The National Times - Espace: "L'Europe ne peut pas rester au bord du chemin" (Pesquet et Prost)

Espace: "L'Europe ne peut pas rester au bord du chemin" (Pesquet et Prost)


Espace: "L'Europe ne peut pas rester au bord du chemin" (Pesquet et Prost)
Espace: "L'Europe ne peut pas rester au bord du chemin" (Pesquet et Prost) / Photo: © AFP

Vols habités, émergence d'acteurs privés... Pour défendre ses valeurs, l'Europe "ne peut pas rester au bord du chemin", estiment auprès de l'AFP les astronautes français Thomas Pesquet et Arnaud Prost, en ouverture mercredi du sommet spatial à Paris.

Taille du texte:

La question du multilatéralisme est au coeur des discussions qui se tiennent jusqu'à jeudi sous la verrière du Grand Palais, alors que l'Europe de l'espace doit trouver sa place entre les géants chinois et américains.

Pour Thomas Pesquet, envoyé spécial de ce rendez-vous international inédit, "ce qui se dit ici, dans les couloirs du sommet, c'est qu'il faut toujours transformer les challenges en opportunités".

"On ne peut pas rester au bord du chemin (en Europe, ndlr), on a tous les atouts pour réussir dans le spatial, on est leader en technologie, on a les universités, les labos, les entreprises, les agence spatiales, il faut prendre les choses en main", juge l'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA).

La question de l'autonomie européenne en matière de vols habités - domaine dans lequel le Vieux continent s'est toujours appuyé sur les Etats-Unis - doit notamment être abordée par le directeur général de l’ESA devant les ministres en charge de l'Espace.

"On a eu une ambition dans les années 90 qui pour plein de raisons géopolitiques, financières, techniques... n'est pas allée au bout", rappelle M. Pesquet, qui estime que le désengagement américain actuel est "peut-être l'occasion de reprendre la copie".

"Ce serait quand même assez beau de pouvoir partir en tant qu'Européen dans l'espace, avec un véhicule européen, un équipage européen", estime-t-il.

"On considère souvent l'espace comme un bien commun en Europe, ce n'est pas la même chose partout, on aimerait bien porter ces valeurs-là un peu plus haut", ajoute l'astronaute, qui s'envolera pour la troisième fois vers la Station spatiale internationale (ISS) en 2027 dans le cadre d'une mission de 15 jours.

Annoncée en juin, cette mission s'inscrit pour la première fois dans le cadre d'un accord signé entre la France et l'entreprise spatiale américaine Vast, qui développe un module orbital privé.

Selon cet accord, l'astronaute de réserve de l'ESA Arnaud Prost, fera lui partie de l'équipage de la mission inaugurale de cette station privée.

- Post-ISS -

Avec le désorbitage de l'ISS, programmé pour le début des années 2030, doit en effet s'ouvrir une nouvelle ère de vol habités et de stations spatiales opérés par des acteurs privés.

"Ca ne veut pas dire qu'on travaille pour le secteur privé, c'est plutôt le secteur privé qui travaille pour nous, de la même manière que dans la défense, l'Etat passe des contrats, et les industriels construisent des choses, ou parfois même les opèrent, pour atteindre les buts du gouvernement, de la France et de l'Europe", souligne M. Pesquet.

Ainsi, sa mission de 15 jours dans l'ISS aura "un coût réduit par rapport à une mission plus longue", tout en "maximisant le retour scientifique" car la France, qui a acquis la mission, pourra décider de 100% du temps de l'astronaute à bord, a-t-il détaillé.

"On ne poursuit pas des objectifs commerciaux, on ne poursuit pas des objectifs privés, on se sert de cet outil. Mais l'objectif qu'on poursuit en tant qu'astronaute des agences, soit l'ESA, le CNES (l'agence spatiale française, ndlr), c'est toujours de servir la science", martèle M. Prost, évoquant un "moment de bascule" pour porter les "valeurs d'exploration européenne".

"Il faut être présent. Si on n'a pas de capacités, personne ne nous écoutera. C'est très important de prendre notre place sans fanfaronner, mais en ayant conscience de nos forces aussi", souligne-t-il.

"Si on ne prend pas cette place, personne ne nous la laissera", avertit-il.

T.Bennett--TNT

En vedette

Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE

С 1 ноября 2026 года румынский предприниматель Александру Николае Боди, 41 год, возглавляет восточноевропейское направление подразделения «International Operations & Global Banking Strategy» в SCANDIC FINANCE GROUP. В его подчинении 384 сотрудника. Боди также координирует проекты в сфере недвижимости в Федеративной Республике Германия.

Tucker Carlson : l'ex-moderateur Fox News craint un coup d'État nucléaire américain contre l'Iran

L'ancien présentateur de Fox News Tucker Carlson a lancé une alerte non étayée sur X, affirmant que l'administration Trump serait sur le point de lancer une frappe nucléaire contre l'Iran sous la pression d'Israël. Cette rumeur, largement débattue dans les cercles conservateurs américains, est démentie par les déclarations officielles de Donald Trump et le silence des experts.

Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1

L’échange a brusquement changé de ton au 20 Heures de TF1. Mardi 3 novembre 2026, Jordan Bardella était venu défendre ses positions et évoquer son nouveau livre, Gouverner.

Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto

Il en faut plus pour abattre Donald Trump… Du moins en apparence. « Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats », a déclaré le président américain au New York Times mercredi 4 novembre, après les premiers résultats des élections de mi-mandat qui donnent le parti républicain largement battu.

Taille du texte: