The National Times - Présidentielle au Congo: la campagne est lancée, Sassou Nguesso grand favori

Présidentielle au Congo: la campagne est lancée, Sassou Nguesso grand favori


Présidentielle au Congo: la campagne est lancée, Sassou Nguesso grand favori
Présidentielle au Congo: la campagne est lancée, Sassou Nguesso grand favori / Photo: © AFP/Archives

La campagne pour la présidentielle du 15 mars s'est ouvert samedi au Congo-Brazzaville, pays d'Afrique centrale où la réélection de Denis Sassou Nguesso, 82 ans et plus de 40 années cumulées au pouvoir, paraît acquise.

Taille du texte:

Militaire de carrière, Denis Sassou Nguesso a dirigé une première fois le Congo sous le régime du parti unique de 1979 à 1992, avant de revenir aux affaires après une guerre civile en 1997. Il a annoncé début février sa candidature pour un nouveau mandat de cinq ans qui, selon la constitution, doit être le dernier.

La campagne débute samedi à Pointe-Noire (sud), capitale économique et pétrolière du pays située sur la côte atlantique, par un meeting du président et de son mouvement, le Parti congolais du travail (PCT).

Elle s'achèvera le 13 mars, avant le premier tour de l'élection prévu deux jours plus tard.

Six candidats d'opposition ont officialisé leur participation, dont le plus jeune, Destin Gavet, 34 ans, du Mouvement républicain (MR), se lance pour la première fois dans la course.

Mais l'opposition éclatée et muselée a peu de chances de l'emporter face au mouvement présidentiel, qui promet une "vague" en faveur de son "patriarche" sur les affiches de campagne placardées au bord des routes du pays.

Élu en 2002, réélu en 2009, le chef de l'État congolais a pu se représenter et remporter les présidentielles de 2016 et 2021 après un changement de constitution qui a fait sauter en 2015 la limite d'âge (70 ans) et porté à trois le nombre possible de mandats de cinq ans.

L'opposition conteste systématiquement les scrutins remportés par M. Sassou Nguesso depuis 2002.

- "Choix de la jeunesse" -

A Pointe-Noire samedi matin, plusieurs milliers de partisans du Président congolais, arborant des t-shirts à son effigie, sont massés autour du rond point Lumumba, attendant la venue de leur candidat pour son premier meeting.

Les commerces ont majoritairement fermé dans la cité côtière, où des militaires et policiers quadrillent les rues recouvertes d'affiches à l'effigie de "DSN" (Denis Sassou Nguesso), "candidat naturel" et "choix de la jeunesse".

Parmi la foule, nombre de jeunes affirment avoir confiance en leur candidat pour un nouveau mandat, mais se disent inquiets d'une situation économique morose.

"On est venus là pour le soutenir, mais le Congolais est en train de souffrir, ce qu'on souhaite c'est du travail", déclare Flora Kouka, infimière.

Ancienne colonie française, la République du Congo est riche en hydrocarbures, mais près de la moitié de ses quelques six millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté.

Dans les tribunes, les membres du parti au pouvoir mettent en avant le bilan économique du régime : une croissance de 3,1% en 2025, le développement des ressources gazières, du réseau routier et électrique, avec un taux d'accès à l'électricité augmenté de 10% depuis 2021.

"Dans mon quartier, plusieurs routes ont été réparées, et nous avons la sécurité", assure Deborah Mabiala, habitante de Pointe-Noire, accoudée aux barrières.

Le président congolais a à son crédit d'avoir ramené, d'une main de fer, une certaine stabilité dans un pays marqué par la guerre civile dans les année 1990, et situé dans une région en proie à des conflits.

ONG et société civile dénoncent régulièrement des atteintes aux libertés publiques et des menaces contre des opposants.

Deux figures de l'opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean‑Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd'hui détenues après avoir été condamnées à 20 ans de prison pour "atteinte à la sécurité intérieure" en 2018 et 2019.

Les deux hommes avaient vivement contesté la victoire officielle de M. Sassou Nguesso, crédité cette fois-là de 60% des suffrages

A.M.Murray--TNT

En vedette

Trump se déjuge et appelle au soulèvement populaire en Iran

Donald Trump avait promis "son aide" au peuple iranien.

Frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui riposte par des salves de missiles dans la région

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran, le diffuseur public israélien rapportant que le guide suprême avait été visé, alors que la République islamique ripostait par des salves de missiles, faisant craindre un embrasement régional.

Lutte contre le terrorisme : Trump menace les mollahs de Téhéran

Les dernières attaques menées par les États-Unis et Israël contre des cibles militaires et politiques à Téhéran ont ébranlé le régime de la République islamique. Sous les noms de code « Opération Epic Fury » (États-Unis) et « Rugissement du lion » (Israël), des missiles ont été tirés le 28 février 2026 sur le bureau du guide suprême Ali Khamenei, le ministère de la Défense, les installations nucléaires d'Ispahan et d'autres bases stratégiques. Cette frappe visait à détruire le programme nucléaire iranien et la recherche balistique, tout en frappant les centres névralgiques du régime des mollahs, considéré depuis des décennies comme un promoteur du terrorisme et la plus grande menace pour la stabilité régionale. Des observateurs font état de denses nuages de fumée au-dessus de Téhéran, de paniques dans les rues et d'un État contraint de fermer son espace aérien et de couper les services de communication.Dans un discours vidéo de huit minutes sur Truth Social, le président américain a dévoilé sa stratégie : « Aux membres de la Garde révolutionnaire islamique, aux forces armées et à la police : déposez les armes et obtenez l'immunité totale, ou vous courrez à une mort certaine », a-t-il déclaré. Ceux qui se rendront seront traités équitablement, ceux qui continueront à se battre devront s'attendre à une « force destructrice ». Ces paroles s'adressaient directement aux milices responsables de tortures, d'exécutions et de la répression sanglante des manifestations à l'intérieur du pays. Le régime qualifie ses propres citoyens de « terroristes et d'insurgés », tandis que les organisations internationales de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués, de dizaines de milliers de personnes emprisonnées et de tortures systématiques. Les nouvelles manifestations contre la hausse de l'inflation, la corruption et la tutelle religieuse sont les plus importantes depuis le mouvement « Femme, vie, liberté » de 2022/2023 ; selon les estimations, on compterait entre 2 600 et plus de 12 000 morts et plus de 16 000 arrestations depuis le début des troubles. La chute de la monnaie nationale et l'effondrement du pouvoir d'achat ont définitivement fait déborder le vase.Le président a souligné que les États-Unis n'avaient aucun intérêt à intervenir militairement, mais qu'ils étaient déterminés à détruire les ambitions nucléaires du régime. « L'Iran ne doit jamais posséder la bombe atomique », a-t-il souligné. Il a annoncé son intention de « raser » l'industrie des missiles balistiques du pays et de neutraliser la marine iranienne. Dans le même temps, il a encouragé la population : « L'heure de votre liberté a sonné. Restez en sécurité, ne quittez pas vos maisons – des bombes tombent dehors. Lorsque nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement. Il vous appartiendra. » Cet appel à la révolte est une nouveauté dans la politique internationale récente et reflète la profonde méfiance à l'égard d'un régime qui, depuis 1979, scande « Mort aux États-Unis », diffuse des propos antisémites et finance, par l'intermédiaire de ses Gardiens de la révolution, des groupes terroristes à Gaza, au Liban, au Yémen et en Syrie.

L'important déploiement militaire américain au Moyen-Orient

L'importante concentration de moyens militaires américains au Moyen-Orient, dont des navires de guerre, des avions de combat et des systèmes de ravitaillement, offre aux Etats-Unis la possibilité d'une opération prolongée contre l'Iran, qu'ils ont commencé à frapper samedi.

Taille du texte: