The National Times - Gaza: une dévastation rappelant "un tremblement de terre" après des raids israéliens

Gaza: une dévastation rappelant "un tremblement de terre" après des raids israéliens


Gaza: une dévastation rappelant "un tremblement de terre" après des raids israéliens
Gaza: une dévastation rappelant "un tremblement de terre" après des raids israéliens / Photo: © AFP

Des centaines de bâtiments ont été détruits selon les secours dans les bombardements israéliens de la nuit dans la bande de Gaza où des témoins ont évoqué des scènes rappelant un tremblement de terre.

Taille du texte:

"Des centaines d'immeubles et de maisons ont été entièrement détruits et des milliers d’autres logements ont été endommagés", a affirmé à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile à Gaza, territoire palestinien sous contrôle du mouvement islamiste Hamas.

Les intenses bombardements de la nuit "ont changé le paysage de Gaza et des gouvernorats du nord", a-t-il ajouté.

Selon plusieurs témoignages que l'AFP a pu recueillir, les bombardements israéliens les plus violents de la nuit se sont concentrés sur des zones aux alentours de deux hôpitaux, al-Shifa à Gaza-ville et l'hôpital dit "indonésien" car construit grâce à des dons provenant d'Indonésie, dans le secteur de Jabaliya plus au nord.

Les raids ont détruit de nombreux bâtiments et laissé d'énormes cratères dans des rues entièrement défoncées.

Dans le camp de réfugiés de Chati, dans les limites de Gaza-ville, les bombardements israéliens ont provoqué d'importants dégâts, selon plusieurs témoins.

"Ce qui s'est passé à Chati est pire qu'un tremblement de terre", a déclaré à l'AFP l'un de ses habitants, Alaa Mahdi, 54 ans.

"Ca bombardait de partout, la marine, l'artillerie et les avions. Qui frappent-ils, la résistance? Non, les pauvres gens", ajoute-il.

Selon lui, le black-out de la bande de Gaza où communication et internet sont coupés depuis vendredi soir a été imposé "pour qu'ils commettent un massacre sans que personne n'en entende parler".

- "Situation très mauvaise" -

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a averti que la coupure des télécommunications dans la bande de Gaza risquait de "servir de couverture à des atrocités de masse".

Le chauffeur de taxi Jamal Abou Shaqfa, 50 ans, quitte le camp de Chati avec à bord de son véhicule une famille qui veut fuir vers le sud.

"On se dirige vers Khan Younès car les bombardements aveugles à Chati n'ont épargné ni femmes ni enfants ni vieillards. La situation est très mauvaise", dit-il.

Dans une rue du camp, des dizaines d'habitants fouillent dans les décombres d'une tour résidentielle, Bourj al-Ghoul, rasé dans les bombardements ainsi que les maisons autour.

Allongé sur le ventre sur les décombres pour mieux se faire entendre, l'un d'eux, Abdelmajid Abou Hassira, lance à l'adresse d'éventuels survivants ensevelis dans les ruines: "Y a-t-il quelqu'un en dessous? Nous sommes ici pour vous sauver".

Quelques heures avant le début des bombardements massifs vendredi soir, l'armée israélienne avait accusé le Hamas de "mener la guerre depuis les hôpitaux" de la bande de Gaza et de se servir de sa population comme "bouclier humain", ce que le mouvement islamiste a catégoriquement démenti.

Kamal Abou Fattoum, 47 ans, qui avait fui Gaza-ville la semaine dernière vers le sud y est retourné samedi matin pour découvrir que sa maison "a été endommagée" dans les raids de la nuit.

"Je suis ensuite allé au camp de Chati pour prendre des nouvelles de ma soeur qui y habite et j'ai vu des destructions pire que celles causées par le tremblement en Turquie", dit-il en se référant au séisme dévastateur qui a fait plus de 50.000 morts dans le sud-est de la Turquie en février.

"Les gens sont sous les décombres. Certains sont morts, d'autres sont encore en vie", ajoute-il.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par les attaques du Hamas sur le sol israélien, inédites par leur ampleur et leur violence, qui ont tué plus de 1.400 personnes, en majorité des civils, selon Israël. D'après l'armée israélienne, 229 personnes sont retenues en otages après avoir été emmenées de force dans la bande de Gaza, où le Hamas est au pouvoir depuis 2007.

Le ministère de la Santé du Hamas a de son côté annoncé que les bombardements lancés en représailles ont tué plus de 7.703 personnes, en immense majorité des civils parmi lesquels plus de 3.000 enfants.

C.Stevenson--TNT

En vedette

Gaza: Netanyahu et Kushner envisagent une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas

Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas, a déclaré un officiel israélien, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, excluant auprès de l'émissaire américain Jared Kushner tout retrait israélien de Gaza avant cette étape.

Gaza: Netanyahu et Kushner discutent d'une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas

Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas, a déclaré un officiel israélien, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, excluant auprès de l'émissaire américain Jared Kushner tout retrait israélien de Gaza avant cette étape.

Russie: un responsable du seul parti antiguerre condamné à 11 ans de prison

Le vice-président du parti antiguerre russe Iabloko, Lev Chlosberg, a été condamné lundi à 11 ans et un mois de prison pour des propos critiquant l'offensive de Moscou en Ukraine, lancée en février 2022.

Qui sont ZeroBytes, les pirates du fisc qui affirment avoir vendu les données volées ?

Se présentant comme un duo français, ZeroBytes, les pirates derrière le vol massif de données au fisc, déjà connus pour de précédentes cyberattaques, ont déclaré lundi à l'AFP avoir vendu leur butin, une affirmation à ce stade invérifiable.

Taille du texte: