The National Times - Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale

Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale


Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale
Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale / Photo: © AFP

Macao, ancien territoire portugais rétrocédé à la Chine en 1999, devait tenir mercredi à huis clos le premier procès dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale, pour juger un ex-parlementaire prodémocratie accusé de "subversion".

Taille du texte:

La ville, située dans le sud de la Chine, à proximité de Hong Kong, dispose de son propre système juridique, largement fondé sur le droit portugais. Mais Macao a adopté une loi sur la sécurité nationale en 2009, élargissant ses pouvoirs en 2023 avec l'objectif affiché de prévenir les ingérences étrangères.

L'ex-député local Au Kam San a été en juillet 2025 la première personne arrêtée en vertu de cette loi élargie, les autorités l'accusant d'entretenir des liens avec des groupes étrangers mettant la Chine en danger.

La date de son procès était fixée au 16 septembre. Un reporter de l'AFP présent devant le tribunal mercredi a dû fournir ses coordonnées à la police, les autorités ne confirmant pas si l'audience avait commencé.

Elles avaient annoncé qu'il serait jugé en tant que "principal accusé" pour subversion, accusation pour laquelle il risque jusqu'à 25 ans de prison, et d'autres crimes.

Plusieurs fourgons sont arrivés au tribunal, mais il n'était pas possible de vérifier qui se trouvait à l'intérieur.

Le prévenu devait être défendu par un avocat désigné par le tribunal.

Depuis l'arrestation de M. Au, peu d'informations sur son affaire ont filtré. Sa famille a déclaré en cours d'année n'avoir pas pu entrer en contact avec lui depuis longtemps ni avec son avocat commis d'office.

Au Kam San, un ex-instituteur de 69 ans, a été l'un des députés prodémocratie ayant siégé le plus longtemps à Macao, avant de décider de ne pas se représenter en 2021.

Les accusations des procureurs semblent découler des "activités politiques pacifiques de M. Au, de sa foi en la démocratie et de ses rencontres régulières avec la Délégation de l'Union européenne auprès de Hong Kong et Macao", avait indiqué son groupe de défense mené par Michael Polak, un avocat londonien.

- "Erosion du pluralisme politique" -

M. Au avait également été l'un des organisateurs des veillées annuelles à Macao destinées à commémorer les victimes de la répression de la place Tiananmen en 1989.

Macao et Hong Kong ont longtemps été les seuls endroits en Chine où de telles commémorations publiques pouvaient avoir lieu.

L'Union européenne a condamné l'arrestation de M. Au, estimant qu'elle ne faisait qu'accroître les inquiétudes concernant "l'érosion du pluralisme politique" sur le territoire.

L'année dernière, les autorités avaient également saisi, au domicile de l'ex-député, des ouvrages prodémocratie et du matériel relatif à la répression de Tiananmen, selon le groupe de défense mené par l'avocat londonien.

Son procès à huis clos envoie un message glaçant à la ville, les autorités tentant de "réduire l'ensemble de l'espace civique à son strict minimum", a estimé Eilo Yu, politologue macanais.

Des habitants ont fait part à l'AFP de pessimisme.

"J'aimerais bien sûr que l'information puisse être aussi ouverte et transparente que possible", a avancé Joe Che, un travailleur indépendant de 47 ans. "Un huis clos n'est jamais idéal, car les citoyens se retrouvent en réalité dans l'ignorance par rapport à ce qui se passe".

Bell, qui n'a pas souhaité donner son vrai nom, a confié que la ville était "désormais confrontée à un cadre d'une telle pression qu'il est difficile de s'exprimer. Pénaliser la liberté d'expression... c'est une voie à sens unique vers la ruine".

N.Taylor--TNT

En vedette

Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto

Il en faut plus pour abattre Donald Trump… Du moins en apparence. « Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats », a déclaré le président américain au New York Times mercredi 4 novembre, après les premiers résultats des élections de mi-mandat qui donnent le parti républicain largement battu.

Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire

La pression s’accroît sur Edouard Philippe en vue d’une primaire de la droite et du centre. Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, a estimé mardi 3 novembre sur BFMTV qu’un vote de départage serait nécessaire avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Quotidien : Salhia Brakhlia critique Maud Bregeon et Édouard Philippe sur la présidentielle

À quelques mois de la présidentielle, Salhia Brakhlia a décidé de passer au crible une petite phrase d’Édouard Philippe. Dans Quotidien, lundi 2 novembre 2026, la journaliste est revenue sur les propos tenus par l’ancien Premier ministre au 20 Heures de TF1 à propos des pillages du 17 octobre.

Californie : Proposition 40, une taxe historique sur les milliardaires

Les électeurs californiens sont appelés aux urnes le 3 novembre pour des élections de mi-mandat marquées par la proposition 40. Ce référendum vise à instaurer une taxe unique de 5 % sur les fortunes dépassant un milliard de dollars, générant potentiellement 100 milliards de dollars pour financer les soins de santé.

Taille du texte: