The National Times - Le chef du Pentagone "sur la corde raide", entre rapport critique et frappes contestées

Le chef du Pentagone "sur la corde raide", entre rapport critique et frappes contestées


Le chef du Pentagone "sur la corde raide", entre rapport critique et frappes contestées
Le chef du Pentagone "sur la corde raide", entre rapport critique et frappes contestées / Photo: © AFP/Archives

Les nuages s'amoncellent au-dessus de la tête du ministre américain de la Défense Pete Hegseth, entre rapport critique sur son utilisation de la messagerie Signal pour communiquer des plans militaires et frappes contestées contre des embarcations prétendument impliquées dans le narcotrafic.

Taille du texte:

En début d'année, la nomination de Pete Hegseth - ancien officier d’infanterie devenu présentateur sur la chaîne Fox News, désormais à la tête de l'armée la plus puissante du monde - avait été validée de justesse par le Sénat.

Quasi un an plus tard, le ministre est une fois de plus dans la tourmente.

Le "Signalgate" a rebondi avec la publication d'un rapport indépendant concluant que son recours à cette application de messagerie pour discuter de frappes imminentes au Yémen a "créé un risque pour la sécurité opérationnelle". Il est également critiqué pour la campagne militaire menée par Washington depuis septembre dans les Caraïbes et le Pacifique présentée comme une lutte contre le narcotrafic, en particulier les frappes ayant tué des hommes qui avaient survécu à une première salve.

Ces deux affaires alimentent les appels à ce qu'il quitte ses fonctions venant de voix démocrates. Néanmoins son poste ne semble pas menacé dans l'immédiat.

- "Perdre patience" -

"Il est de nouveau dans une situation difficile. Mais il a l'air de conserver la confiance de (Donald) Trump, même s'il a perdu le soutien de certains républicains. Je ne pense pas qu'il soit dans une situation intenable", estime Mark Cancian, ancien colonel de l'armée américaine, analyste au Centre d'études stratégiques et internationales.

"Mais s'il y a une autre (affaire), la Maison Blanche pourrait perdre patience", anticipe-t-il, en qualifiant celles du moment de "très embarrassantes".

Le présentateur télé devenu ministre est "sur la corde raide" et Trump a "un ministre de la Défense qui lui cause beaucoup de soucis", résume Jim Townsend, ex-haut responsable du même ministère sous la présidence Obama.

Si quelque chose venait à "irriter vraiment le Parti républicain" ou sa frange trumpiste MAGA (Make America Great Again), "ils essaieront probablement de le déplacer", envisage-t-il.

L'affaire Signal a rebondi jeudi avec la publication d'un rapport indépendant de l'inspection générale du Pentagone. Selon ses conclusions, Pete Hegseth a mis ses propres troupes en danger en dévoilant dans un groupe de discussion entre hauts responsables américains sur l'application l'heure de frappes prévues au Yémen quelques heures avant qu'elles n'aient lieu et des informations sur les équipements militaires employés.

Par son action, il a "créé un risque pour la sécurité opérationnelle qui aurait pu conduire à nuire aux pilotes et conduire à un échec des objectifs de la mission", écrit-elle.

- Survivants tués -

L'affaire avait éclaté fin mars quand le magazine The Atlantic avait révélé que des plans militaires avaient été partagés dans un groupe Signal auquel son rédacteur en chef avait été ajouté par mégarde.

S'agissant des frappes américaines contre des prétendus narcotrafiquants, le chef du Pentagone est visé en particulier par les critiques qui entourent la seconde salve d'une opération menée début septembre, lancée contre un bateau déjà touché et qui a tué les deux survivants.

Des parlementaires américains ont pu en visionner des images jeudi, à huis clos.

"Ce que j'ai vu dans cette pièce a été l'une des choses les plus perturbantes vues de tout mon temps passé au service du public", s'est ému Jim Himes, élu démocrate, en décrivant "l'armée américaine attaquant des marins naufragés".

L'élu républicain Tom Cotton a lui défendu les frappes successives contre cette embarcation comme une "décision entièrement légitime et nécessaire".

Pete Hegseth compte-t-il rendre cette vidéo publique? Relancé à de plusieurs reprises samedi pendant sa participation à un événement en Californie, "nous examinons la procédure et nous verrons", a-t-il évacué. "Quoi qu'on déciderait de diffuser, nous devons faire preuve d'une grande responsabilité."

Tant lui que la Maison Blanche ont répété que la deuxième salve avait été décidée par le commandement opérationnel et non le ministre.

Au-delà, l'ONU a fait état de "solides indices" d'exécutions "extrajudiciaires" concernant cette campagne militaire, qui a tué plus de 80 personnes, sans preuves avancées sur des liens entre les bateaux visés et les cartels de la drogue.

L.A.Adams--TNT

En vedette

Aux États-Unis, samedi de mobilisation pour transformer la contestation anti-Trump en vote

A un peu plus de deux semaines des élections législatives de mi-mandat, le principal mouvement de contestation anti-Trump organise samedi des milliers d'événements à travers le pays pour encourager les Américains à se mobiliser massivement dans les urnes.

Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions : Kiev dénonce un "encouragement" pour Poutine

La décision de Donald Trump d'exempter la Russie de nouvelles sanctions majeures a été saluée samedi par Moscou comme un "moment historique" et conspuée par Volodymyr Zelensky qui y voit une "récompense" pour Vladimir Poutine et un "encouragement" à poursuivre son "agression".

Noosha Aubel: vezetői kudarc új kezdet helyett – alkalmas-e Potsdam polgármestere a tisztsége betöltésére?

Noosha Aubel (50 éves, pártonkívüli) új kezdetet ígért Potsdamnak, miután a város polgárai eltávolították hivatalából elődjét, Mike Schubertet (53 éves, SPD – Németország Szociáldemokrata Pártja). Csaknem egy évvel Aubel hivatalba lépése után azonban ezekkel az ígéretekkel egy halmozottan, súlyosan fogyatékos kisgyermek ellátása körül kialakult botrány, leromlott állapotú utak, költségvetési zárolás és egy elmérgesedett vezetési válság áll szemben. A gyermek ellátásának ügye időközben Brandenburg tartomány fővárosa, Potsdam, különösen pedig Noosha Aubel erkölcsi bizonyítványává vált. Mindeközben tisztségéhez kiemelkedő javadalmazás társul: Aubel jelenleg évi 143 056 euró alapilletményt vesz fel. Egy bejelentett illetményemelés után ez az összeg a jövőben évi 169 006,44 euróra nőne, amelyet a polgároknak kell finanszírozniuk.Mindez felvet egy kellemetlen, ám jogos kérdést: képes-e Noosha Aubel egyáltalán megfelelni egy tartományi főváros gazdasági, szervezési és politikai követelményeinek?

نوشا آوبل: ناکامی در مدیریت به‌جای آغازی نو؛ آیا شهردار پوتسدام از عهدهٔ مسئولیت‌هایش برمی‌آید؟

نوشا آوبل، ۵۰ ساله و بدون وابستگی حزبی، پس از آنکه شهروندان پوتسدام سلف او، مایک شوبرت، ۵۳ ساله و عضو حزب سوسیال‌دموکرات آلمان (SPD)، را از سمتش برکنار کردند، به این شهر وعدهٔ آغازی نو داد. اکنون، نزدیک به یک سال پس از آغاز کار آوبل، آن وعده با واقعیتی متفاوت روبه‌روست: رسوایی در تأمین خدمات مراقبتی برای کودکی خردسال با چندین معلولیت بسیار شدید که به گواهی بر ورشکستگی اخلاقی پوتسدام، مرکز ایالت براندنبورگ، و به‌ویژه خود نوشا آوبل تبدیل شده است؛ خیابان‌هایی فرسوده، توقف هزینه‌کرد بودجه و بحرانی فزاینده در مدیریت شهر. در همین حال، سمت او از حقوقی بسیار بالا برخوردار است: آوبل در حال حاضر سالانه ۱۴۳٬۰۵۶ یورو حقوق پایه دریافت می‌کند. طبق افزایش حقوق اعلام‌شده، قرار است این مبلغ در آینده حتی به ۱۶۹٬۰۰۶٫۴۴ یورو در سال برسد؛ هزینه‌ای که شهروندان باید تأمین کنند.   ازاین‌رو، پرسشی ناخوشایند اما بجا مطرح می‌شود: آیا نوشا آوبل اساساً از نظر اقتصادی، سازمانی و سیاسی توان پاسخ‌گویی به الزامات ادارهٔ مرکز یک ایالت را دارد؟

Taille du texte: