The National Times - Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste

Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste


Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste
Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste / Photo: © POOL/AFP

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a maintenu jeudi ses principaux ministres en poste lors d'un remaniement gouvernemental destiné à consolider la coalition au pouvoir tout en préparant une baisse controversée de la taxe sur la consommation.

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Les Premiers ministres japonais remanient régulièrement leur gouvernement afin de renouveler l'image de l'exécutif auprès du public et de répartir les portefeuilles ministériels entre soutiens fidèles et parlementaires expérimentés du même parti.

Mme Takaichi, qui bénéficie d'une popularité élevée, souhaitait cependant conserver le noyau dur de son équipe afin d'afficher la continuité de sa politique, selon des observateurs.

Le secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, a été reconduit à son poste, tout comme la ministre des Finances Satsuki Katayama, le ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi et le ministre de la Défense Shinjiro Koizumi.

"Sans croissance économique, nous ne pouvons pas maintenir des finances durables", a déclaré Takaichi aux journalistes, promettant de continuer à poursuivre sa "politique budgétaire responsable et proactive".

En stimulant l'investissement intérieur, ce qui se traduira par une hausse de l'emploi et des revenus des ménages, "nous visons à mettre en place un cercle vertueux" de croissance économique qui permettra au Japon d'augmenter ses recettes fiscales, a-t-elle indiqué.

Ce remaniement est également perçu comme un moyen de consolider son capital politique avant l'élection pour la présidence de son Parti libéral-démocrate (PLD), prévue l'an prochain.

Le ministre du Commerce et de l'Industrie Ryosei Akazawa, principal négociateur sur les questions douanières avec les Etats-Unis, et Minoru Kiuchi, le ministre chargé de la stratégie de croissance économique, partisan d'une politique de dépenses budgétaires actives, ont également été reconduits dans leurs fonctions.

Mme Takaichi est confrontée à la hausse de l'inflation et à la faiblesse du yen, tout en poursuivant une réduction controversée de la taxe à la consommation sur les produits alimentaires à partir de l'année prochaine.

Si cette promesse est populaire auprès des électeurs, des économistes s'inquiètent du flou sur la source de financement de la mesure, dont le coût est estimé à quelque 5.000 milliards de yens (28 milliards d'euros).

La politique de dépenses publiques expansives de Mme Takaichi a également inquiété les marchés, faisant grimper le rendement de l'obligation d'Etat japonaise de référence à environ 3,0%, son niveau le plus élevé depuis trois décennies.

"Nous assurerons la confiance des marchés en renforçant la communication" avec les électeurs et les acteurs de marché, en expliquant sa politique "avec un haut niveau de transparence", a-t-elle poursuivi, interrogée sur les inquiétudes des marchés quant à la durabilité de sa politique budgétaire.

Prolongé à la Défense, Shinjiro Koizumi reste chargé de la "mise à jour" de la politique de défense du Japon tout en appliquant la volonté de la Première ministre d'augmenter les dépenses militaires du pays.

"La révision de notre stratégie est une entreprise qui a un impact majeur sur la sécurité du Japon et sur l'ensemble de la région", a-t-il déclaré aux journalistes.

Le ministère de la Défense "doit mobiliser toutes ses ressources et avancer plus rapidement (...) avec un fort sentiment d'urgence", a-t-il ajouté.

Mme Takaichi a par ailleurs confié les rênes de la réforme réglementaire à Hiroshi Nakatsuka, 70 ans, membre du Parti de l'innovation du Japon, partenaire de coalition du PLD.

Cette formation a noué une alliance avec le Parti libéral-démocrate conservateur de Mme Takaichi en octobre, mais avait jusqu'à présent choisi de ne pas participer à son gouvernement.

P.Murphy--TNT

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