The National Times - En Irlande, Trump s'écarte un instant du golf pour critiquer Zelensky

En Irlande, Trump s'écarte un instant du golf pour critiquer Zelensky


En Irlande, Trump s'écarte un instant du golf pour critiquer Zelensky
En Irlande, Trump s'écarte un instant du golf pour critiquer Zelensky / Photo: © AFP

Donald Trump, jonglant comme à son habitude entre ses responsabilités de président et ses intérêts privés, s'en est pris à Volodymyr Zelensky depuis son golf irlandais de Doonbeg, où se déroule l'Open d'Irlande.

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Le président américain a profité d'un rapide échange avec la presse en bord de parcours pour accuser son homologue ukrainien de faire grimper le prix du diesel, qui bat tous les records aux Etats-Unis.

"M. Zelensky n'a qu'une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu'il s'en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu'il provoque une pénurie de diesel", a déclaré le dirigeant républicain d'un ton sec, au deuxième jour de son séjour en Irlande, qu'il passe à Doonbeg, sur la côte ouest du pays.

Donald Trump entretient une relation compliquée avec Volodymyr Zelensky, auquel il tente d'imputer la responsabilité de la flambée du prix du diesel, alimentée aussi par le conflit qu'il a déclenché contre l'Iran.

La flambée des prix du carburant aux

Etats-Unis alimente le ressentiment des électeurs contre le président et contre le parti républicain, qui redoute de perdre le contrôle du Congrès lors des élections législatives de mi-mandat, en novembre.

Donald Trump a aussi doublé la mise après avoir provoqué une commotion à Londres et à Dublin samedi en se disant soudainement favorable à l'unification entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, un sujet très sensible.

- Unité irlandaise -

Londres estime qu'un référendum sur le sujet n'est pas d'actualité, faute d'adhésion populaire en Irlande du Nord à un tel projet.

Une telle union serait "naturelle", a dit le président américain dimanche, justifiant sa prise de position par ses investissements privés en Irlande.

"Je suis quelqu'un qui possède une propriété fantastique ici, c'est un des meilleurs parcours de golf au monde", s'est-il vanté, ajoutant: "J'ai toujours aimé les Irlandais."

Il quittera Doonbeg dimanche soir, probablement après avoir remis le trophée au vainqueur du tournoi.

Des routes autour de cette bourgade d'un peu moins de 800 habitants étaient fermées dimanche, et les forces de l'ordre y étaient omniprésentes, contrôlant étroitement les accès, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Comme souvent, Donald Trump, qui a aussi fait dimanche des commentaires remarqués sur l'intelligence artificielle ou sur le conflit au Moyen-Orient, a mêlé gouvernement et affaires familiales.

Le milliardaire de 80 ans est en Irlande avec ses deux fils, Eric et Don Jr, qui gèrent sa holding familiale depuis son retour à la Maison Blanche, en particulier plusieurs luxueuses propriétés de golf dans le monde.

Quelque 40.000 personnes étaient attendues autour du parcours serpentant entre les dunes, autour duquel un impressionnant dispositif de sécurité a été mis en place.

- Conflit d'intérêts -

Le président américain joue lui-même au golf quasiment tous les week-ends dans l'une des propriétés de sa famille, près de Washington, non loin de New York ou encore en Floride.

C'est d'ailleurs dans son club proche de Miami que le président américain accueillera en décembre le sommet annuel du G20.

Ce mélange des genres entre gouvernement et business fait crier l'opposition démocrate au conflit d'intérêts permanent, ce que le principal intéressé conteste.

Selon des déclarations financières légales, Donald Trump a engrangé plus de 2 milliards de dollars de revenus en 2025, l'année de son retour au pouvoir, contre un peu plus de 600 millions de dollars en 2024.

Il est critiqué pour avoir accepté un avion offert par le Qatar, dans lequel il a voyagé pour venir en Irlande, pour des gains dans les cryptomonnaies, pour des transactions en Bourse, pour l'attribution de grâces à des donateurs et pour avoir monétisé son réseau Truth Social, entre autres.

"Depuis la guerre de Sécession (1861-1865), nous n'avons pas eu de président aux Etats-Unis dont les activités économiques présentent un conflit d'intérêt" de cette nature, explique à l'AFP Richard Painter, professeur de droit à l'université du Minnesota.

A.Wood--TNT

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