The National Times - Trump accuse l'Iran de violations à la veille de l'expiration du cessez-le-feu

Trump accuse l'Iran de violations à la veille de l'expiration du cessez-le-feu


Trump accuse l'Iran de violations à la veille de l'expiration du cessez-le-feu

Donald Trump a accusé mardi l'Iran de nombreuses violations du cessez-le feu, tout en se disant persuadé que Washington obtiendrait "un super accord", à la veille de l'expiration de la trêve et sans signe de reprise ded discussions à Islamabad.

Taille du texte:

"L'Iran a violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises!", a écrit le président américain dans un message lapidaire sur son réseau Truth Social, sans plus de détails.

Il a ensuite affirmé que les Etats-Unis étaient dans une "position très forte" pour négocier. "Je pense que l'on va finir avec un super accord. Je pense qu'ils n'ont pas le choix", a déclaré le président américain lors d'une interview à la chaîne CNBC.

Washington et Téhéran sont censés reprendre au Pakistan des pourparlers mais les deux parties n'ont pas annoncé officiellement avoir envoyé leurs délégations.

Aucune confirmation n'a été obtenue côté américain sur le départ du vice-président JD Vance, qui avait déjà participé aux premiers pourparlers le 11 avril. Et la télévision d'Etat iranienne de son côté a indiqué qu'"aucune délégation" n'était encore partie, précisant que Téhéran attendait un "changement de comportement" des Etats-Unis.

A Islamabad, tout est pourtant prêt pour accueillir les équipes de négociateurs. Des policiers lourdement armés et des soldats sécurisent le quartier gouvernemental où sont censées se tenir les discussions, et l'hôtel Serena, où s'était tenue la première session, a été vidé de ses clients ces derniers jours.

Le reste de la capitale pakistanaise fonctionne au ralenti, commerces, bureaux et écoles fermés, tandis que les camions ont interdiction d'entrer dans la ville.

Les pourparlers visent à trouver un accord durable pour mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale, alors que la trêve entrée en vigueur le 8 avril expire "mercredi soir, heure américaine", selon Donald Trump.

- Déclarations contradictoires -

Le président américain, qui multiplie les ultimatums et déclarations contradictoires depuis le début de la guerre, a jugé lundi soir une extension du cessez-le-feu "très improbable".

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites avant le terme, "beaucoup de bombes exploseront", a-t-il encore averti, alors que Washington réclame notamment une réouverture du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Donald Trump a réaffirmé qu'il comptait maintenir le blocus sur les ports iraniens "tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+" avec Téhéran, affirmant que l'Iran perdait "500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme".

Les Etats-Unis ont d'ailleurs annoncé mardi avoir intercepté et inspecté "sans incident" un pétrolier iranien sous sanction, dans une zone non précisée.

Revenant sur le nucléaire, dossier déclencheur du conflit, M. Trump a reconnu que déterrer le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran serait un "processus long et difficile". Il avait assuré auparavant que l'Iran avait accepté de remettre ses stocks, ce qu'a démenti Téhéran, qui nie vouloir se doter de l'arme atomique et défend son droit au nucléaire civil.

"Nous n'acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le terrain", a souligné pour sa part le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf.

"L'impasse actuelle entre les Etats-Unis et l'Iran n'est plus un affrontement de capacités, mais plutôt une lutte d'endurance politique et de leviers de négociation", estime le CSIS (Center for strategic and international studies) dans une note.

- Savourer la trêve -

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi après plusieurs semaines, la vie a repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

Mobina Rasoulian, une étudiante de 19 ans, a savouré au maximum le répit apporté par la trêve. "Je suis sortie sans me stresser, je me suis baladée, je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là", raconte la jeune femme, rencontrée par l'AFP dans une rue de la capitale.

Mais pour Saghar, 39 ans, interrogée par une équipe basée à Paris, "il n'y a pas de lumière au bout du tunnel". "La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient".

Un homme condamné pour l'incendie d'une mosquée au cours des manifestations en décembre et janvier, et accusé de collaboration avec les Etats-Unis et Israël, a été pendu mardi matin, selon le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.

- Discussions Israël-Liban -

Sur l'autre front de la guerre qui a embrasé le Moyen-Orient, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban auront lieu jeudi à Washington, a annoncé la diplomatie américaine. Comme les premières du 14 avril, elles se tiendront au niveau des ambassadeurs.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

Israël entend désarmer le Hezbollah par des moyens "militaires et diplomatiques", a affirmé mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.

Selon un nouveau bilan officiel, 2.387 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

burs-cf/anb

T.Allen--TNT

En vedette

Expulsion de deux agents nigériens par la France: Niamey dénonce "un acte d'ingratitude grave"

Le gouvernement du Niger, pays dirigé par un régime militaire hostile à la France, a qualifié mardi l'expulsion de deux agents nigériens par Paris en septembre "d'acte d'ingratitude grave et inacceptable".

Budget 2027 : le débat s'ouvre dans l'hémicycle, la dette et la présidentielle dans les esprits

Le gouvernement a ouvert mardi soir les débats sur le budget de l'Etat pour 2027, martelant son objectif d'un déficit à 5% du PIB l'an prochain, condition préalable selon lui à tout "compromis" avec les oppositions très critiques de la copie gouvernementale.

Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert

En entraînant indirectement la destruction de produits frais, la cyberattaque inédite qui a visé lundi les installations frigorifiques de nombreux supermarchés met en lumière la "vulnérabilité" de l'approvisionnement alimentaire en France, indissociable de la "sécurité collective", estime auprès de l'AFP Stéphane Linou, expert associé au laboratoire sécurité défense du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).

"Tenir bon": en Israël, des Bédouins déterminés à rester sur leurs terres malgré les démolitions

Sous un ciel couvert dans le sud d'Israël, des villageois bédouins errent parmi les décombres de leurs maisons, les dernières en date à avoir été démolies après avoir été jugées illégales par les autorités israéliennes.

Taille du texte: