The National Times - Premier tour des municipales: faible participation attendue, premiers résultats en Outre-mer

Premier tour des municipales: faible participation attendue, premiers résultats en Outre-mer


Premier tour des municipales: faible participation attendue, premiers résultats en Outre-mer

Les premiers résultats du premier tour des élections municipales sont tombés dimanche en Outre-mer, en attendant la fermeture de tous les bureaux de vote en France métropolitaine où la participation s'annonce faible, malgré les incertitudes dans plusieurs grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

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L'ex-ministre socialiste des Outre-mer Ericka Bareigts a annoncé sa réélection dès le premier tour à Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion.

En Nouvelle-Calédonie, les Loyalistes, branche dure des non-indépendantistes, devancent largement leurs concurrents plus modérés à Nouméa, tandis que l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) est en net recul dans ce territoire ultramarin face au FLNKS.

En métropole, les bureaux de vote ont commencé à fermer à 18H00 ou 19H00 dans de nombreuses communes, et fermeront à 20H00 dans les plus grandes villes, heure à laquelle pourront être publiés les premiers résultats ou estimations dans certaines villes-clés.

Mais d'ores et déjà, la participation s'annonce historiquement basse.

 

Au final, les différents instituts de sondage tablent sur une participation pour ce dimanche comprise entre 56% et 58,5%, contre 63,55% en 2014, dans la continuité de l'érosion observée depuis plus de 40 ans, particulièrement chez les jeunes et dans les quartiers populaires.

- "Inquiétude" -

Si les Français restent attachés aux maires, plus appréciés que les élus nationaux, la mobilisation peut aussi être pénalisée par une fin de campagne éclipsée par la guerre au Moyen-Orient.

A Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann, qui entend reconquérir la mairie, a senti cette "forme d'inquiétude" liée à la situation internationale.

En outre, les macronistes étant très peu implantés, il est difficile d'utiliser ce scrutin pour sanctionner l'exécutif, à la différence de 2008 sous Nicolas Sarkozy ou de 2014 sous François Hollande.

Enfin, le manque d'alternatives peut aussi affecter la participation: avec des listes uniques dans 68% des communes, le choix est quasi-inexistant pour les électeurs, qui n'ont par ailleurs, d'après les nouvelles règles en vigueur, plus le droit d'ajouter ou de rayer les noms de candidats ("panachage").

Quelque 48,7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes - dont 358.000 ressortissants de l'Union européenne.

"Je voudrais un maire qui agit parce qu'il y a beaucoup de pauvreté, de misère, de délinquance, des problèmes de logements, dans l’éducation", raconte Rébiah, 62 ans, qui a voté à Roubaix (Nord) où s'affrontent six listes.

Au total, 93% des communes, qui n'ont qu'une ou deux listes à départager, connaîtront leur maire dès dimanche soir.

Mais l'incertitude est importante dans les grandes villes où peu d'édiles sont assurés d'être reconduits. Dans ces agglomérations, sitôt les résultats connus, les regardes se tourneront sur les tractations pour d'éventuelles alliances en vue du second tour de dimanche prochain... des marqueurs cruciaux à un an de la présidentielle.

- Triangulaire, quinquangulaire -

A gauche, l'inimitié entre socialistes et La France insoumise fait peser un risque de bascule sur certaines villes.

De l'autre côté de l'échiquier politique, l'extrême droite entend bien supplanter par endroits la droite ou faire tomber un cordon sanitaire et l'aspirer dans une alliance.

A Paris, les perspectives de victoire du socialiste Emmanuel Grégoire ou de la candidate Les Républicains Rachida Dati seront ainsi très différentes si Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (LFI) et Sarah Knafo (Reconquête) dépassent ou non les 10% et décident ou non de se maintenir.

La question se posera aussi à Marseille pour le maire sortant de gauche Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio donnés largement en tête devant Martine Vassal (LR) et l'Insoumis Sébastien Delogu. Ou encore à Toulouse où le divers droite sortant Jean-Luc Moudenc mise sur une triangulaire avec socialistes et Insoumis.

Grands vainqueurs de 2020, les Ecologistes sont sur la défensive à Strasbourg ou Bordeaux. Mais, à Lyon, le maire Grégory Doucet croit en une "remontada" face à l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas, dont l'avance a fondu dans les sondages.

Paris, Lyon et Marseille connaissent leur première municipale depuis la réforme du mode de scrutin, avec élection "directe" du conseil municipal en plus des secteurs ou arrondissements.

C'est "un vrai enjeu logistique", explique Charles Jacob, président d'un bureau de vote à Paris. Mais il n'y a pas eu de souci, "le cheminement est très clair" pour les électeurs bien informés.

Peu implanté localement, le Rassemblement national entend gagner des villes petites et moyennes dans le sud-est et le nord, et ajouter Toulon, voire Marseille, à Perpignan pour celles de plus de 100.000 habitants.

Quant aux Insoumis, ils espèrent ravir Roubaix (Nord) et créer la surprise dans certaines villes franciliennes.

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, qui brigue sa réélection au Havre, en a fait le prérequis pour poursuivre sa candidature à l’Élysée en 2027.

far-bur-bpa-fff/sde/dch

A.M.Owen--TNT

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