The National Times - Trump célèbre la destruction d'un pont en Iran, Téhéran exclut de se rendre

Trump célèbre la destruction d'un pont en Iran, Téhéran exclut de se rendre


Trump célèbre la destruction d'un pont en Iran, Téhéran exclut de se rendre

Les Etats-Unis et Israël ont continué à bombarder l'Iran jeudi, détruisant notamment des infrastructures civiles, sans que la riposte de Téhéran ne paraisse fléchir.

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Le président américain Donald Trump a applaudi la destruction d'un pont près de Téhéran et appelé les dirigeants iraniens à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard".

L'attaque du pont a causé la mort de huit civils et fait 95 blessés, selon un responsable iranien cité par des médias locaux.

"Frapper des infrastructures civiles, y compris des ponts inachevés, ne poussera pas les Iraniens à se rendre", a réagi le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, sur X.

Dans la matinée, des frappes avaient fortement endommagé l'Institut Pasteur d'Iran, un établissement de santé clé et centenaire de Téhéran. Les deux principales aciéries du pays ont annoncé suspendre leur activité en raison d'attaques.

En riposte, Téhéran a continué à prendre pour cible des intérêts américains dans le Golfe, notamment les centres de données des entreprises américaines Oracle à Dubaï et Amazon à Bahreïn, selon un média iranien.

- Chicha malgré les bombes -

Après plus d'un mois de conflit et des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, "nous sommes au bord d'une guerre plus large (...) avec des impacts dramatiques à travers la planète", s'est alarmé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

En pleine Pâque juive, Israël a essuyé des tirs venus d'Iran et de son allié libanais le Hezbollah, ainsi que du Yémen, pays abritant des rebelles houthis pro-iraniens.

Les Emirats arabes unis ont fait face à des drones et missiles iraniens. Et à Bagdad, une attaque de drone a visé un centre logistique américain, d'après des sources sécuritaires irakiennes.

L'armée iranienne avait promis des opérations "dévastatrices" et l'"humiliation" de ses ennemis, en réaction à un discours de Donald Trump qui a prévu mercredi encore "deux à trois" semaines de frappes pour renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

Cette allocution du président des Etats-Unis avait douché tout espoir de désescalade rapide.

Malgré les bombardements, des Téhéranais ont profité du dernier jour des festivités de Norouz, le Nouvel an persan, en se retrouvant au parc pour un barbecue ou fumer une chicha.

La guerre "ne perturbe absolument rien pour nous", a affirmé à l'AFP Hakim Rahimi. "Trump parle beaucoup, mais il est incapable d'agir", a encore estimé cet ouvrier métallurgiste de 43 ans.

- "Impuissants" -

La guerre, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, déstabilise aussi l'économie mondiale du fait du blocage du détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour le pétrole du Golfe mais aussi les engrais ou encore l'aluminium.

Les prix du brut ont encore bondi jeudi, aucune issue au conflit ne se dessinant.

Si de rares navires passent encore le détroit avec l'aval de Téhéran, le trafic y a chuté de 93% par rapport à la situation en temps de paix, selon la société d'analyse maritime Kpler.

Une spirale inflationniste s'est enclenchée.

Au Bhoutan, dans l'Himalaya, malgré des subventions, les prix à la pompe ont augmenté de plus de 60%. "Nous sommes impuissants", constate Karma Kalden, 40 ans.

Le gouvernement pakistanais a lui décidé d'augmenter fortement les prix des carburants, sur lesquels il exerce un contrôle.

- Tractations diplomatiques -

Sur le front diplomatique, une quarantaine de pays ont plaidé pour la "réouverture immédiate et inconditionnelle" du détroit d'Ormuz, accusant l'Iran de vouloir "prendre en otage l'économie mondiale".

Aux Nations Unies à New York, Bahreïn porte depuis une dizaine de jours un projet de résolution pour autoriser l'usage de la force afin de libérer le détroit d'Ormuz. Un vote est prévu vendredi.

Pékin, qui a un droit de veto, a qualifié les attaques américano-israéliennes de "cause première" du blocage et appelé à des pourparlers "au plus vite".

burx-myl/ev

S.M.Riley--TNT

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