The National Times - Les Bourses mondiales sans élan avant Nvidia, digèrent l'inflation américaine

Les Bourses mondiales sans élan avant Nvidia, digèrent l'inflation américaine


Les Bourses mondiales sans élan avant Nvidia, digèrent l'inflation américaine
Les Bourses mondiales sans élan avant Nvidia, digèrent l'inflation américaine / Photo: © AFP

Les marchés boursiers mondiaux ont clôturé sans direction claire mercredi, jouant la carte de la prudence avant les résultats trimestriels du mastodonte des puces Nvidia, tout en gardant un œil sur l'inflation américaine.

Taille du texte:

Après une journée passée en hausse, l'élan s'est essoufflé sur les Bourses européennes en fin de séance. Paris n'a finalement pris que 0,27% et Milan 0,31%. Francfort a grappillé 0,08% et Londres a cédé 0,07%.

A New York, le Dow Jones a perdu 0,21%, tandis que l'indice Nasdaq (-0,08%) et l'indice élargi S&P 500 (-0,02%) ont clôturé proche de l'équilibre.

Les marchés ont "adopté une attitude prudente" dans l'attente de "la publication des résultats de Nvidia" après la clôture de Wall Street, résume auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.

La première capitalisation mondiale a, une nouvelle fois, largement dépassé les attentes au deuxième trimestre de son exercice décalé, son patron Jensen Huang assurant que la demande, tirée par l'intelligence artificielle (IA) accélère encore.

Le bénéfice net se situe à 59,7 milliards de dollars, plus que doublé sur un an (+118%), selon un communiqué.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée de référence pour les investisseurs, il est de 2,22 dollars, soit sensiblement mieux que les 2,09 dollars projetés par les analystes de FactSet.

Les performances trimestrielles du mastodonte des puces sont particulièrement scrutées, alors que des inquiétudes subsistent sur les dépenses massives pour le développement de la puissance de calcul de l'IA.

Dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street, l'action Nvidia perdait 1,28% à 206,98 dollars.

- L'inflation américaine plus forte que prévue -

Les marchés ont aussi accueilli mercredi l'indice d'inflation PCE aux Etats-Unis pour le mois de juillet, qui a stagné à 3,7% sur un an, tiré par la flambée des coûts de l'énergie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Or, les investisseurs s'attendaient à un léger ralentissement de la hausse des prix, autour de 3,6% sur un an, selon le consensus publié par Trading Economics.

"La hausse des prix reste tenace", estime Peter Cardillo. Et demeure au-dessus des 2% visés par la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Ces données serviront (...) de prélude au discours de Kevin Warsh à Jackson Hole vendredi" à l'occasion de la réunion annuelle des banquiers centraux qui a lieu dans cette ville du Wyoming, aux Etats-Unis, chaque année, note Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com.

"Les marchés chercheront à obtenir davantage de précisions sur la manière dont le nouveau président de la Fed entend arbitrer entre une inflation persistante et une croissance plus faible", ajoute-t-elle.

Sur le marché obligataire américain, le rendement des emprunts de l'Etat à échéance dix ans se tendait légèrement à 4,64% vers 20H40 GMT contre 4,63% la veille en clôture.

Le dollar progressait de 0,17% face à la monnaie européenne, à 1,1655 dollar pour un euro.

- Le pétrole hésite -

Les cours de l'or noir ont légèrement reculé, le marché du pétrole optant pour la prudence face à l'incertitude géopolitique.

Le prix du baril de Brent n'a perdu que 0,84% à 87,84 dollars et le baril de West Texas Intermediate a reculé de 0,16% à 82,23 dollars.

Dans la continuité du mouvement de la veille, les cours avaient pourtant débuté la séance en net repli.

Mais "il y a tellement d'interprétations différentes de la situation au Moyen-Orient" que cela peut changer rapidement l'orientation des prix, relève auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

L'Iran et Oman, les deux pays riverains du détroit, discutent d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, ont-ils indiqué mardi dans un communiqué commun.

Selon les Gardiens de la Révolution iraniens, impliqués dans ces pourparlers, "certains accords" ont été conclus avec Oman "concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit" et "dans ses revenus".

Mais, ont-ils accusé mercredi, les Etats-Unis - qui rejettent toute imposition de péage pour le passage du détroit - "entravent les travaux" visant à finaliser un accord.

En parallèle, "l'Ukraine continue sur sa lancée de viser les raffineries russes" ce qui constitue un élément haussier pour les prix, note M. Kilduff.

F.Harris--TNT

En vedette

Acte III de la colère sociale: des échauffourées lors des premières dispersions

Les cortèges de l'acte III de la colère sociale, qui ont réuni entre 320.000 et 500.000 personnes, se sont généralement déroulés dans le calme mais des échauffourées ont éclaté lors des premières dispersions par les forces de l'ordre.

Japon: des animaux de compagnie bénis en kimonos

Un groupe de yorkshire terriers, un shiba et un chat en kimonos ont reçu samedi dans un sanctuaire de Tokyo une bénédiction lors d’un festival traditionnellement organisé pour célébrer la croissance des enfants.

Acte III de la mobilisation sociale : les cortèges à distance des centres face à la crainte de dégradations

Dispositif de sécurité "exceptionnel" avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés et ton alarmiste : pour l'acte III de la mobilisation contre la vie chère, en pleine fête d'Halloween, les autorités redoutent le cauchemar du 17 octobre et ont obtenu que les cortèges se déroulent loin des centres-villes.

Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre, le parcours Bastille/Nation interdit

Dispositif de sécurité "exceptionnel" avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés et ton alarmiste: pour l'acte III de mobilisation contre la vie chère, en pleine fête d'Halloween, les autorités redoutent le cauchemar du 17 octobre et ont obtenu gain de cause auprès du Conseil d'Etat, qui a interdit le parcours Bastille/Nation à Paris.

Taille du texte: