The National Times - La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant

La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant


La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant
La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant / Photo: © AFP

Les 25 artistes qualifiés pour la finale l'Eurovision ont offert samedi soir un spectacle de plus de deux heures dans un déluge pyrotechnique festif, et attendent désormais le résultat du vote des jurés et du public.

Taille du texte:

Le show a démarré sur une note de Mozart à 21H00(19H00 GMT) pour cette 70e édition du plus grand télécrochet du monde, marquée par le boycott de cinq pays contre la présence d'Israël.

Archi-favori, le duo composé de la violoniste à la renommée internationale Linda Lampenius et du chanteur Pete Parkkonen qui représente la Finlande a embrasé l'immense scène circulaire de la Stadthalle de Vienne devant plus de 11.000 spectateurs.

"Ca va se jouer entre la Finlande et l'Australie", prognostique Fabien Randanne, journaliste à 20 Minutes et spécialiste du concours, alors que le décompte des votes des jurys nationaux et du public a démarré.

La violoniste finnoise de 56 ans a tenu la dragée haute à son partenaire de 36 ans, Pete Parkkonen sur le titre "Liekinheitin" ("lance-flammes").

Sa personnalité affirmée séduit Victoria Lapeho, 31 ans, venue du Belarus et dont c'est le premier Eurovision "en direct".

Pour elle, le voyage valait le coup. "Il y avait tellement d'événements. C’était difficile d’être partout à la fois".

- "Ma reine" -

La star australienne aux neuf millions d'albums vendus, Delta Goodrem, 41 ans, s'est hissée au deuxième rang des favoris selon les bookmakers, avec "Eclipse", une ballade sur la magie de l'amour qui exalte sa voix puissante.

"Delta, c'est ma reine", s'enthousiasme Jeremy, 45 ans, un enseignant originaire du Royaume-Uni. "Je suis fan d'elle depuis 23 ans", dit-il à l'AFP.

La presse comme le public ont placé l'Australienne en première position de leurs votes après la répétition générale de vendredi soir.

De quoi faire espérer une première victoire à son pays, invité depuis 2015 à participer à l'Eurovision.

Sa progression dans les pronostics s'est faite au détriment des chanteurs de la Grèce, d'Israël et du Danemark, donnés maintenant respectivement troisième, cinquième et septième, mais qui ont été très applaudis aussi.

La Bulgare Dara, avec "Bangaranga", un hymne à la fête et à l'émancipation, dont le titre en patois jamaïcain signifie rébellion, a fait danser toute la salle.

La Roumaine Alexandra Capitanescu, 22 ans, a aussi attiré l'attention grâce à une présence scénique électrisante sur le titre très heavy rock "Choke me".

La France reste bien placée avec Monroe, 17 ans et "Regarde!", une chanson mêlant pop et opéra. Sa voix a impressionné les fans.

L'animateur Stéphane Bern, qui commente l'édition pour France Télévisions, se dit "très confiant".

"C'est une proposition audacieuse, avec la plus jeune candidate qui a une voix extraordinaire", a-t-il glissé à l'AFP avant de rejoindre sa cabine aux côté des autres délégations.

Habitué du concours, il trouve l'ambiance excellente.

"La musique unit les coeurs. Et les gens dans la salle se moquent des considérations politiques, ils ont envie de fêter l'Europe à travers la musique", dit-il.

Sébastien Dias-das-Almas, journaliste français qui couvre l'Eurovision depuis 2011, ne veut pas se risquer à un pronostic mais estime que le candidat "italien peut faire la surprise", avec son titre "Per sempre si" qui célèbre l'amour éternel.

Sal Da Vinci, 57 ans, une figure de la scène italienne, "peut plaire au public traditionnel, qui ne suit le concours qu'à la télévision, le soir de l'événement", selon lui.

- "Au sommet" -

Même si 16 chansons ont été interprétées en anglais, des paroles dans 25 langues et dialectes ont été chantées.

L'an dernier, quelque 166 millions de téléspectateurs avaient suivi le concours, organisé par la Suisse.

L'Autriche espère faire aussi bien malgré le boycott de cinq pays, l'Espagne, l'Irlande, les Pays-Bas, la Slovénie et l'Islande, en raison de la présence d'Israël, pays auquel ils reprochent la manière dont il a mené la guerre dans la bande de Gaza.

Au moment où une grande partie de l'Europe était devant son écran pour assister au spectacle, la télévision espagnole RTVE a d'ailleurs passé un bandeau noir avec le message suivant: "L'Eurovision est un concours, mais pas les droits humains. Pas d'indifférence. Paix et justice pour la Palestine."

Plusieurs centaines de personnes scandant "Free Palestine" ont aussi manifesté samedi à Vienne, avec une forte présence policière.

"Je trouve déplorable qu'on offre une tribune à un génocide", a déclaré à l’AFP Juli Pfefferkorn, une étudiante de 17 ans venue de l'autre bout de l'Autriche pour marquer sa désapprobation.

E.Cox--TNT

En vedette

La finale de l'Eurovision s'ouvre pour un show suivi dans le monde entier

La finale de l'Eurovision a débuté samedi soir à Vienne en Autriche, avec un duo finlandais enflammé et une diva australienne parmi les favoris de cette 70e édition, marquée par l'absence de cinq pays qui dénoncent la participation d'Israël.

Wes Streeting, ambitieux quadragénaire à la droite du Labour qui veut détrôner Starmer

Le suspense durait depuis des semaines: l'ex-ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, ambitieux quadragénaire issu de l'aile droite du Labour, est devenu samedi le premier des concurrents potentiels du Premier ministre, Keir Starmer, à déclarer ouvertement son intention de le remplacer.

"On devrait manifester comme les Français", dit l'Américain Woody Harrelson à l'AFP

La star américaine Woody Harrelson estime que les Américains devraient "manifester comme les Français" afin de ne pas laisser leur gouvernement "faire ce qu'il veut", dans une déclaration à l'AFP samedi à Cannes où il est à l'affiche de "Full Phil" de Quentin Dupieux.

Des dizaines de milliers de personnes à Londres pour une marche d'extrême droite et une contre-manifestation

Des dizaines de milliers de manifestants, sympathisants du militant anti-immigration et anti-islam Tommy Robinson d'un côté, propalestiniens et militants antiracistes de l'autre, se sont rassemblés samedi dans le centre de Londres, encadrés par une opération de police d'envergure exceptionnelle.

Taille du texte: