The National Times - Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences

Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences


Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences
Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences / Photo: © AFP/Archives

Contraint de composer avec une UniCredit désormais en position de prendre le contrôle de Commerzbank, Berlin a demandé lundi au patron de la banque italienne, Andrea Orcel, de mener les prochaines négociations "avec responsabilité" et de préserver le rôle de la deuxième banque privée allemande dans l'économie du pays.

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"J'ai clairement indiqué à M. Orcel que les prochaines négociations devaient être menées avec responsabilité", a déclaré le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, dans un communiqué publié à l'issue d'un entretien en tête-à-tête à Berlin.

Berlin avait longtemps dénoncé l'approche d'UniCredit, jugée agressive, après l'entrée surprise du groupe italien au capital de la banque allemande en septembre 2024.

Mais le gouvernement allemand a constaté un changement de situation ces derniers mois.

La banque italienne est aujourd'hui en position de prendre le contrôle de Commerzbank après avoir porté sa participation à près de 50%.

Dans ce contexte nouveau, "nous gardons à l'esprit les intérêts des plus de 40.000 salariés de Commerzbank et sommes à leurs côtés dans cette période d'incertitude", a ajouté M.Klingbeil.

Berlin estime conserver un moyen de pression grâce aux deux sièges dont l'État dispose au conseil de surveillance de la banque, en vertu des accords datant de son sauvetage pendant la crise financière de 2008.

L'État fédéral, en tant qu'actionnaire de Commerzbank, doit continuer à disposer de ces deux représentants, selon le ministère des Finances.

UniCredit devra aussi mener le dialogue avec les représentants des salariés allemands particulièrement hostiles au projet italien.

Autre attente du ministre : Commerzbank doit demeurer "une société anonyme cotée en Bourse ayant son siège à Francfort" et poursuivre "son activité solide auprès des PME, en Allemagne comme à l'international".

Reste la question de la participation de 12% conservée par l'État fédéral, que le ministre n'a pas évoquée.

Pour l'heure, Berlin semble concentrer ses efforts sur l'obtention de garanties avant un rapprochement qui paraît inévitable.

Le dirigeant d'UniCredit a été reçu à un moment où les discussions ont commencé entre les états-majors des deux établissements.

Plus tôt en septembre, la patronne de Commerzbank, Bettina Orlopp, avait appelé à ne pas "faire capoter" les discussions qui démarrent avec UniCredit, actant la nouvelle donne de la prise de contrôle hostile de la banque allemande par son rival italien.

A.M.James--TNT

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