The National Times - L'Europe peut développer des vols habités à un "coût raisonnable", selon le directeur de l'ESA

L'Europe peut développer des vols habités à un "coût raisonnable", selon le directeur de l'ESA


L'Europe peut développer des vols habités à un "coût raisonnable", selon le directeur de l'ESA
L'Europe peut développer des vols habités à un "coût raisonnable", selon le directeur de l'ESA / Photo: © POOL/AFP/Archives

L'Europe peut développer des vols habités à un coût "très raisonnable", a estimé mercredi le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) Josef Aschbacher, à une semaine du sommet international de l’espace à Paris où l'exploration européenne sera au coeur des débats face au désengagement des Etats-Unis.

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Jusqu’à présent, les vols habités n'étaient pas une priorité pour l'ESA qui s'est appuyée sur les Etats-Unis pour l'accès de ses astronautes à l'espace et pour une partie de ses ambitions d’exploration lunaire.

"Si nous devions ajouter une capacité de vols habités et un peu plus d’ambition en matière d’activités robotiques", l'augmentation du budget de l'ESA serait "très modérée", a déclaré M. Aschbacher au cours d'une rencontre avec l'Association des journalistes de l'aérospatial (AJPAE).

Il a refusé de chiffrer, mais selon une première estimation, l'effort supplémentaire pourrait représenter de l'ordre de 10% du budget actuel de l'ESA. "Un coût très, très raisonnable", a affirmé le directeur général de l'ESA.

L’Europe participait au programme américain Artemis, qui vise à ramener des astronautes sur la Lune, notamment en fournissant le module de service du vaisseau Orion qui transporte les équipages. Elle devait aussi fournir plusieurs éléments de Gateway, une petite station spatiale qui devait être installée autour de la Lune pour servir d'escale aux astronautes et de relais pour les missions vers la surface lunaire.

Mais Washington a profondément remanié son programme lunaire en 2026, en mettant fin à Gateway dans sa forme initiale et en privilégiant désormais une présence directement sur la Lune.

Ce changement a poussé les Européens à s’interroger sur leur dépendance aux Etats-Unis et leur propre rôle dans l'exploration lunaire.

C’est dans ce contexte que les Etats membres de l’ESA ont convoqué une conférence ministérielle en décembre à Rome pour discuter de l’avenir de l’exploration européenne.

"Les deux autres pays qui permettent aujourd'hui des vols habités sont la Chine et la Russie, ce qui n'est pas une option pour nous. L’Inde prépare également des vols habités, mais l'Europe ne dispose pas encore de cette capacité", a souligné Josef Aschbacher.

C'est "l'un des sujets qui sera au cœur des discussions du sommet spatial" voulu par le président français Emmanuel Macron qui se tiendra à Paris les 9 et 10 septembre.

C.Blake--TNT

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