The National Times - Fiasco pour Valls, éliminé au premier tour des législatives

Fiasco pour Valls, éliminé au premier tour des législatives


Fiasco pour Valls, éliminé au premier tour des législatives
Fiasco pour Valls, éliminé au premier tour des législatives / Photo: © AFP

Investi par la majorité présidentielle pour représenter les Français de l'étranger, Manuel Valls a été éliminé dimanche dès le premier tour, un nouveau fiasco pour l'ex-Premier ministre après l'échec de sa candidature aux municipales à Barcelone.

Taille du texte:

"Je prends acte des résultats (...) Si la dissidence et la division ont semé la confusion, je ne peux pas ignorer mon score et le fait que ma candidature n'a pas convaincu", a-t-il dit sur Twitter, avant même que les résultats officiels ne soient publiés par le ministère des Affaires étrangères.

"Il m'appartient lucidement d'en tirer les conséquences. La vie est suffisamment belle pour tourner tranquillement les pages", a ajouté M. Valls.

Avant d'appeler à faire barrage au deuxième tour au candidat de la Nupes, Renaud Le Berre, arrivé en tête dans cette cinquième circonscription des Français de l'étranger, qui regroupe l'Espagne, le Portugal, Monaco et Andorre et compte environ 120.000 électeurs inscrits.

Dans la soirée, le compte Twitter de M. Valls, dont tous les tweets avaient été effacés, affichait un message de clôture ("ce compte n'existe pas").

L'ex-ministre de l'Intérieur a recueilli 4.024 voix, derrière Roland Le Berre (6.942) et Stéphane Vojetta (6.123), député sortant élu sous les couleurs de La République en marche (LREM), selon les résultats officiels.

- "Parachutage" -

L'annonce le 5 mai de l'investiture de l'ex-Premier ministre avait fait l'effet d'une bombe dans cette circonscription, surtout chez les Français résidant en Espagne.

Stéphane Vojetta avait décidé de se maintenir face à ce "parachutage" tout en promettant, s'il était élu, de rester "un soutien loyal" d'Emmanuel Macron. Arrivé en deuxième position, il a appelé dimanche soir la majorité présidentielle à "se réunifier derrière (sa) candidature".

"Mais elle doit aussi prendre acte du message envoyé par les électeurs: une exigence de moins de verticalité, de plus d'écoute du terrain, et d'un véritable renouvellement de nos pratiques et de nos personnels politiques", a-t-il ajouté.

Le résultat du premier tour "signifie que j'avais, dès le début, raison dans la perception que j'avais des sentiments des électeurs", a-t-il ensuite dit à l'AFP.

Le choix de la majorité présidentielle d'investir Manuel Valls était "une décision erronée" sur le "potentiel électoral" de l'ex-Premier ministre, qui "souffrait d'un rejet en particulier en Espagne", a-t-il poursuivi.

- "Voix forte" -

Pour ces législatives, Manuel Valls pensait pourtant pouvoir rallier les électeurs grâce à son CV et à son réseau.

"Ma seule candidature a mis les projecteurs sur les Français de l'étranger", avait-il ainsi expliqué dans un entretien avec l'AFP à Madrid. "Je veux faire bénéficier les Français de mon expérience et de mon influence, (...) de ma voix forte", martelait-il.

Son échec marque un nouveau revers pour cet ancien poids lourd du Parti socialiste qui avait quitté la vie politique française il y a quatre ans pour tenter de conquérir en vain en 2019 la mairie de Barcelone, sa ville natale.

Persuadé de pouvoir "gagner" ces municipales, après son échec en 2017 aux primaires socialistes pour la présidentielle française, il n'était arrivé que quatrième avec environ 13% des voix derrière le candidat indépendantiste catalan et la maire sortante de gauche Ada Colau qui a été reconduite.

En couple avec Susana Gallardo, riche héritière d'une société pharmaceutique catalane, Manuel Valls avait finalement quitté en 2021 le conseil municipal de Barcelone pour faire son retour en France comme chroniqueur dans des émissions de RMC et de BFMTV.

Ce nouvel échec de l'ex-Premier ministre a été particulièrement raillé par la Nupes.

"C'est ce qu'on appelle un bon dimanche soir pour entamer la dernière semaine de campagne en France !", a tweeté Manon Aubry, eurodéputée de La France insoumise tandis qu'Adrien Quatennens, numéro deux du parti de Jean-Luc Mélenchon, a publié une photo de ce dernier et d'autres parlementaires de LFI brandissant des pancartes "Bon débarras".

D.Cook--TNT

En vedette

Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert

En entraînant indirectement la destruction de produits frais, la cyberattaque inédite qui a visé lundi les installations frigorifiques de nombreux supermarchés met en lumière la "vulnérabilité" de l'approvisionnement alimentaire en France, indissociable de la "sécurité collective", estime auprès de l'AFP Stéphane Linou, expert associé au laboratoire sécurité défense du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).

"Tenir bon": en Israël, des Bédouins déterminés à rester sur leurs terres malgré les démolitions

Sous un ciel couvert dans le sud d'Israël, des villageois bédouins errent parmi les décombres de leurs maisons, les dernières en date à avoir été démolies après avoir été jugées illégales par les autorités israéliennes.

Lunettes connectées: signalez quand vous filmez, demande le régulateur européen

Les lunettes connectées devraient clairement signaler quand elles filment, prennent des photos ou enregistrent du son, au nom du respect de la vie privée, a réclamé mardi le régulateur européen en charge de la protection des données (EDPB).

Ryad frappe un site pétrolier au Yémen, selon un média des Houthis

La coalition militaire menée par Ryad a bombardé mardi un site pétrolier au Yémen, selon le média des combattants pro-iraniens houthis qui ont promis de riposter en ciblant des locaux du géant pétrolier Aramco et l'aéroport de la capitale saoudienne.

Taille du texte: