The National Times - L'armée israélienne affirme contrôler 40% de la ville de Gaza

L'armée israélienne affirme contrôler 40% de la ville de Gaza


L'armée israélienne affirme contrôler 40% de la ville de Gaza
L'armée israélienne affirme contrôler 40% de la ville de Gaza / Photo: © AFP

L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir pris le contrôle de 40% de la ville de Gaza, la Défense civile locale faisant état de 61 morts dans les raids israéliens à travers le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Taille du texte:

Près de deux ans après le début de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l'armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses bombardements et ses opérations au sol à Gaza-ville.

Mais ni l'armée ni le gouvernement de Benjamin Netanyahu n'ont annoncé publiquement le début de l'offensive majeure pour s'emparer de la ville, prévue dans un plan approuvé en août.

Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, parmi les 61 Palestiniens tués, 30 ont péri dans les frappes à Gaza-ville (nord), présentée par l'armée comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.

"Aujourd'hui, nous contrôlons 40% du territoire de Gaza-ville", a indiqué le porte-parole de l'armée, Effie Defrin, dans une déclaration télévisée.

Selon les estimations de l'ONU, près d'un million de personnes vivent dans et autour de Gaza-ville. Des milliers de Palestiniens ont fui la ville ces dernières semaines selon des témoins.

- "Un million" -

Mercredi, un haut responsable militaire a déclaré qu'Israël s'attendait à ce "qu'un million" de personnes fuient vers le sud.

L'armée israélienne contrôle aujourd'hui environ 75% de la bande de Gaza, un territoire de 365 km2 où elle assiège les quelque deux millions d'habitants plusieurs fois déplacés par la guerre. L'ONU y a déclaré la famine, ce que dément Israël.

Le gouvernement Netanyahu a dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d'Israël.

Quasiment tous les jours, la Défense civile rapporte des dizaines de morts dans les opérations israéliennes.

Mais compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.

A Gaza-ville, une frappe sur des tentes de déplacés a fait cinq morts, dont trois enfants, selon M. Bassal.

"Mes enfants et moi dormions dans la tente quand nous avons entendu le bruit d'une explosion. Des éclats nous sont tombés dessus, et les enfants ont commencé à crier", a indiqué à l'AFP Israa al-Basous, qui a vu la tente voisine s'embraser.

- "Ils tuent nos enfants" -

Dans le secteur de Nousseirat (centre), M. Bassal a affirmé qu'une frappe israélienne avait tué sept personnes, dont trois enfants.

Dans une tente touchée par le raid, un homme âgé et sa petite-fille inspectent les dégâts. Des morceaux de tissu pendent des piquets et des effets personnels détruits jonchent le sol, selon des images de l'AFP.

"Ils nous affament, nous privent d'eau, nous déplacent et tuent nos enfants, tout cela sous les yeux du monde", s'est exclamée Oum Nabil Al-Aish, une Gazaouie qui a perdu des proches.

Au lendemain de plusieurs manifestations à Jérusalem pour exiger un accord de cessez-le-feu et la libération des otages, des dizaines de personnes se sont rassemblées jeudi soir devant la résidence du président israélien Isaac Herzog pour appeler à la fin de la guerre.

L'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza, dont 25 ont été déclarées mortes par l'armée israélienne.

La campagne de représailles israélienne a fait au moins 64.231 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

R.Campbell--TNT

En vedette

Plus de 60.000 migrants entrent illégalement dans l'enclave de Ceuta, l'Italie suspend la libre circulation avec l'Espagne

L'arrivée illégale de quelque 60.000 migrants en provenance du Maroc dans l'enclave espagnole de Ceuta, qualifiée par Madrid d'"attaque" contre son intégrité territoriale, a provoqué vendredi une crise d'une rare ampleur au sein de l'Union européenne, l'Italie ayant annoncé suspendre temporairement son espace de libre circulation avec l'Espagne.

Le mégafeu contenu en Gironde mais les flammes repartent de plus belle dans le Var

Après neuf jours de lutte acharnée et 42.000 hectares partis en fumée, l'amélioration se confirme vendredi en Gironde où le mégafeu est contenu alors qu'à 700 km de là, la situation est plus difficile dans le Var où l'incendie du Gros Bessillon a repris de l'ampleur, avec 2.000 personnes évacuées.

Plus de 60.000 migrants dans l'enclave de Ceuta, une des plus graves crises migratoires en Europe

Par la terre et par la mer, des dizaines de milliers de migrants ont illégalement rejoint l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, provoquant l'une des plus graves crises migratoires jamais vues en Europe.

Face à l'afflux exceptionnel de migrants, magasins fermés et "peur" dans l'enclave de Ceuta

A Ceuta, les commerces sont restés fermés, le pain se fait rare et les fêtes annuelles de la ville ont été annulées vendredi dans l’enclave espagnole d'Afrique du Nord, après l’afflux exceptionnel de 60.000 migrants venus du Maroc voisin.

Taille du texte: