The National Times - Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire

Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire


Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire
Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire / Photo: © AFP/Archives

Donald Trump a affirmé que l'Iran s'était engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire, un des points de friction dans les négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin à leur guerre.

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Alors que les deux pays semblaient, ces derniers jours, se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version du texte à Téhéran.

Le média américain n'a pas été en mesure de détailler les changements apportés par le président. Mais selon le site Axios, M. Trump souhaite plus de fermeté dans la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

Dans une interview avec sa belle-file Lara Trump, enregistrée plus tôt cette semaine et diffusée samedi sur Fox News, le président a affirmé avoir reçu la garantie que Téhéran ne se doterait pas de l'arme atomique, que ce soit en la fabriquant ou en l'achetant.

"Ils avaient d'abord dit +nous ne développerons pas d'arme nucléaire+. J'ai dit +bon, que se passerait-il si vous achetiez une arme nucléaire?+. Maintenant, ils disent +nous ne développerons pas, et n'achèterons d'aucune manière une arme", a-t-il poursuivi.

- Trump "pas pressé" -

"Je ne suis pas pressé", a affirmé le milliardaire républicain. "Lentement mais sûrement, je crois que nous obtenons ce que nous voulons. Et si nous n'obtenons pas ce que nous voulons, les choses finiront autrement", a-t-il ajouté.

Samedi, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, avait affirmé que les Etats-Unis étaient "plus que capables" de repartir en guerre contre l'Iran en cas d'échec des pourparlers.

La question nucléaire est l'un des principaux points de friction entre les Etats-Unis et l'Iran dans ces négociations pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Les Etats-Unis et Israël accusent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce qu'il réfute. L'Iran insiste jusqu'à présent pour aborder le dossier nucléaire ultérieurement, après la signature du protocole d'accord actuellement en discussion.

La guerre a fait des milliers de morts, et ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

L'autre grand point de litige est le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, quasiment verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre. Les Etats-Unis imposent pour leur part un blocus des ports iraniens.

Washington a affirmé son opposition au maintien d'un contrôle iranien sur ce passage maritime.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a affirmé samedi avoir mis à l'arrêt un cargo naviguant sous pavillon gambien et tentant de rejoindre un port iranien, à l'aide d'un missile tiré sur sa salle des machines.

Et selon des contacts de marins iraniens cités par l'agence de presse Tasnim, les Etats-Unis continuent d'empêcher les navires commerciaux iraniens de circuler.

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé dimanche avoir abattu un drone américain MQ1 qui s'apprêtait, selon eux, à pénétrer dans les eaux territoriales iraniennes pour y mener des "opérations hostiles". L'armée américaine n'a pas réagi dans un premier temps.

Parmi ses demandes à Washington, Téhéran demande le déblocage de milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés par les Etats-Unis.

La télévision iranienne d'Etat a affirmé samedi, en invoquant une transcription non officielle du texte, que le protocole d'accord discuté prévoit le déblocage sous 60 jours de 12 milliards de dollars

L'Iran réclame aussi la fin des combats au Liban où s'affrontent depuis le 2 mars son allié, le Hezbollah, et Israël, malgré une trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

burx-roc/ega

A.Parker--TNT

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