The National Times - Présidentielle au Pérou : extrême droite et gauche radicale au coude-a-coude pour la deuxième place

Présidentielle au Pérou : extrême droite et gauche radicale au coude-a-coude pour la deuxième place


Présidentielle au Pérou : extrême droite et gauche radicale au coude-a-coude pour la deuxième place
Présidentielle au Pérou : extrême droite et gauche radicale au coude-a-coude pour la deuxième place / Photo: © AFP

Le dépouillement de la présidentielle au Pérou ralentit jeudi sur fond de contestations, Keiko Fujimori restant en tête tandis que la bataille pour la deuxième place demeure serrée et que les résultats pourraient tarder.

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L'ancien maire d'extrême droite de Lima, Rafael Lopez Aliaga, admirateur de Donald Trump, est au coude-a-coude avec le candidat de gauche radicale et ancien ministre Roberto Sanchez pour le second tour prévu le 7 juin.

Avec 93% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori, 50 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori au pouvoir dans les années 1990, arrive en tête avec environ 17%.

Roberto Sanchez, 57 ans, et Rafael Lopez Aliaga, 65 ans, sont crédités chacun d'environ 11,9%, le premier conservant un avantage de moins de 7.000 voix.

Le dépouillement progresse très lentement et les résultats définitifs pourraient ne pas être connus avant plusieurs semaines, en raison de contestations portant sur des milliers de procès-verbaux.

Ces documents, qui représentent des centaines de milliers de voix, ont été transmis aux jurys électoraux spéciaux pour examen, un processus qui peut prendre du temps, explique à l'AFP Alvaro Henzler, président de l'ONG Transparencia.

"Je ne pense pas que le résultat officiel soit connu avant la fin avril au minimum", estime également Fernando Tuesta, politologue et ancien président de l'Office national des processus électoraux (ONPE).

Avec un écart aussi réduit entre les candidats, ces procès-verbaux pourraient encore déterminer l'identité de celui qui affrontera Keiko Fujimori au second tour, souligne-t-il.

Le scrutin, marqué par un record de 35 candidats, intervient dans un climat de défiance, exacerbé par des dysfonctionnements logistiques et des accusations de fraude.

- Récompense -

Des retards dans l'acheminement du matériel électoral ont empêché plus de 50.000 électeurs de voter dimanche, contraignant les autorités à prolonger le scrutin d'une journée.

Dans ce contexte, Rafael Lopez Aliaga a offert jeudi une récompense d'environ 5.800 dollars pour toute information sur d'éventuelles irrégularités ou cas de fraudes.

"Le Pérou mérite des élections transparentes", a écrit l'homme d'affaires, garantissant "la confidentialité et l'anonymat".

Mardi, il avait rassemblé des centaines de partisans à Lima pour dénoncer "une fraude" et donné "24 heures" aux autorités pour annuler le scrutin.

Le parti de Roberto Sanchez, Juntos por el Perú, a dénoncé cette initiative, estimant que les doutes devaient être portés devant les autorités compétentes et non "payés", avertissant qu'elle risquait de "pousser le pays vers le chaos".

Le JNE a déposé plainte lundi contre le chef de l'Office national des processus électoraux (ONPE), chargée de l'organisation du scrutin, Piero Corvetto et plusieurs autres responsables de l'organisme, pour atteinte au droit de vote et entrave au bon déroulement du vote.

Reconnaissant de "graves dysfonctionnements", la mission d'observation de l'Union européenne a toutefois affirmé mardi n'avoir relevé "aucun élément objectif" de fraude.

Plus de 27 millions d'électeurs ont été appelés à voter lors de ce scrutin obligatoire, qui doit également renouveler le Parlement avec le retour à un système bicaméral inédit depuis 1990.

La campagne a été dominée par la question de l'insécurité, dans un pays confronté à une hausse des extorsions et des crimes violents. La plupart des candidats ont promis des mesures de fermeté.

L'actuel président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne pouvait pas se présenter. Son successeur doit être investi le 28 juillet. Il sera le neuvième président du pays andin en dix ans.

A.Little--TNT

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