The National Times - Taxes sur l'aérien: le PDG de Ryanair s'en prend à la "stupide" Belgique

Taxes sur l'aérien: le PDG de Ryanair s'en prend à la "stupide" Belgique


Taxes sur l'aérien: le PDG de Ryanair s'en prend à la "stupide" Belgique
Taxes sur l'aérien: le PDG de Ryanair s'en prend à la "stupide" Belgique / Photo: © AFP

La compagnie aérienne Ryanair a annoncé mercredi réduire ses capacités en Belgique, notamment sur son hub très fréquenté de Charleroi, reprochant aux autorités belges une série de taxes "stupides" de nature à réduire le trafic.

Taille du texte:

"Ce que ces politiciens stupides ne comprennent pas, c'est que le transport aérien et les passagers sont mobiles", a lancé le PDG Michael O'Leary, dans son style singulier, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Il a reproché à la Belgique d'aller à l'encontre d'un mouvement général, dans les autres pays européens, de réduction de la fiscalité sur le transport aérien afin d'alimenter la croissance.

Concrètement, la compagnie irlandaise à bas coût prévoit de réduire de 1,1 million de sièges d'ici à fin 2026 son offre à Charleroi.

Il s'agit pour elle d'une plateforme majeure sur le continent européen, desservant un grand nombre de destinations notamment dans le bassin méditerranéen.

Ryanair se présente comme la première compagnie aérienne sur le marché belge avec 11,6 millions de personnes transportées en 2025.

Ce chiffre reculerait d'environ 10% si la ville de Charleroi maintient son projet d'imposer une nouvelle taxe communale de 3 euros par passager au départ de cet aéroport, selon la compagnie.

Au niveau national, le gouvernement belge dirigé par Bart De Wever a relevé en 2025 la fiscalité sur le transport aérien, ce qui concerne aussi les voyages au départ de Bruxelles-Zaventem, premier aéroport du pays.

L'objectif est d'encourager les alternatives à l'avion en relevant à 10 euros à l'horizon 2027 la taxe forfaitaire due par chaque passager embarquant sur un vol de moins de 500 km. La Belgique est par ailleurs engagée dans un gigantesque effort d'assainissement de ses finances publiques.

"Ryanair appelle le Premier ministre De Wever à revenir sur ces hausses de taxes stupides qui vont saper la compétitivité de la Belgique, et coûter à ce pays des millions de passagers, des milliers de vols et des milliers d'emplois dans le tourisme", a aussi fait valoir la compagnie.

A.Parker--TNT

En vedette

Trump reporte son ultimatum à l'Iran, le détroit d'Ormuz au menu du G7

Donald Trump a reporté de dix jours son ultimatum de frappes sur le secteur énergétique iranien, assurant que les discussions avec l'Iran, dont la capitale a été de nouveau fortement frappée vendredi matin par Israël, se "passent très bien".

L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur

La campagne ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes s’est transformée en attaque directe contre l’une des artères économiques les plus sensibles de Moscou. Il ne s’agit pas de cibles symboliques, mais de nœuds logistiques par lesquels transite une part essentielle du brut russe destiné à l’exportation. La pression exercée sur Primorsk et Oust-Louga, les deux grands débouchés de la Baltique, est particulièrement lourde de conséquences, car ces terminaux concentrent une fraction majeure des expéditions maritimes. Si l’on y ajoute les répercussions de la perturbation autour de Novorossiisk, les difficultés dans le corridor de Druzhba sur le territoire ukrainien et la pression croissante sur des navires liés à la flotte fantôme russe, on obtient un tableau bien plus large qu’une succession d’incendies spectaculaires. Ce qui est visé, c’est l’ensemble de la chaîne d’exportation: stockage, chargement, acheminement maritime et, au bout du compte, rentrée de devises.Selon les estimations les plus récentes, près de 40 % de la capacité russe d’exportation de pétrole a, par moments, été perturbée ou temporairement mise hors service. Cela représente environ 2 millions de barils par jour qui n’ont pas atteint le marché comme prévu ou qui ont dû être réacheminés avec retard et à coût plus élevé. Pour le Kremlin, l’enjeu est considérable, car le pétrole n’est pas seulement une marchandise stratégique, mais aussi l’un des piliers des recettes de l’État. Quand un terminal s’arrête, que les navires attendent, que les cargaisons sont reprogrammées et que les risques logistiques et assurantiels augmentent, l’impact économique s’élargit, même si une partie des volumes finit par être exportée plus tard. Autrement dit, les frappes touchent précisément le secteur que la Russie s’efforce de préserver malgré les sanctions, les plafonds de prix et les voies de contournement.Ce qui rend l’approche ukrainienne particulièrement notable, c’est qu’elle semble viser moins un choc unique qu’une désorganisation opérationnelle répétée. Chaque frappe contre des installations portuaires, des systèmes de pompage, des réservoirs de stockage ou des chaînes de chargement peut provoquer des goulets d’étranglement très au-delà du point d’impact. Quelques jours de retard suffisent à modifier la rotation des tankers, le calendrier des exportations, les paiements et la planification de la production. Le fait qu’un site puisse parfois reprendre ses activités assez vite n’efface pas la vulnérabilité révélée par cette séquence. Moscou est contraint de redistribuer les volumes, de tester des itinéraires alternatifs et d’absorber davantage de risque à presque chaque étape. C’est un problème structurel pour un modèle d’exportation qui dépend fortement d’un nombre limité de hubs maritimes.

Trump repousse de nouveau son ultimatum dans la guerre contre l'Iran

Donald Trump a repoussé au 6 avril l'ultimatum posé à Téhéran avant d'éventuelles frappes contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions se passaient "très bien" malgré la défiance de la République islamique envers son plan pour mettre fin à la guerre.

Trois mois après sa capture, Maduro fait une brève apparition devant la justice

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est apparu souriant jeudi devant un tribunal de New York, où il n'a pas pris la parole, pour sa deuxième apparition publique depuis sa spectaculaire capture par les Etats-Unis.

Taille du texte: