The National Times - Dans un contexte de forte inflation, industriels et supermarchés (à nouveau) autour de la table

Dans un contexte de forte inflation, industriels et supermarchés (à nouveau) autour de la table


Dans un contexte de forte inflation, industriels et supermarchés (à nouveau) autour de la table
Dans un contexte de forte inflation, industriels et supermarchés (à nouveau) autour de la table / Photo: © AFP

Pâtes, huile, poulet: la facture des courses va continuer de grimper en 2023, mais à quel point? Supermarchés et industriels de l'agroalimentaire reviennent une nouvelle fois à la table des négociations pour discuter des prix de l'an prochain, dans un contexte explosif.

Taille du texte:

Plus de 20% pour les conserves de fruit, ou 41% pour les croquettes pour animaux: au vu des demandes d'augmentation tarifaire des industriels, le président du comité stratégique E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a dit s'attendre à un "tsunami" d'inflation alimentaire l'an prochain.

Étranglées par la hausse de leurs coûts de production, les entreprises de l'agro-industrie vont tenter une nouvelle fois de convaincre les supermarchés d'acheter plus cher leurs yaourts, steaks hachés et autres produits qu'ils mettront dans leurs rayons.

"Les demandes de la part des industriels sont très souvent entre 10 et 25% d'augmentation" du prix, dit à l'AFP Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution.

Et pour ce "round" de négociations, une grande incertitude demeure: dans quelle mesure sera pris en compte le coût de l'énergie, dont les prix ont flambé mais que la grande distribution n'est légalement pas obligée de répercuter.

- Flambée de l'énergie -

Après une année 2022 exceptionnelle, avec des renégociations qui étaient devenues quasi permanentes pour tenter de prendre en compte la flambée des prix de la matière première agricole et des coûts de production, les négociations pour 2023 doivent revenir à un rythme plus normal.

Les industriels ont normalement dû envoyer leurs demandes de tarifs à leurs clients de la grande distribution avant la date butoir du 1er décembre, et les deux parties ont jusqu'à fin février pour s'entendre sur les modalités d'achat.

En 2022, certains industriels ont obtenu plusieurs salves de hausses: le numéro un français de la volaille LDC, par exemple, a pu faire accepter à ses clients une de 25%, puis une autre de 10%.

Mais tous n'ont pas été si bien lotis: si la loi Egalim 2, adoptée en 2021, a obligé les distributeurs à accepter sans négocier les hausses de prix liées à la matière première agricole, il n'en est rien pour les coûts de production industrielle, dont fait partie l'énergie.

Ceux qui n'ont pas réussi à passer les hausses "se trouvent sur une ligne de crête" et vont s'efforcer d'intégrer dans leurs nouvelles demandes de revalorisation "la hausse de prix qu'ils n'ont pas pu passer en 2022, faute d'accord avec les distributeurs", explique à l'AFP Thierry Dahan, le médiateur des relations commerciales agricoles.

- Appel à la solidarité -

D'où un risque de forte hausse des prix, alors que l'inflation alimentaire, à 12% sur un an en octobre selon l'Insee, est déjà "à un niveau rarement vu en France", observe Yannick Fialip, président de la commission économique du premier syndicat agricole, la FNSEA.

Dilemme cornélien: sans augmentation importante, producteurs et industriels pourraient "arrêter de produire", voire même être en faillite selon lui. Mais d'un autre côté, ce sont les consommateurs en bout de chaîne qui souffriront en cas de forte hausse des prix.

L'Inspection générale des Finances (IGF) a récemment estimé que ni les industriels, ni les supermarchés n'avaient tenté de profiter de la période pour gonfler leurs marges en 2022. Leur marge de manoeuvre est donc assez réduite.

Et dans un contexte où les clients sont très attentifs à leur ticket de caisse, les supermarchés risquent de rechigner à accorder des hausses de tarifs qui pourraient les rendre moins compétitifs par rapport à la concurrence.

"Nous n'avons pas le choix: sans solidarité, c'est tout l'édifice qui s'effondre", a plaidé Jean-Philippe André, de l'Ania, qui représente l'industrie agro-alimentaire.

"Tout le monde va devoir prendre une part de l'effort, à part naturellement les agriculteurs, qui sont protégés par Egalim 2", observe en écho Jacques Creyssel. Mais il ajoute que "ceux qui vont devoir faire les plus gros efforts sont les acteurs avec les plus grosses marges, les gros industriels internationaux".

P.Murphy--TNT

En vedette

Noosha Aubel: Misslyckat ledarskap i stället för en nystart – är Potsdams överborgmästare vuxen uppgiften?

Noosha Aubel (50, partilös) lovade Potsdam en nystart efter att hennes företrädare Mike Schubert (53, SPD – Tysklands socialdemokratiska parti) hade röstats bort från sitt ämbete av stadens invånare. Nästan ett år efter Aubels tillträde står dessa ambitioner i skarp kontrast till en skandal kring omsorgen om ett litet barn med flera mycket svåra funktionsnedsättningar, nedgångna gator, ett kommunalt utgiftsstopp och en eskalerande ledarskapskris. Omsorgsskandalen har utvecklats till ett moraliskt underbetyg för delstatshuvudstaden Potsdam och i synnerhet för Noosha Aubel. Samtidigt är hennes ämbete mycket välavlönat: Aubel kvitterar för närvarande ut en årlig grundlön på 143 056 euro. Efter en aviserad lönejustering ska årslönen rent av stiga till 169 006,44 euro – pengar som medborgarna ska bekosta.Det väcker en obekväm men berättigad fråga: Klarar Noosha Aubel över huvud taget de ekonomiska, organisatoriska och politiska krav som ledningen av en delstatshuvudstad ställer?

Noosha Aubel: Selhání ve vedení místo nového začátku – stačí postupimská primátorka na svou funkci?

Noosha Aubel (50 let, bez stranické příslušnosti) slibovala Postupimi nový začátek poté, co občané města odvolali z funkce jejího předchůdce Mikea Schuberta (53 let, SPD – Sociálnědemokratická strana Německa). Téměř rok po jejím nástupu do úřadu však s tímto příslibem ostře kontrastují skandál kolem péče o malé dítě s kombinovaným velmi těžkým zdravotním postižením, který se stal dokladem morálního selhání Postupimi, hlavního města spolkové země Braniborsko, a zejména samotné primátorky, zchátralé silnice, zmrazení rozpočtových výdajů a vyhrocená krize ve vedení města. Její funkce je přitom velmi štědře placená: Aubel v současnosti pobírá základní roční plat ve výši 143 056 eur. Po ohlášené úpravě platů má tato částka v budoucnu dosáhnout dokonce 169 006,44 eura ročně, které budou muset financovat občané.Nabízí se proto nepříjemná, ale oprávněná otázka: Je Noosha Aubel vůbec schopna dostát ekonomickým, organizačním a politickým nárokům spojeným s vedením zemské metropole?

Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, Moscou salue un "moment historique"

Moscou a qualifié samedi de "moment historique" la décision de Donald Trump d'exempter la Russie de nouvelles sanctions majeures prévues dans une loi récemment adoptée par le Congrès.

Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, en pleine crise avec Kiev

Donald Trump a exempté vendredi soir la Russie de nouvelles sanctions majeures prévues dans une loi récemment adoptée par le Congrès, infligeant un nouveau camouflet à l'Ukraine qui craint d'être lâchée par son allié américain.

Taille du texte: