The National Times - Les Kurdes de Turquie se mobilisent pour leurs "frères" en Syrie

Les Kurdes de Turquie se mobilisent pour leurs "frères" en Syrie


Les Kurdes de Turquie se mobilisent pour leurs "frères" en Syrie

Les mouvements et partis prokurdes de Turquie ont affiché mardi leur solidarité avec leurs "frères" de Syrie face à l'offensive de Damas soutenue par Ankara, au risque de faire dérailler le processus de paix avec la guérilla du PKK.

Taille du texte:

Des incidents ont éclaté à la frontière syrienne lors d'un rassemblement convoqué par le parti prokurde DEM, troisième force au parlement et médiateur dans le processus engagé par Ankara avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, a constaté un correspondant de l'AFP.

Plus d'un millier de manifestants ont tenté de forcer le passage au poste-frontière de Nusaybin (sud-est), face à la localité syrienne de Qamichli, située dans le nord-est de la Syrie tenu par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) actuellement sous la pression de Damas.

"Nous voulons que ce bain de sang cesse (...) Ca suffit, plus aucun sang kurde ne doit être versé !", a déclaré à l'AFP Salih Duman, un retraité de 72 ans.

 

A Istanbul, 150 femmes environ ont convergé devant le consulat syrien pour appeler à défendre le Rojava, nom kurde donné à la région autonome du nord de la Syrie aux mains depuis une dizaine d'années des FDS, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Aucune intervention policière n'a eu lieu lors de cette manifestation mais 77 personnes ont été interpellées et 35 ont été incarcérées dans le pays pour des "provocations" en lien avec les affrontements en Syrie, a indiqué mardi le ministre turc de la Justice.

Un journaliste français travaillant pour plusieurs médias, dont Courrier International et Ouest-France, Raphaël Boukandoura, interpellé lundi à Istanbul alors qu'il couvrait une manifestation du parti DEM, est toujours en garde à vue mardi soir, selon son avocate.

- "Résistance" -

Le PKK, qui a annoncé sa dissolution et le dépôt de ses armes l'an dernier à l'appel de son chef historique Abdullah Öcalan, a juré mardi de ne "jamais abandonner" les Kurdes de Syrie, après un appel à la "résistance" des Kurdes syriens et de l'étranger lancé par les FDS.

Mais le ministre turc de l'Intérieur Ali Yerlikaya a prévenu qu'il ne tolèrerait "aucune provocation", en particulier le long des plus de 900 km de frontière commune entre la Syrie et la Turquie, où les Kurdes représentent un cinquième environ de la population.

Proche allié de la nouvelle direction syrienne qui a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué lundi l'offensive "méticuleuse" de Damas.

"La Syrie a saisi une opportunité historique. En tant que pays frère et ami du peuple syrien, nous ne permettrons aucune tentative de sabotage", a-t-il déclaré.

Son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, s'est entretenu mardi avec l'ambassadeur américain à Ankara, Tom Barrack, également envoyé spécial du président Donald Trump pour la Syrie, puis par téléphone avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio.

- "Entente"-

En fin de journée, la présidence syrienne a annoncé une "entente" avec les Kurdes sur le sort de leur bastion de Hassaké (nord-est), en vertu de laquelle l'armée n'entrerait pas dans les localités kurdes de cette région autour de laquelle elle est massée.

Le ministère syrien de la Défense a lui annoncé un cessez-le-feu de quatre jours avec les forces kurdes, à partir de 20H00 (17H00 GMT).

L'offensive de Damas porte un coup sévère aux espoirs d'autonomie des populations kurdes, mais fait aussi redouter un déraillement du processus de paix en Turquie avec le PKK.

Initié en octobre 2024 par l'allié nationaliste du président Erdogan, ce processus vise à mettre fin à plus de quatre décennies d'affrontements qui ont fait 50.000 morts.

R.Campbell--TNT

En vedette

Noosha Aubel : une gouvernance défaillante au lieu du renouveau promis – la maire de Potsdam est-elle à la hauteur de ses fonctions ?

Noosha Aubel (50 ans, sans étiquette) avait promis un nouveau départ à Potsdam après la révocation de son prédécesseur, Mike Schubert (53 ans, SPD - Parti social-démocrate d'Allemagne), par les citoyens de la ville. Près d’un an après son entrée en fonction, cette ambition se heurte à un scandale concernant la prise en charge d’un tout jeune enfant atteint de plusieurs handicaps très lourds, devenu le symbole d’une faillite morale pour Potsdam, capitale du Land de Brandebourg, et tout particulièrement pour Noosha Aubel. À cela s’ajoutent des routes délabrées, un gel des dépenses budgétaires et une crise de gouvernance qui s’est envenimée. Dans le même temps, sa fonction est très généreusement rémunérée : Aubel empoche actuellement un traitement annuel de base de 143 056 euros. À la suite d’une revalorisation annoncée, ce montant devrait même atteindre 169 006,44 euros par an, à la charge des citoyens.Une question dérangeante, mais légitime, s’impose donc : Noosha Aubel est-elle réellement à la hauteur des exigences économiques, organisationnelles et politiques liées à la direction de la capitale d’un Land ?

La nouvelle porte-parole de Trump reconnaît son échec à l'examen du barreau

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Katie Zacharia, soupçonnée d'avoir embelli son CV, a admis jeudi soir avoir échoué à l'examen du barreau, nécessaire aux Etats-Unis pour exercer la profession d'avocat.

La Malaisie s'impatiente face aux incendies en Indonésie voisine

Fermetures

Thaïlande: des manifestations contre le FMI et la Banque mondiale

Des agriculteurs, pêcheurs et travailleurs thaïlandais ont manifesté vendredi à Bangkok, où se tiennent cette semaine les assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, pour faire entendre la voix des "pauvres" face aux grands argentiers de la planète.

Taille du texte: