The National Times - Après l'accord aux Etats-Unis, Bruxelles réclame de Meta qu'il protège aussi "nos enfants"

Après l'accord aux Etats-Unis, Bruxelles réclame de Meta qu'il protège aussi "nos enfants"


Après l'accord aux Etats-Unis, Bruxelles réclame de Meta qu'il protège aussi "nos enfants"
Après l'accord aux Etats-Unis, Bruxelles réclame de Meta qu'il protège aussi "nos enfants" / Photo: © AFP/Archives

L'Union européenne entend aussi que ses enfants soient protégés, après l'accord conclu par Meta aux Etats-Unis, visant à réduire l'impact d'Instagram ou de Facebook sur les adolescents.

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Meta doit "aussi protéger nos enfants", a affirmé un porte-parole jeudi, rappelant que le groupe américain fait l'objet d'enquêtes à Bruxelles pour les mêmes motifs.

"Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes (...) Il appartient désormais à l'entreprise de proposer ces engagements au sein de l'Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici", a affirmé devant la presse Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique.

Meta a accepté mercredi de payer jusqu'à 17 milliards de dollars et de brider Instagram et Facebook pour les adolescents d'une cinquantaine d'Etats et territoires américains, en concluant un accord avec leurs procureurs généraux.

Le débat sur l'addiction des plus jeunes aux réseaux sociaux connaît le même retentissement des deux côtés de l'Atlantique. La France a inscrit dans sa législation fin juillet l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette loi a depuis été censurée par le conseil constitutionnel, mais le gouvernement français entend présenter rapidement une nouvelle mouture.

La Commission européenne, qui a ouvert des enquêtes contre Meta mais aussi à l'encontre d'autres réseaux sociaux comme TikTok, réfléchit à des restrictions d'âge similaires.

- Accès "progressif et gradué" -

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pourrait les évoquer début septembre, devant le Parlement européen à Strasbourg, à l'occasion de son discours sur l'état de l'Union.

L'UE envisage d'instaurer un accès "progressif et gradué" des enfants et adolescents aux plateformes en ligne, comme l'ont recommandé des experts dans un rapport demandé par Bruxelles et remis le 13 juillet.

Trois jours plus tôt, l'exécutif européen avait sommé Meta de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop "addictives", sous peine d'une très lourde amende.

Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible.

"La balle est dans le camp de Meta" et le groupe "sait ce que nous attendons d'eux", a rappelé jeudi M. Regnier. "Nous avons eu des échanges avec Meta depuis que cet accord a été annoncé de l'autre côté de l'Atlantique", a-t-il précisé.

"C'est un dialogue continu que nous menons afin d'offrir à nos enfants, ici dans l'Union européenne, une protection au moins aussi bonne", a rappelé ce porte-parole.

Bruxelles n'est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d'écran des ados.

Meta avait contesté les conclusions préliminaires de Bruxelles, tout en s'engageant à travailler avec la Commission afin "d'offrir un environnement en ligne sûr et positif".

La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d'une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne.

Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d'année une demande similaire à TikTok.

W.Phillips--TNT

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