The National Times - Hôtellerie-restauration : qui pour succéder à Thierry Marx à la tête du principal syndical patronal ?

Hôtellerie-restauration : qui pour succéder à Thierry Marx à la tête du principal syndical patronal ?


Hôtellerie-restauration : qui pour succéder à Thierry Marx à la tête du principal syndical patronal ?
Hôtellerie-restauration : qui pour succéder à Thierry Marx à la tête du principal syndical patronal ? / Photo: © AFP/Archives

Qui succédera au médiatique chef Thierry Marx à la tête de l'Umih, principale organisation patronale de l'hôtellerie-restauration ? Les candidats pouvaient se faire connaître jusqu'à dimanche soir, avant l'élection prévue le 13 octobre.

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Le conseil de surveillance de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) se réunira jeudi pour valider et annoncer la liste des candidats. Ce sont ensuite les présidents des fédérations départementales qui seront appelés à voter.

Jusqu'ici, deux candidats se sont déclarés : le restaurateur bordelais Franck Chaumès, actuel président de la branche restauration de l'Umih, et l'hôtelier-restaurateur perpignanais Brice Sannac, co-président de l'Umih Occitanie.

Forte de 35.000 adhérents (dans un secteur de l'hôtellerie-restauration qui compte 220.000 établissements) et 106 fédérations départementales, l'Umih se présente comme la troisième plus grosse organisation patronale sectorielle en France derrière la Capeb et la FFB (bâtiment).

L'autre organisation patronale du secteur, le Groupement des hôtelleries et restaurateurs de France (GHR) en compte environ 15.000.

"Le secteur a besoin d'une Umih forte et crédible", selon Brice Sannac, 36 ans, qui a présenté son programme la semaine dernière avec sa colistière Céline Viale, restauratrice de 54 ans, candidate à la vice-présidence.

Jugeant l'organisation actuelle "trop verticale", ils souhaitent rénover la gouvernance.

Ils saluent tout de même le fait que Thierry Marx ait "participé à mettre en lumière l'Umih et nos métiers, il a eu un impact positif sur l'image et fait connaître l'organisation aux jeunes".

Parmi leurs priorités : la conquête de nouveaux adhérents "dans les territoires", redorer l'image des métiers du secteur auprès des jeunes, lutter contre la concurrence des plateformes, créer un fonds de solidarité paritaire face aux crises climatiques, protéger la notion de restaurant...

- Différends -

Pour eux comme pour Franck Chaumès, 60 ans, qui a fait connaitre sa candidature sur LinkedIn au début de l'été, il s'agira de défendre un secteur qui déplore 25 fermetures par jour, bousculé par les changements d'habitude des Français, la baisse de pouvoir d'achat et la hausse du coût des matières premières.

Il s'agira aussi de porter la voix de la profession pendant la campagne présidentielle de 2027 avec des enjeux autour de la fiscalité des pourboires, de la TVA, des titres-restaurant ou des taxes de séjour.

"Après avoir échangé avec Thierry Marx, qui m'a confirmé sa volonté de ne pas solliciter un nouveau mandat, j'ai pris ma décision. Je suis candidat, aux côtés de Valentin Prudon, président de l'Umih Corrèze et Creuse, hôtelier engagé, homme de terrain", a annoncé Franck Chaumès, membre de l'équipe dirigeante actuelle.

Thierry Marx avait succédé fin 2022 à Roland Héguy, hôtelier retraité resté douze ans à la tête du syndicat.

Le cuisinier aux mille vies, patron du restaurant parisien Onor et ex-chef deux étoiles du restaurant du palace Mandarin Oriental, connu du grand public pour ses participations comme juré à l'émission "Top Chef", a décidé de ne pas se représenter. Son mandat de quatre ans a notamment été émaillé de différends avec Stéphane Manigold, président de la branche restauration Umih Ile-de-France qui s'était présenté face à lui en 2022.

"Je n'arrête pas mes engagements associatifs mais c'est fini pour le syndicalisme. Lorsque j'ai pris ce mandat en 2022, je n'imaginais pas que l'on me ferait de façon systématique un procès en illégitimité", a confié le chef étoilé fin août au magazine Challenges.

"J'ai été mis en cause personnellement sur de prétendus liens avec l'industrie, j'ai attaqué en justice et j'ai gagné", a poursuivi Thierry Marx en référence à un procès en diffamation contre Stéphane Manigold.

Ce dernier, qui a fait appel de la décision, a souligné auprès de l'AFP avoir en revanche gagné le procès intenté par l'Umih.

M. Manigold, également chroniqueur télé pour des émissions d'actualité, a décidé de ne pas se représenter pour "garder sa liberté" mais il soutient la candidature de Brice Sannac.

"Le bilan de Franck Chaumès est catastrophique. Brice est quelqu'un de bien et a une vraie envie de protéger le secteur", estime Stéphane Manigold.

Ce dernier avait notamment défendu une loi visant à imposer aux restaurants concernés la mention "non fait maison" sur leurs menus. Finalement abandonnée, la mesure avait été combattue par Franck Chaumès, qui la jugeait stigmatisante.

E.Cox--TNT

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