The National Times - Syrie: la coalition internationale veut désamorcer la tension entre Damas et les Kurdes

Syrie: la coalition internationale veut désamorcer la tension entre Damas et les Kurdes


Syrie: la coalition internationale veut désamorcer la tension entre Damas et les Kurdes
Syrie: la coalition internationale veut désamorcer la tension entre Damas et les Kurdes / Photo: © AFP

La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis est intervenue vendredi pour réduire la tension entre les forces kurdes et le pouvoir central islamiste, déterminé à les déloger d'une zone dans le nord de la Syrie.

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L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait annoncé sur X oeuvrer "sans relâche" pour "empêcher une escalade" entre le gouvernement et les Kurdes, tous deux soutenus par Washington.

Les autorités syriennes sont déterminées à étendre leur autorité sur l'ensemble du territoire syrien, alors que les Kurdes contrôlent de vastes pans du nord et du nord-est.

Vendredi, une délégation de la coalition internationale antijihadiste, déployée dans le nord de la Syrie, a rencontré des responsables kurdes pour "réduire la tension", a indiqué un porte-parole kurde à l'AFP.

La réunion s'est tenue à Deir Hafer, une zone que l'armée gouvernementale a sommé les Forces démocratiques syriennes (FDS) d'évacuer, a précisé Farhad Shami, porte-parole de ces forces dominées par les Kurdes.

Les réunions sont intervenues alors qu'un délai accordé par l'armée aux civils pour évacuer la zone qu'elle compte reprendre aux Kurdes a expiré à 14h00 GMT.

La situation était calme sur le front de Deir Hafer après l'expiration du délai, ont indiqué les correspondants de l'AFP sur place.

- 4.000 civils -

L'armée avait déjà étendu son contrôle sur l'ensemble d'Alep, principale ville du nord de la Syrie, la semaine dernière après avoir délogé les combattants kurdes de deux quartiers qu'ils tenaient.

Les forces syriennes ont ensuite massé d'importants renforts à Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alep, et sommé les FDS d'évacuer une zone entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est.

Selon les autorités syriennes, plus de 4.000 civils ont fui entre jeudi et vendredi.

L'armée avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, demandant aux civils de partir avant d'ouvrir le feu.

Les correspondants de l'AFP ont vu des civils sortir de la zone tenue par les Kurdes, certains empruntant un pont branlant sur un bras de l'Euphrate.

"Les FDS nous ont empêchés de partir, c'est pour cela que nous sommes sortis par une route agricole", a dit Abou Mohammad, un homme de 60 ans accompagné de sa famille.

Les autorités syriennes avaient accusé les FDS d'empêcher les civils de partir, ce que ces dernières avaient démenti jeudi.

L'armée a par ailleurs appelé les éléments des FDS à faire sécession et "revenir vers leur Etat", ce que ces forces ont violemment dénoncé.

La tension intervient alors que l'application d'un accord signé en mars 2025 entre Damas et les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat syrien est bloquée en raison des exigences contradictoires des deux parties.

Les Kurdes avaient profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l'appui de la coalition multinationale.

Dans une interview télévisée, le président Ahmad al-Chareh a souligné que les Kurdes "contrôlaient près du quart du territoire syrien", mais que les habitants de ces régions sont en majorité "des tribus arabes" alors que les Kurdes "ne constituent que 12 à 15% de leur population".

O.Nicholson--TNT

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