The National Times - Paupières lourdes et baisse d'activité, la santé de Trump interroge

Paupières lourdes et baisse d'activité, la santé de Trump interroge


Paupières lourdes et baisse d'activité, la santé de Trump interroge
Paupières lourdes et baisse d'activité, la santé de Trump interroge / Photo: © AFP

Donald Trump se moque toujours de son prédécesseur comme "Joe-l'endormi", mais mardi, c'est le républicain de 79 ans qui a semblé lutter contre le sommeil en conseil des ministres.

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Président le plus âgé à prêter serment de l'histoire des Etats-Unis, Donald Trump a fermé les yeux à plusieurs reprises et pendant de longues secondes au cours de cette réunion ouverte à la presse.

L'incident, largement commenté, replace les questions sur la santé du presque octogénaire au coeur du débat public, alors même qu'il avait lui-même balayé d'un revers de la main de telles préoccupations peu avant cela -- comme la Maison Blanche le fait cette fois-ci.

"Le président Trump écoutait attentivement et a mené ce conseil des ministres marathon pendant l'entièreté des trois heures", a déclaré la porte-parole de l'exécutif, Karoline Leavitt, dans un communiqué à l'AFP mercredi.

Au début de la réunion, Donald Trump avait lui-même moqué l'idée qu'il était à court d'énergie.

"Vous trouvez toujours quelque chose de nouveau, du genre +est-il en bonne santé? Biden était super mais est-ce que Trump est bonne santé?+", a-t-il lancé aux journalistes présents, les qualifiant de "dingues".

- "Plus vif" qu'il n'y a 25 ans -

"Je vous le dirai quand quelque chose ne va pas", a-t-il ensuite assuré.

"Un jour ça arrivera à tout le monde, mais pour le moment je pense que je suis plus vif que je ne l'étais il y a 25 ans."

Quelques minutes plus tard, le président pouvait être aperçu avec les paupières lourdes, rouvrant les yeux entre deux compliments de ministres à son égard, avant de les refermer.

Le mois dernier, lors d'un événement également ouvert à la presse dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, Donald Trump avait déjà semblé au bord de l'assoupissement, enfoncé profondément dans son fauteuil.

L'attention sur la santé du milliardaire républicain, qui fêtera ses 80 ans en juin, n'a fait que s'intensifier fin novembre avec la publication d'un article du New York Times, qui montrait la forte réduction d'événements publics, de déplacements dans le pays, et d'heures de travail du président comparé aux 10 premiers mois de son premier mandat en 2017.

Donald Trump s'est emporté contre un "article à charge" tandis que sa porte-parole Karoline Leavitt a brandi lors d'une conférence de presse cette semaine des articles passés du New York Times, minimisant selon elle les problèmes de santé de Joe Biden pendant son mandat.

La colère au sein de la Maison Blanche est alimentée par ce qu'ils considèrent comme une volonté généralisée des médias d'étouffer toute remise en question des capacités physiques et cognitives du président démocrate, qui a quitté le pouvoir à 82 ans.

- IRM -

Le républicain, de retour au pouvoir après une campagne marquée par ses meetings où il haranguait la foule pendant des heures, adore justement jouer de comparaison avec son rival, qui avait renoncé à se présenter à sa réélection après une performance désastreuse à un débat et des pressions internes.

La santé du président de la première puissance mondiale est toujours un sujet de la première importance, et c'est aujourd'hui au tour de Donald Trump d'être le sujet des discussions.

Les animateurs de talk-shows à la télévision américaine n'ont pas manqué de le railler mardi soir. Jimmy Kimmel, l'un de ses détracteurs de longue date, a notamment montré les images du président les yeux clos lors du conseil des ministres.

"Rappelle-nous à quel point Joe est endormi, veux-tu?", a lancé d'un ton moqueur l'animateur d'ABC.

Les tentatives de Donald Trump et de la Maison Blanche de rejeter tout de go l'idée d'une baisse de forme ne sont pas aidées par les critiques récurrentes sur un manque de transparence autour de sa santé.

Après des questions persistantes sur la raison pour laquelle il avait passé une IRM à l'hôpital en octobre, son médecin officiel a finalement communiqué cette semaine que l'examen était "préventif" et avait démontré une "excellente" santé cardiovasculaire du président.

T.Cunningham--TNT

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