The National Times - Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard

Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard


Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard
Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard / Photo: © AFP/Archives

Le corps partiellement calciné retrouvé dans des vignes à Saint-Gilles (Gard) a été identifié comme celui d'une "influenceuse" de 29 ans et deux suspects ont été interpellés dans le cadre de l'enquête ouverte pour assassinat, a annoncé mercredi le parquet de Nîmes.

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Les deux hommes, interpellés mercredi, ont été "placés en garde à vue en raison d'éléments laissant suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte" a précisé dans un communiqué la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.

Le 12 août, le corps "partiellement carbonisé" d'une femme avait été retrouvé dans des vignes à Saint-Gilles, petit village à une vingtaine de kilomètres de Nîmes.

"Le retour de l'expertise ADN permet de confirmer", ajoute le parquet, que la victime est bien une "influenceuse de réseaux sociaux âgée de 29 ans", identifiée par plusieurs médias comme Sonia Bellina, suivie par plus de 250.000 personnes sur TikTok.

L'identité de la jeune femme a été "largement relayée depuis 48 heures", à la suite notamment des "déclarations de sa famille inquiète de la disparition" de la victime domiciliée à Nîmes, a précisé le parquet.

Le quotidien Midi Libre avait interrogé une femme présentée comme sa grande soeur. "Elle est tombée sur un mauvais gars au mauvais moment", affirmait-elle dans une vidéo où son visage n'apparaît pas, sur le site Internet du journal.

Evoquant les réactions de certains internautes sur les réseaux sociaux et des commentaires en ligne injurieux après la disparition inquiétante de la victime, elle a dénoncé un "harcèlement".

Dans une autre vidéo circulant sur les réseaux sociaux, une soeur de la jeune femmme disait craindre qu'elle ait été victime d'une homme qu'elle fréquentait, assurant que la famille ne connaît pas son identité. "Elle est sortie un soir, elle nous a dit qu'elle revenait, elle n'est jamais revenue."

Interrogé par l'AFP, l'avocat de la famille Mourad Battikh dénonce lui aussi la "cruauté sans nom" des réactions en ligne à propos des nombreuses vidéos où la jeune femme expose son physique.

"Ca ajoute du malheur au malheur, c'est ignoble, odieux, et évidement nous poursuivrons chaque personne qui se rend coupable d'une infraction", a-t-ils mis en garde.

Il évoque le "désarroi, la douleur, la peine immense" de l'entourage de la jeune femme.

F.Morgan--TNT

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