The National Times - Chaleur record aux Emirats, où le thermomètre dépasse les 50 degrés Celsius

Chaleur record aux Emirats, où le thermomètre dépasse les 50 degrés Celsius


Chaleur record aux Emirats, où le thermomètre dépasse les 50 degrés Celsius
Chaleur record aux Emirats, où le thermomètre dépasse les 50 degrés Celsius / Photo: © AFP

Les Emirats arabes unis ont annoncé vendredi avoir enregistré une température record pour un mois de mai, avec 50,4 degrés Celsius, un niveau inédit depuis plus de deux décennies dans ce pays du Golfe.

Taille du texte:

"La plus haute température enregistrée à travers le pays aujourd'hui est de 50,4 degrés Celsius à Al Shawamekh", dans l'émirat d'Abou Dhabi, a indiqué le Centre national de météorologie (NCM) sur son compte X.

"C'est la température la plus élevée jamais enregistrée (en mai) depuis qu'on a commencé les relevés en 2003", a-t-il affirmé à l'AFP.

Le pays désertique, habitué aux fortes chaleurs estivales, semble cette année confronté à une entrée en saison particulièrement précoce.

"Il faisait une chaleur insupportable aujourd'hui (vendredi), on aurait dit que l'été avait commencé", raconte à l'AFP un habitant d'Abou Dhabi, qui n'a pas souhaité être identifié.

Arrivé en retard pour la prière du vendredi, le jeune homme de 26 ans dit avoir failli s'évanouir en priant à l'extérieur à la mi-journée. "J'étais trempé", confie-t-il.

Dans l'émirat voisin de Dubaï, Mohammed Juma, expert en marketing, explique n'avoir pas pu remettre ses chaussures en sortant de la mosquée tant elles étaient brulantes. "J'ai du verser de l'eau dessus", raconte ce Palestinien de 31 ans.

Même à l'intérieur de sa voiture, la climatisation ne suit plus, ajoute-t-il.

- Réchauffement climatique -

Le nombre de jours extrêmement chauds a presque doublé dans le monde en trois décennies. Et les scientifiques ont montré que les canicules à répétition étaient un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et que ces vagues de chaleur étaient appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

Aux Emirats, le précédent record pour un mois de mai remontait à 2009, avec 50,2 degrés Celsius, selon le CNM. Celui-ci a diffusé une série de recommandations appelant la population à limiter son exposition au soleil et à s'hydrater régulièrement.

Une première alerte avait été émise le mois dernier, après une vague de chaleur là encore inhabituelle, au cours de laquelle la température moyenne maximale mensuelle avait atteint 42,6 degrés, un pic jamais observé depuis 2003.

Le 27 avril, le thermomètre avait culminé à 46,6 degrés, deuxième température la plus haute jamais enregistrée en avril dans le pays, après un record de 46,9°C en avril 2012.

- "Suffocante" -

Comme dans les autres pays du Golfe, les fortes chaleurs sont particulièrement éprouvantes pour les millions de travailleurs étrangers, employés notamment dans le secteur de la construction et de la livraison.

Selon un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié en 2024, les travailleurs dans les pays arabes sont parmi les plus exposés au stress thermique dans le monde, 83,6 % d'entre eux souffrant d'une exposition excessive à la chaleur au travail.

Youssef, un Egyptien de 45 ans installé à Dubaï et qui propose des tours en montgolfière, dit avoir l'impression d'étouffer.

"C'est un sentiment très difficile, on ne peut plus rien faire, et l'humidité est suffocante", souffle-t-il.

En contraste, le mois d'avril dernier avait été marqué par des pluies records dans l'émirat.

Les scientifiques du réseau World Weather Attribution (WWA) avaient alors conclu que ces pluies diluviennes, inédites depuis 75 ans, avaient été "très probablement" exacerbées par le réchauffement climatique, essentiellement causé par la combustion des énergies fossiles.

H.Davies--TNT

En vedette

Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran

Déjà ébranlée par les effets de la guerre au Moyen-Orient, l’Asie est désormais confrontée à la perspective des forts aléas météorologiques d'El Niño qui pourraient faire bondir la demande d’énergie, affaiblir la production hydroélectrique et dévaster les récoltes.

La bataille climatique contre le méthane pourrait contribuer à atténuer la crise énergétique

Des responsables gouvernementaux du monde entier, dont la France, ont réclamé lundi une action plus rapide du secteur des énergies fossiles pour réduire les émissions de méthane, soulignant qu'elle permettrait à la fois de freiner le changement climatique et de fournir d'énormes quantités de gaz pour atténuer la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient.

Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE

Les émissions de méthane liées aux énergies fossiles restent "à des niveaux très élevés", avertit l’Agence internationale de l’énergie, qui souligne que la récupération de ces rejets pourrait fournir d'énormes quantités de gaz aux marchés sous tension depuis la guerre au Moyen‑Orient.

A la conférence de Santa Marta, la France vante son plan pour sortir des énergies fossiles

La France a été saluée mardi en Colombie pour sa feuille de route de sortie du charbon, du pétrole et du gaz d'ici 2050, une planification que les pays réunis à la conférence internationale de Santa Marta voudraient voir imitée à grande échelle.

Taille du texte: