The National Times - Trump et Poutine, dans un regain de cordialité, annoncent une réunion prochaine à Budapest

Trump et Poutine, dans un regain de cordialité, annoncent une réunion prochaine à Budapest


Trump et Poutine, dans un regain de cordialité, annoncent une réunion prochaine à Budapest

Donald Trump et Vladimir Poutine se verront prochainement à Budapest, une annonce surprise faite à la veille d'une entrevue à la Maison Blanche entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui espère obtenir des missiles Tomahawk.

Taille du texte:

La décision a été prise au cours d'un échange téléphonique jeudi entre les présidents russe et américain, dont le maître du Kremlin a profité pour avertir que la livraison de ces armes américaines "nuirait considérablement" à la relation entre Moscou et Washington.

"Nous voyons déjà que Moscou se précipite pour reprendre le dialogue dès qu'ils entendent parler de Tomahawks", a commenté sur X le président ukrainien, arrivé jeudi à Washington.

Vendredi, il espère convaincre Donald Trump de renforcer la position de l'armée ukrainienne alors que la Russie multiplie les frappes contre les infrastructures énergétiques en Ukraine.

Le président américain a jugé que son échange avec Vladimir Poutine avait été "très productif", Moscou parlant d'un entretien "extrêmement franc et empreint de confiance".

- Réchauffement -

Ces commentaires signalent un regain de cordialité entre les deux dirigeants, dont la relation s'était quelque peu rafraîchie depuis un sommet le 15 août en Alaska, conclu sans avancées concrètes sur la guerre en Ukraine.

"Nous avons décidé qu'une réunion de nos conseillers de haut niveau aurait lieu la semaine prochaine. Les premières réunions seront dirigées par le secrétaire d'Etat Mario Rubio pour les Etats-Unis" dans un lieu encore à définir, a écrit Donald Trump sur Truth Social.

"Puis le président Poutine et moi-même nous réunirons dans un endroit déjà convenu, Budapest, en Hongrie, pour voir si nous pouvons mettre fin à cette guerre +sans gloire+ entre la Russie et l'Ukraine".

"Les représentants des deux pays s'occuperont sans tarder de la préparation d'un sommet, qui pourrait être organisé, par exemple, à Budapest", a déclaré Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, devant la presse.

"Nous sommes prêts!" a commenté sur X le Premier ministre hongrois Viktor Orban, allié du chef d'Etat américain et proche du Kremlin.

Vladimir Poutine est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, dont la Hongrie a décidé de se retirer. Ce retrait sera effectif le 2 juin 2026.

Viktor Orban avait déjà reçu en avril le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lui aussi visé par un mandat d'arrêt de l'institution basée à La Haye (Pays-Bas).

- Tomahawk -

"Vladimir Poutine a réitéré son point de vue : les Tomahawk ne modifieront pas la situation sur le champ de bataille mais nuiront considérablement aux relations entre nos deux pays. Sans parler des perspectives de règlement pacifique" en Ukraine, a averti son conseiller diplomatique, Iouri Ouchakov.

Les missiles Tomahawk, en service depuis 42 ans et utilisé dans la quasi-totalité des interventions militaires américaines, permettraient à l'Ukraine de frapper loin à l'intérieur du territoire russe.

Cette arme sera le "sujet principal" de la rencontre avec Donald Trump vendredi, a dit jeudi à l'AFP un haut responsable ukrainien.

Tiré depuis des sous-marins ou des navires de surface, le BGM-109 Tomahawk vole jusqu'à 1.600 kilomètres, à 880 km/h à quelques dizaines de mètres du sol.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a tiré une série de 320 drones et 37 missiles, selon l'armée de l'air ukrainienne, qui a souligné que 283 drones et cinq missiles avaient été abattus.

- Très déçu -

Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a rompu l'isolement dans lequel les puissances occidentales maintenaient Vladimir Poutine depuis le début de la guerre en Ukraine.

Il a aussi remis en cause l'aide militaire accordée à l'Ukraine par Washington pendant la présidence de son prédécesseur démocrate Joe Biden, allant jusqu'à rudoyer publiquement Volodymyr Zelensky pendant un extraordinaire affrontement en février dans le Bureau ovale.

Le président américain, persuadé d'avoir une relation privilégiée avec son homologue russe, avait d'abord assuré qu'il pouvait mettre fin au conflit très rapidement, avant de concéder que l'entreprise était plus complexe que prévu.

Il a récemment estimé à la surprise générale que l'Ukraine pouvait remporter la guerre.

Le républicain de 79 ans s'est aussi dit à plusieurs reprises "très déçu" par Vladimir Poutine.

Donald Trump n'a toutefois pas exercé de pression significative sur la Russie pour qu'elle dépose les armes.

C.Blake--TNT

En vedette

Neuf morts durant l'entrée massive de migrants à Ceuta, Madrid envoie l'armée

Neuf migrants sont morts jeudi en tentant de rejoindre à la nage depuis le Maroc l'enclave espagnole de Ceuta, où plusieurs centaines d'autres sont arrivés dans les dernières heures, ce qui a poussé le gouvernement espagnol à annoncer le déploiement de soldats pour garantir la sécurité.

Le Pakistan fait état de négociations entre Washington et Téhéran

Le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, a affirmé jeudi que les belligérants négociaient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements américains sur l'Iran dans la nuit, et des tirs de représailles iraniens.

Nouveaux bombardements russes sur l'Ukraine, une famille décimée

Une famille a été décimée dans une frappe de missile russe qui a anéanti leur maison tôt jeudi dans le centre de l'Ukraine, le président Volodymyr Zelensky exhortant à nouveau les alliés de Kiev à fournir des missiles antibalistiques contre "la terreur russe" après une nouvelle nuit de frappes massives.

Varsovie accuse Moscou après la chute d'un missile en Pologne

Varsovie a accusé jeudi Moscou d'être à l'origine du tir d'un missile qui s'est écrasé en Pologne sans faire de blessés, lors de frappes massives menées sur l'Ukraine, une nouvelle incursion attribuée à la Russie dans un pays de l'Otan, qui a promis de "continuer à défendre" son "territoire".

Taille du texte: