The National Times - Situation "volatile" dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU

Situation "volatile" dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU


Situation "volatile" dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU
Situation "volatile" dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU / Photo: © AFP

La situation est "volatile" dans le camp d'al-Hol en Syrie, où sont détenus des milliers de proches de jihadistes, a indiqué vendredi l'ONU qui n'a pas pu y entrer depuis le retrait cette semaine des forces kurdes et le déploiement de l'armée syrienne.

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Sous la pression militaire, les forces kurdes se sont retirées mardi d'al-Hol, le plus grand camp de familles de membres du groupe Etat islamique (EI), dans le nord-est de la Syrie.

Les forces du pouvoir islamiste de Damas, déterminé à étendre son contrôle sur l'ensemble du territoire syrien, y sont entrées le lendemain.

Al-Hol abrite quelque plus de 23.000 personnes, en grand nombre des femmes et des enfants, dont près de 15.000 Syriens et plus de 2.200 Irakiens.

Outre les Irakiens, les étrangers sont au nombre 6.280, dont des Occidentaux que leurs pays respectifs refusent de rapatrier, selon l'administration précédente.

Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) "a pu se rendre à al-Hol au cours des trois derniers jours mais n'a pas pu y entrer en raison de la sécurité volatile", a déclaré à l'AFP la porte-parole en Syrie de l'agence onusienne, Céline Schmitt.

- Eau et pain -

Jeudi, le HCR et l'Unicef "ont pu livrer des camions d'eau au camp", a-t-elle précisé. "Le HCR retourne aujourd'hui à al-Hol, dans l'espoir de reprendre la distribution de pain qui avait été interrompue ces trois derniers jours".

L'agence a pris en charge la gestion du camp le 1er janvier, avant le début des hostilités entre Damas et les forces kurdes, a indiqué Céline Schmitt.

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avec l'appui de la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis, et avaient défait le groupe en 2019.

Mais ces forces, lâchées par les Etats-Unis, se sont retirées cette semaine de large pans du nord et du nord-est, sous la pression de l'armée syrienne.

Un cessez-le-feu entre les deux parties tient globalement depuis mardi soir.

Les FDS avaient appréhendé des milliers de jihadistes incarcérés dans des prisons, et détenu leurs familles dans deux camps, al-Hol et celui, plus petit, de Roj.

Roj, proche de la frontière turque, qui abrite aujourd'hui 2.328 personnes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français, demeure sous le contrôle des FDS.

- Combattants évacués -

Un employé d'une organisation humanitaire a indiqué à l'AFP que "pendant le vide sécuritaire entre le retrait des FDS et l'entrée de l'armée syrienne à al-Hol, des évasions ont été signalées, mais le nombre exact est inconnu".

"Plus personne ne peut quitter le camp après l'entrée des forces syriennes qui ont établi un contrôle militaire", a-t-il cependant ajouté.

Selon lui, "les organisations humanitaires qui opéraient à l'intérieur du camp se sont désormais complètement retirées, et certains de leurs centres ont été incendiés" par les détenus.

Soutenant les nouvelles autorités syriennes mais inquiets de la situation, les Etats-Unis ont commencé à transférer des prisonniers de l'EI depuis la Syrie vers l'Irak voisin, une opération qui doit concerner à terme 7.000 d'entre eux.

Bagdad a annoncé jeudi avoir entamé des procédures judiciaires contre les prisonniers transférés.

A son apogée, le groupe jihadiste contrôlait une partie de l'Irak et de la Syrie où il avait instauré un "califat" et imposait un règne de terreur.

Dans le même temps, quelque 800 combattants kurdes qui étaient retranchés dans la prison d'Al-Aqtan à Raqa, où ils gardaient des prisonniers de l'EI, ont été évacués sous la garde des forces syriennes.

Un journaliste de l'AFP à Raqa a vu des cars et des voitures quitter la prison dans la nuit de jeudi à vendredi, escortés par des véhicules des forces syriennes, qui ont pris le contrôle de la prison.

R.Hawkins--TNT

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