Wall Street clôture en nette hausse, salue le ton de la Fed
La Bourse de New York a terminé en nette hausse jeudi, rassurée par le ton ferme du président de la Réserve fédérale (Fed) pour combattre l'inflation, malgré les pressions de Donald Trump.
Le Dow Jones a progressé de 0,61%, l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,14% et l'indice Nasdaq s'est envolé de 1,69%.
"La Fed a gagné hier en crédibilité aux yeux de la communauté financière", commente auprès de l'AFP Jack Ablin, analyste de Cresset.
L'institution monétaire a décidé mercredi de rehausser ses taux d'un quart de point pour atteindre une fourchette comprise entre 3,75% et 4%, une décision unanime et largement anticipée par le marché.
Nourrie par l'envolée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient, l'inflation est "trop élevée, depuis trop longtemps", a justifié Kevin Warsh en conférence de presse.
Il a fait savoir qu'il assumait pleinement la décision des membres du comité de politique monétaire. Il l'a qualifiée de "juste" et "sérieuse".
Les prévisions actualisées de la Fed ont par ailleurs laissé entrevoir un tour de vis supplémentaire en 2026 pour palier l'inflation.
"La Réserve fédérale a clairement affirmé son indépendance en matière de politique monétaire", une position saluée par les marchés, estime Kevin Ford, analyste chez Convera.
Nombre d'analystes craignaient que Kevin Warsh ne cède aux pressions du président américain Donald Trump, qui n'a eu de cesse de plaider pour un assouplissement monétaire.
"La baisse des cours du pétrole et des taux obligataires soutient" aussi la "hausse généralisée" de Wall Street jeudi, observent les analystes de Briefing.com.
Le baril de Brent, référence internationale, s'est replié de 0,95%, après être tombé de plus de 4% en séance face à un regain d'optimisme sur la capacité de l'Arabie saoudite à maintenir ses exportations de brut malgré la poursuite du conflit au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, le rendement des emprunts de l'Etat américain à dix ans se détendait à 4,93% vers 20H15 GMT, contre 5,02% à la clôture la veille. L'échéance à 30 ans passait de 5,36% à 5,28%.
Côté entreprises, le fabricant de groupes électrogènes de secours Generac a été propulsé (+18,33% à 207,20 dollars), après avoir conclu un partenariat avec Amazon, visant à équiper les centres de données du géant du commerce en ligne et du numérique.
Le constructeur automobile General Motors a été recherché (+2,74% à 86,60 dollars) après l'annonce d'une première livraison de composants de missiles intercepteurs PAC-3 au groupe d'aéronautique et de défense Lockheed Martin (+0,13% à 537,96 dollars), alors que les Etats-Unis tentent d'accélérer la reconstitution de leur arsenal, amoindri par la guerre contre l'Iran.
Le spécialiste des équipements sportifs Nike (+1,69% à 36,38 dollars) a terminé en hausse après l'annonce de la nomination d'Alexandre Arnault, fils du milliardaire et PDG de LVMH Bernard Arnault, à son conseil d'administration.
T.Cunningham--TNT