The National Times - Le gouvernement rend possible l'effarouchement de l'ours dans les Pyrénées

Le gouvernement rend possible l'effarouchement de l'ours dans les Pyrénées


Le gouvernement rend possible l'effarouchement de l'ours dans les Pyrénées
Le gouvernement rend possible l'effarouchement de l'ours dans les Pyrénées / Photo: © Pays de l'Ours/AFP/Archives

Le gouvernement a ouvert la voie vendredi à des mesures d'effarouchement de l'ours dans les Pyrénées, les préfets pouvant désormais autoriser, sous condition, de telles mesures en cas d'attaques du plantigrade sur des troupeaux.

Taille du texte:

Depuis la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées au cours des années 1990, les éleveurs de brebis se plaignent de prédations. L'Office français de la biodiversité (OFB) a pour sa part dénombré 331 attaques d'ours sur le cheptel dans ce massif montagneux en 2022, contre 333 l'année précédente.

Différents arrêtés préfectoraux, légalisant l'effarouchement et souhaités par les éleveurs, ont été cassés par la justice administrative, l'ours étant une espèce protégée.

Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau avait promis mi-avril de nouveaux arrêtés sur le sujet - chose faite avec le texte publié vendredi au journal officiel.

Ce dernier permet aux préfets de département d'autoriser des "mesures d'effarouchement visant la protection des troupeaux domestiques pour prévenir les dommages par déprédation".

Sont possibles des mesures d'effarouchement simple à l'aide de moyens lumineux (torches, phares, guirlandes lumineuses) et sonores (cloches, sifflets, pétards, sirènes); ainsi que des mesures renforcées avec des tirs sonores non létaux.

Cette deuxième option n'est possible que si les mesures simples n'ont pas eu d'effet.

Des attaques doivent justifier les demandes d'autorisation d'effarouchement, qui sont "possibles à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante", estime le gouvernement.

"Il n'y a lieu d'autoriser le recours à l'effarouchement que lorsque les mesures de protection des troupeaux, bien qu'effectives et proportionnées, s'avèrent insuffisamment efficaces" et que "le troupeau concerné a déjà subi des dommages", précise le gouvernement.

"Dans le coeur du parc national des Pyrénées, aucune mesure d'effarouchement renforcé ne peut être autorisée" et tout effarouchement simple nécessite l'autorisation du directeur du parc, précise l'arrêté.

"Les mesures d'effarouchement renforcé mises en oeuvre depuis 2019 dans les Pyrénées ont permis, lors des contacts, la mise en fuite des ours et l'échec de leur tentative d'approche du troupeau", juge également le gouvernement dans le texte.

En 2022, l'OFB a recensé 76 ours dans les Pyrénées, chiffre en hausse par rapport à 2021 (74) et 2020 (64).

R.Campbell--TNT

En vedette

Après CNews, Sonia Mabrouk promet "une conversation saine" sur BFMTV, sans se renier

Partie des médias Bolloré et de leurs polémiques pour BFMTV, Sonia Mabrouk promet dans un entretien à l'AFP que sa nouvelle émission accueillera des "opinions tranchées" dans "une conversation saine", tout en assumant de parler de "nation et d'identité", à une heure où elle sera en concurrence avec Pascal Praud sur CNews.

Rentrée des radios et télés : cap sur la présidentielle

Voix et visages des médias vont peu changer à la rentrée, à l'exception de l'arrivée de Sonia Mabrouk sur BFMTV et du possible retrait de Léa Salamé sur France 2, alors que radios et télévisions se mettent déjà en ordre de marche pour couvrir la présidentielle de 2027.

Hong Kong: deux militants de la mémoire de Tiananmen reconnus coupables d'"incitation à la subversion"

Deux militants prodémocratie et organisateurs de veillées en souvenir de Tiananmen ont été déclarés coupables d'"incitation à la subversion" vendredi à Hong Kong, à l'issue d'un procès critiqué par les défenseurs des droits comme un nouveau signe d'érosion des libertés dans le territoire.

Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit vendredi pour une deuxième séance de "vote indicatif" en vue de la désignation du futur secrétaire général, dans un contexte de profondes divisions au sein de l'institution.

Taille du texte: