The National Times - Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev

Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev


Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev
Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev / Photo: © AFP

L'Ukraine va aborder le prochain hiver avec "quasiment aucune" centrale thermique en état de marche, a mis en garde samedi Volodymyr Zelensky lors de sa première visite en Serbie, pays allié de Moscou, après de dernières frappes nocturnes russes qui ont fait quatre morts, dont un enfant, dans la région de Kiev.

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S'exprimant au côté de son homologue serbe, Aleksandar Vucic, lors de sa première visite officielle à Belgrade, le dirigeant ukrainien a indiqué que son pays, confronté à des salves quasi quotidiennes de drones et de missiles russes contre ses infrastructures énergétiques depuis le début de l'invasion russe en février 2022, n'a "quasiment plus aucune centrale thermique intacte", à quelques mois du prochain hiver.

"Les missiles russes visent précisément à rendre la vie des Ukrainiens insupportable", s'est inquiété M. Zelensky devant des journalistes. Les dernières attaques de Moscou, combinées aux bombardements des localités de première ligne, ont fait au total 13 morts durant les dernières 24 heures.

Parmi elles, "trois personnes" tuées la nuit dernière "à Pukhivka, près de Kiev, lors de frappes de drones – un grand-père, une grand-mère et leur petit-fils" qui n'avait "que trois ans", a indiqué M. Zelensky sur X.

Ces derniers mois, Moscou a intensifié ses attaques contre la capitale ukrainienne, tirant des salves de missiles balistiques difficiles à intercepter pour Kiev, qui riposte en tirant un nombre record de drones contre la Russie.

- Sanctions plus sévères -

Après avoir rencontré M. Vucic dans le cadre d'un déplacement de deux jours en Serbie, Volodymyr Zelensky a renouvelé ses appels à des sanctions plus strictes envers Moscou, notamment pour empêcher l'acheminement de pièces de missiles vers la Russie en provenance "de presque tous les continents, y compris de la part de nos partenaires proches".

"Ces composants arrivent, puis les missiles frappent des personnes, tuant des enfants, des civils et des soldats", a-t-il déploré, insistant sur le fait qu'un meilleur accès aux missiles intercepteurs était nécessaire face à l'intensification des frappes russes à longue portée.

La Serbie reste l'un des seuls pays européens à ne pas sanctionner Moscou, allié de longue date de Belgrade. M. Vucic, dont le gouvernement continue de fournir une aide non militaire à l'Ukraine, a indiqué que la politique de son gouvernement n'avait pas changé.

"Nous n'avons pas discuté de coopération militaire aujourd'hui ni pour le moment. Ce qui se passera lorsque la guerre sera terminée est une autre question", a-t-il déclaré.

M. Zelensky, qui multiplie les voyages à l'étranger pour solliciter les soutiens, ne s'était jamais rendu en Serbie depuis son élection à la tête de l'Etat ukrainien en 2019.

Un haut responsable ukrainien avait déclaré jeudi à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que l'objectif de Kiev était de "détacher les Serbes du camp de la Russie" et que ce déplacement de M. Zelensky était une "gifle pour les Russes".

Le renseignement extérieur russe avait accusé en mai 2025 les entreprises d'armement serbes de vendre des munitions à l'Ukraine, via des pays tiers, "en dépit de la +neutralité+ officielle de Belgrade".

Or, Kiev manque cruellement de munitions plus de quatre ans après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, malgré des frappes qui s'amplifient des deux côtés d'une ligne de front presque immobile, faisant un nombre croissant de victimes civiles.

M. Zelensky s'est rendu fin juillet à Washington pour rencontrer Donald Trump afin de tenter d'obtenir des missiles Patriot, les seuls capables d'abattre les missiles russes les plus performants.

D'après le Financial Times, le président américain a refusé la demande du fait de la pénurie de Patriot dans les stocks américains depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Récemment M. Trump a cependant donné son accord à de nouvelles sanctions contre Moscou, longtemps bloquées par la Maison Blanche et votées vendredi soir par le Sénat. Ces mesures ciblent notamment le secteur des hydrocarbures russes, y compris par des droits de douane sur les pays qui en importent comme la Chine et l'Inde.

T.Hancock--TNT

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