The National Times - RDC: "Chef de guerre", Lumbala est comptable des crimes de ses "troupes", plaident les parties civiles

RDC: "Chef de guerre", Lumbala est comptable des crimes de ses "troupes", plaident les parties civiles


RDC: "Chef de guerre", Lumbala est comptable des crimes de ses "troupes", plaident les parties civiles
RDC: "Chef de guerre", Lumbala est comptable des crimes de ses "troupes", plaident les parties civiles / Photo: © AFP/Archives

Roger Lumbala était bien un "chef militaire", non un simple politique, et il doit rendre des comptes pour les crimes de ses troupes en République démocratique du Congo (RDC) en 2002-2003, ont plaidé jeudi les parties civiles devant la cour d'assises de Paris qui juge l'ex-rebelle.

Taille du texte:

Jugé pour complicité de crimes contre l'humanité, Roger Lumbala, 67 ans, a décidé d'emblée, le 12 novembre, de ne pas assister aux débats: il dénie à la justice française toute légitimité pour le juger pour les exactions commises dans le nord-est de la RDC par les soldats de sa faction, le RCD-N, et de son allié du MLC, tous deux soutenus par l'Ouganda voisin.

Mais depuis plus d'un mois, des Congolais sont venus raconter les atrocités dont eux et leurs proches ont été victimes lors d'une offensive contre une faction rivale, baptisée "Effacer le tableau": viols collectifs souvent devant leur famille, esclavage sexuel, travail forcé, mutilations, exécutions sommaires, pillages systématiques, etc.

Dans un verdict attendu lundi, une condamnation par une cour nationale étrangère serait "historique", ont plaidé jeudi les avocats des victimes et des organisations de défense des droits humains.

Elle enverrait un message fort contre "l'impunité" dans des conflits qui, depuis trois décennies, ont fait des millions de morts et de déplacés dans l'est de la RDC, avec comme mobile principal la captation des ressources minières et naturelles.

- "Soldats de Roger Lumbala" -

"Vous jugez la partie émergée de l'iceberg" des atrocités commises lors d'"Effacer le Tableau", mais c'est "un échantillon représentatif", selon Me Henri Thulliez. "Votre décision ne permettra pas de mettre fin à l'impunité mais elle y participera", elle "aidera les victimes et les survivants à se relever", a-t-il poursuivi.

A la veille des réquisitions, les parties civiles se sont employées à démonter le portrait qu'a voulu brosser de lui-même Roger Lumbala durant l'enquête, celui d'un homme politique éloigné des champs de bataille, sans prise sur les opérations militaires.

Certes, a plaidé Me Clémence Bectarte, avocate de plusieurs femmes, "aucune d'entre elles n'a été violée par Roger Lumbala". Mais elles ont toutes été "victimes de soldats que se revendiquent comme soldats des +Effacés+", le nom qu'ils se donnaient, et "comme des soldats de Roger Lumbala". L'ex-rebelle, arrêté en décembre 2020 à Paris, "n'est pas celui qui a violé" mais il est "le chef de guerre qui a permis ces crimes, qui les a rendus possibles".

- Viols systémiques -

Ces viols ne sont "pas des actes isolés" ou des dommages collatéraux, ils sont "une composante essentielle de l'opération +Effacer le tableau+", a plaidé l'avocate, avec notamment pour objectif de fracturer les communautés et de semer la terreur.

Pour sa consoeur Claire Deniau, Lumbala était un "maillon indispensable", un "opérateur local d'un crime économique organisé", la captation des richesses de la RDC, véritable "entreprise mafieuse". "Les soldats" du RCD-N "n'étaient pas payés mais ils avaient carte blanche pour piller", une autorisation qui "venait directement de Roger Lumbala".

Perçu par ses soldats "comme un chef militaire", Roger Lumbala "ne portait peut-être pas l'arme. Mais c'est lui qui fixait la cible. Il n'entrait pas dans les maisons pillées. Mais c'est lui qui ouvrait la porte, par son autorisation. Il ne frappait pas. Mais il encourageait, laissait faire et se félicitait des résultats militaires".

Me Thulliez a ironisé sur un "homme politique dénué de toute opinion politique" animé par "un opportunisme insatiable" et dont le mouvement était "plus sanguinaire que révolutionnaire".

Il a rappelé plusieurs meetings tenus par Lumbala dans deux villes théâtres d'exactions, ou ces témoignages sur cet hélicoptère qui l'a amené avec des munitions pour repartir avec le fruit des pillages. Il a aussi cité des interviews d'époque: "Nos troupes", "Notre territoire", disait alors Lumbala.

C.Blake--TNT

En vedette

Noosha Aubel: Misslyckat ledarskap i stället för en nystart – är Potsdams överborgmästare vuxen uppgiften?

Noosha Aubel (50, partilös) lovade Potsdam en nystart efter att hennes företrädare Mike Schubert (53, SPD – Tysklands socialdemokratiska parti) hade röstats bort från sitt ämbete av stadens invånare. Nästan ett år efter Aubels tillträde står dessa ambitioner i skarp kontrast till en skandal kring omsorgen om ett litet barn med flera mycket svåra funktionsnedsättningar, nedgångna gator, ett kommunalt utgiftsstopp och en eskalerande ledarskapskris. Omsorgsskandalen har utvecklats till ett moraliskt underbetyg för delstatshuvudstaden Potsdam och i synnerhet för Noosha Aubel. Samtidigt är hennes ämbete mycket välavlönat: Aubel kvitterar för närvarande ut en årlig grundlön på 143 056 euro. Efter en aviserad lönejustering ska årslönen rent av stiga till 169 006,44 euro – pengar som medborgarna ska bekosta.Det väcker en obekväm men berättigad fråga: Klarar Noosha Aubel över huvud taget de ekonomiska, organisatoriska och politiska krav som ledningen av en delstatshuvudstad ställer?

Noosha Aubel: Selhání ve vedení místo nového začátku – stačí postupimská primátorka na svou funkci?

Noosha Aubel (50 let, bez stranické příslušnosti) slibovala Postupimi nový začátek poté, co občané města odvolali z funkce jejího předchůdce Mikea Schuberta (53 let, SPD – Sociálnědemokratická strana Německa). Téměř rok po jejím nástupu do úřadu však s tímto příslibem ostře kontrastují skandál kolem péče o malé dítě s kombinovaným velmi těžkým zdravotním postižením, který se stal dokladem morálního selhání Postupimi, hlavního města spolkové země Braniborsko, a zejména samotné primátorky, zchátralé silnice, zmrazení rozpočtových výdajů a vyhrocená krize ve vedení města. Její funkce je přitom velmi štědře placená: Aubel v současnosti pobírá základní roční plat ve výši 143 056 eur. Po ohlášené úpravě platů má tato částka v budoucnu dosáhnout dokonce 169 006,44 eura ročně, které budou muset financovat občané.Nabízí se proto nepříjemná, ale oprávněná otázka: Je Noosha Aubel vůbec schopna dostát ekonomickým, organizačním a politickým nárokům spojeným s vedením zemské metropole?

Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, Moscou salue un "moment historique"

Moscou a qualifié samedi de "moment historique" la décision de Donald Trump d'exempter la Russie de nouvelles sanctions majeures prévues dans une loi récemment adoptée par le Congrès.

Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, en pleine crise avec Kiev

Donald Trump a exempté vendredi soir la Russie de nouvelles sanctions majeures prévues dans une loi récemment adoptée par le Congrès, infligeant un nouveau camouflet à l'Ukraine qui craint d'être lâchée par son allié américain.

Taille du texte: