The National Times - Retraite à 64 ans: baroud d'honneur pour les oppositions à l'Assemblée

Retraite à 64 ans: baroud d'honneur pour les oppositions à l'Assemblée


Retraite à 64 ans: baroud d'honneur pour les oppositions à l'Assemblée

Privées de vote sur une proposition d'annuler la retraite à 64 ans, les oppositions vont faire entendre leur colère jeudi face au camp présidentiel, accusé de dérives anti-démocratiques, lors d'une fin de partie qui s'annonce électrique à l'Assemblée.

Taille du texte:

Les députés pourront examiner la proposition de loi d'abrogation du groupe indépendant Liot, à partir de 09H00 dans l'hémicycle. Mais vidée de sa mesure-phare, qui avait entretenu la flamme des opposants à la réforme des retraites malgré sa promulgation mi-avril.

Sans surprise, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a brandi mercredi l'article 40 de la Constitution, qui proscrit toute proposition parlementaire créant une charge pour les finances publiques.

"J'applique la règle, rien que la règle", a justifié la titulaire du perchoir, qui a déclaré "irrecevables" des amendements rétablissant l'âge de la retraite à 62 ans, qui devaient être examinés jeudi en séance plénière.

La mesure avait d'abord été torpillée en commission lors d'un vote serré, puis réintroduite via ces amendements. La gauche et Liot avaient bon espoir de renverser le rapport de force, dans l'hémicycle, avec le soutien du RN et de certains députés LR.

- "Démocrature" -

En faisant barrage à leur examen, Yaël Braun-Pivet, issue des rangs macronistes, "a failli à sa charge", a tonné mercredi Bertrand Pancher le patron des députés Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot).

Faute de pouvoir voter sur une abrogation, "on va prendre à témoin l'opinion publique" depuis l'hémicycle jeudi, a-t-il promis, laissant augurer une séance houleuse.

Les socialistes souhaitent qu'il y ait un vote a minima sur le seul amendement en lien avec les 64 ans ayant passé le filtre de l'article 40, même s'il ne fait que demander un rapport. "Les députés qui voteront pour cet amendement exprimeront leur rejet de la réforme", estiment-ils.

Au-delà des retraites, les oppositions vont profiter de la tribune pour élargir leur contestation à celle de l'exercice du pouvoir par le camp présidentiel. De l'usage du 49.3 à celui de l'article 40, elles l'accusent d'avoir bafoué le Parlement pour faire passer sa réforme très contestée.

A l'extrême droite, Marine le Pen s'est inquiétée d'une "dérive vers l'antiparlementarisme".

"Ils pavent le chemin d'une démocratie illibérale", a lancé de son côté le patron des députés socialistes Boris Vallaud, tandis que son homologue communiste, André Chassaigne, a évoqué "une démocrature qui demain peut ouvrir à une dictature".

- Motion de censure -

La cheffe de file des Insoumis, Mathilde Panot, a estimé "inacceptable que l'on puisse faire un tel coup de force sans qu'il y ait une réaction derrière", annonçant son souhait de déposer une motion de censure.

Mais elle n'a pas donné de date pour cette initiative, qui doit encore être discutée entre les partenaires de la Nupes. Certains sont réticents, tout comme le groupe Liot, dont une motion avait échoué de justesse en mars.

Même adoptée par l'Assemblée, la proposition d'abrogation n'aurait eu que de faibles chances d'aboutir au plan législatif, n'ont eu de cesse de faire valoir les macronistes. Tout en s'inquiétant du signal politique qu'aurait envoyé une victoire des oppositions.

Avec la fin de cette séquence parlementaire, deux jours après une 14e journée de mobilisation sociale dont la participation a été la plus faible enregistrée en cinq mois de manifestations, l'exécutif espère pouvoir tourner la page des retraites.

Après la "discussion générale" jeudi matin sur sa proposition de loi d'abrogation, il est probable que Liot retire son texte avant même de passer à l'examen de ce qu'il en reste, a indiqué une source au sein du groupe.

L'objectif est de laisser une chance d'être débattus à certains des six autres textes que le groupe a préparés pour sa "niche parlementaire", alors que cette journée réservée devra s'achever quoi qu'il arrive à minuit.

Celle inscrite en seconde position vise à augmenter les recettes de la taxe sur les transactions financières (TTF) en faisant contribuer le secteur financier.

Une autre, portée par le député de Guadeloupe Olivier Serva, concerne l'Outre-mer. Elle propose notamment d'élargir aux actifs de ces territoires des dispositifs existants d'aide à la mobilité.

R.T.Gilbert--TNT

En vedette

Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains

Volodymyr Zelensky est attendu mardi en Norvège pour des entretiens avec les émissaires américains afin, selon Oslo, de remettre les efforts diplomatiques "sur une voie plus constructive" à un moment de fortes crispations entre Kiev et Washington.

努莎・奧貝爾:未見嶄新開局,卻見領導失能——波茨坦市長能否勝任其職?

努莎・奧貝爾(Noosha Aubel,50歲,無黨籍)曾向波茨坦市民承諾,將為這座城市帶來嶄新開局。此前,她的前任麥克・舒伯特(Mike Schubert,53歲,德國社會民主黨籍)已遭波茨坦市民罷免。然而,在奧貝爾上任將近一年之際,與這項承諾形成鮮明對照的,卻是涉及一名多重極重度身心障礙幼童照護問題的醜聞、破敗的道路、預算支出凍結,以及不斷升級的領導危機。這起照護醜聞,已成為邦首府波茨坦、尤其是努莎・奧貝爾在道德層面嚴重失格的明證。與此同時,她所擔任的職位享有高額薪酬:奧貝爾目前領取的年度基本薪資為143,056歐元。根據已公布的薪級調整計畫,未來更將增至每年169,006.44歐元,而這筆支出須由市民負擔。因此,一個令人不安、卻完全合理的問題隨之浮現:努莎・奧貝爾在經濟、組織管理及政治層面,究竟是否具備治理一座邦首府所需的能力?

17 octobre : Marylise Léon (CFDT) demande de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées

La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a estimé mardi sur France Inter que l'exécutif "paie cash dix ans de verticalité" du pouvoir à travers les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et appelé à de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées.

Colombie: un palais présidentiel bis aux airs de Maison Blanche suscite la controverse

Le nouveau président de droite de la Colombie a pris ses quartiers loin de Bogota, dans une bâtisse aux airs de petite Maison Blanche, un message politique décrié par ses opposants qui fustigent une onéreuse mise en scène.

Taille du texte: