 000 patients, cherche à déterminer si ces biomarqueurs peuvent améliorer les chances de survie et optimiser les referrals vers les spécialistes.

Sextorsion : les signes avant-coureurs et la réaction des parents face au chantage numérique

Le chantage sexuel en ligne, ou sextorsion, s'attaque à des adolescents de plus en plus jeunes via des profils fictifs sur les réseaux sociaux. Face à ce fléau numérique, l'anxiété et la honte poussent souvent les victimes au silence. Samuel Comblez, psychologue de l'association e-Enfance, décrypte le piège et explique comment réagir sans culpabiliser l'enfant.

Florent Pagny : son rituel pour surmonter la claustrophobie lors des examens médicaux

En rémission depuis plus de deux ans après son diagnostic de cancer du poumon, Florent Pagny affronte désormais les contrôles médicaux réguliers. Bien que la chanteur de 64 ans affirme aller bien, il doit composer avec une claustrophobie qui rend les IRM et scanners particulièrement anxiogènes. Dans le documentaire Cancer, la vie devant, il détaille les stratégies mises en place pour traverser ces épreuves.

Rapport du HCE : Les femmes plus touchées par la dépression en raison de pressions sociales

Selon un nouveau rapport du Haut Conseil à l'Égalité (HCE), les troubles dépressifs touchent significativement plus les femmes que les hommes en France. Avec 18,2 % des femmes concernées contre 12,8 % des hommes en 2024, le document attribue cet écart non seulement à des facteurs biologiques, mais surtout à un environnement socioculturel et économique défavorable aux femmes.

Taille du texte: