The National Times - Biden déroule le tapis rouge pour l'allié sud-coréen

Biden déroule le tapis rouge pour l'allié sud-coréen


Biden déroule le tapis rouge pour l'allié sud-coréen
Biden déroule le tapis rouge pour l'allié sud-coréen / Photo: © AFP

Le président américain Joe Biden a accueilli en grande pompe mercredi à la Maison Blanche son homologue sud-coréen Yoon Suk Yeol, les deux dirigeants devant annoncer un renforcement du parapluie sécuritaire des Etats-Unis pour cet allié clé face à la Corée du Nord.

Taille du texte:

Le président Yoon, qui effectue une visite d'Etat de six jours aux Etats-Unis, est arrivé sous les acclamations de quelques centaines de personnes rassemblées devant la Maison Blanche et a reçu les honneurs militaires lors d'une cérémonie bien rôdée.

Il s'agit seulement de la deuxième visite d'Etat d'un dirigeant étranger sous la présidence Biden, après celle du président français Emmanuel Macron en décembre dernier.

Dans de brefs propos avant leur entretien, M. Biden a salué "un lien indestructible" entre les deux pays et leur "alliance indéfectible" initiée lors de la guerre de Corée il y a sept décennies.

Les deux dirigeants doivent s'entretenir dans le Bureau ovale, puis tenir une conférence de presse commune avant de participer avec leurs épouses à un dîner de gala en soirée.

- "Dissuasion renforcée" -

Avant cette rencontre aux relents géostratégiques, de hauts responsables avaient indiqué que les présidents Biden et Yoon comptaient annoncer des mesures visant à renforcer la dissuasion face aux menaces du voisin du Nord, dont l'escale d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins en Corée du Sud pour la première fois depuis quatre décennies.

Le déploiement "occasionnel" de ce sous-marin équipé de missiles balistiques à tête nucléaire, fait partie des principales mesures d'une "Déclaration de Washington" qui sera adoptée par les deux dirigeants mercredi.

Cette déclaration met aussi en place un mécanisme de consultation et d'échange d'informations avec Séoul sur le nucléaire qui vise à renforcer le parapluie sécuritaire américain et rassurer l'allié sud-coréen.

"Les Etats-Unis n'ont pas pris de telles mesures, vraiment, depuis le temps de la Guerre froide avec une poignée de nos plus proches alliés en Europe", a affirmé un responsable sous couvert d'anonymat.

"Nous cherchons à nous assurer qu'en prenant ces mesures notre engagement en faveur d'une dissuasion renforcée ne fasse l'objet d'aucun questionnement", a-t-il ajouté.

La Corée du Nord a procédé cette année à un niveau record de tirs de missiles balistiques.

Un autre responsable, également sous couvert d'anonymat, a assuré que les Etats-Unis n'avaient aucunement l'intention de stationner des armes nucléaires en Corée du Sud.

En outre, Séoul réaffirmera dans la déclaration son engagement à ne pas chercher à se doter de son propre arsenal nucléaire.

- Plus "visible" -

Pour les Etats-Unis, il s'agit de rendre "notre dispositif de dissuasion plus visible à travers le déploiement à intervalles réguliers de moyens stratégiques", a dit le responsable.

Outre les sous-marins, il y aura "une cadence régulière de visites de bombardiers et de porte-avions". Mais il n'y aura pas "de stationnement de ces moyens ni d'armes nucléaires", a-t-il dit.

Le responsable a affirmé que les autorités américaines en avaient averti la Chine au préalable afin de leur expliquer "le raisonnement" derrière ces mesures, alors que Pékin risque fort de dénoncer une nouvelle escalade dans la région.

Il a encore fait part de la "déception" de Washington qui déplore que Pékin n'ait pas "usé de son influence" sur Pyongyang.

Les présidents Biden et Yoon adopteront mercredi d'autres mesures en matière de coopération dans le domaine cybernétique, économique et dans la lutte contre le changement climatique.

Arrivé lundi dans la capitale, le président sud-coréen s'était rendu mardi au cimetière d'Arlington, ainsi qu'au centre spatial Goddard de la Nasa près de Washington, accompagné de la vice-présidente Kamala Harris.

Il s'est aussi rendu mardi soir avec le président Biden au mémorial de la guerre de Corée, situé dans le centre de la capitale et montrant des figurines en acier à taille humaine de soldats en patrouille durant la guerre de Corée (1950-1953) contre le Nord communiste.

S.Collins--TNT

En vedette

Après CNews, Sonia Mabrouk promet "une conversation saine" sur BFMTV, sans se renier

Partie des médias Bolloré et de leurs polémiques pour BFMTV, Sonia Mabrouk promet dans un entretien à l'AFP que sa nouvelle émission accueillera des "opinions tranchées" dans "une conversation saine", tout en assumant de parler de "nation et d'identité", à une heure où elle sera en concurrence avec Pascal Praud sur CNews.

Rentrée des radios et télés : cap sur la présidentielle

Voix et visages des médias vont peu changer à la rentrée, à l'exception de l'arrivée de Sonia Mabrouk sur BFMTV et du possible retrait de Léa Salamé sur France 2, alors que radios et télévisions se mettent déjà en ordre de marche pour couvrir la présidentielle de 2027.

Hong Kong: deux militants de la mémoire de Tiananmen reconnus coupables d'"incitation à la subversion"

Deux militants prodémocratie et organisateurs de veillées en souvenir de Tiananmen ont été déclarés coupables d'"incitation à la subversion" vendredi à Hong Kong, à l'issue d'un procès critiqué par les défenseurs des droits comme un nouveau signe d'érosion des libertés dans le territoire.

Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit vendredi pour une deuxième séance de "vote indicatif" en vue de la désignation du futur secrétaire général, dans un contexte de profondes divisions au sein de l'institution.

Taille du texte: