The National Times - Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel

Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel


Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel
Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel / Photo: © AFP/Archives

Le coût des nouvelles aides sur le carburant et du prolongement de certaines mesures de soutien coûtera 180 millions d'euros en mai, après 150 millions d'euros en avril, a indiqué mercredi le ministre des Comptes publics, David Amiel.

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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé mardi une nouvelle aide destinée à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et un soutien accru aux pêcheurs et agriculteurs face à la flambée persistante des prix des carburants en raison de la guerre au Moyen-Orient.

L'exécutif a également prolongé les aides sur les carburants, en les élargissant à des secteurs d'activité comme le bâtiment et les taxis et VTC.

Le coût de ces aides au mois d'avril atteint 150 millions d'euros, et 180 millions d'euros pour le mois de mai, a détaillé David Amiel à l'issue du conseil des ministres mercredi.

Le dispositif "grands rouleurs" consistera en une réduction moyenne de 20 centimes d'euro par litre, à destination de trois millions de "travailleurs modestes", avait précisé Sébastien Lecornu.

Pour être éligibles, ils devront faire partie de la moitié des Français les moins aisés, et habiter à au moins 15 kilomètres de leur lieu de travail, ou parcourir 8.000 kilomètres par an.

Le coût de la guerre au Moyen-Orient est estimé à 6 milliards d'euros par le gouvernement à date, a rappelé David Amiel, dont une grande partie (3,6 milliards d'euros) est liée à la hausse de la charge de la dette.

La ministre de l'Agriculture a rappelé mercredi aux agriculteurs le coût des aides pour leur secteur, lors d'une table ronde sur l'agriculture tenue à Montluçon en marge d'un conseil des ministres délocalisé.

"Vous connaissez la situation budgétaire de notre pays.(…) Donc il faut choisir ses combats. Il y a la question du GNR (gazole non routier). Depuis le début de la crise (au Moyen Orient), on y met 90 millions, que je vais devoir prendre sur mon budget. Je m'arrache les cheveux, où vais-je le prendre? Ce n’est pas de l'argent en plus," a déclaré Annie Genevard.

"Prenez la mesure de l'effort qu'il y a eu (mardi): 15 centimes (par litre de GNR). Vous vouliez 30, (mais) 15 centimes c'est 53 millions d’euros sur le seul mois de mai, c'est ça la réalité. Et depuis le début de la crise, c'est 90 millions, c'est considérable. Donc (…) on fait notre possible et de notre mieux", a-t-elle dit.

Depuis la flambée des prix des carburants, la ministre relève régulièrement que le GNR utilisé par les agriculteurs pour leurs tracteurs bénéficie d'un soutien fiscal d'1,3 milliard d'euros par an. "La France compense intégralement les droits d'accise sur le GNR. Il y a peu de pays qui le font", a-t-elle dit mercredi.

F.Harris--TNT

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