The National Times - Wall Street ouvre en hausse, mise sur une désescalade au Moyen-Orient

Wall Street ouvre en hausse, mise sur une désescalade au Moyen-Orient


Wall Street ouvre en hausse, mise sur une désescalade au Moyen-Orient
Wall Street ouvre en hausse, mise sur une désescalade au Moyen-Orient / Photo: © AFP

La Bourse de New York évoluait en hausse mercredi, portée par l'espoir d'un apaisement au Moyen-Orient après que Donald Trump a évoqué une possible fin du conflit d'ici "deux ou trois semaines".

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Vers 14H00 GMT, le Dow Jones gagnait 0,61%, l'indice Nasdaq prenait 0,89% et l'indice élargi S&P 500 s'octroyait 0,63%.

La veille, les trois indices vedettes de la place américaine ont clôturé en forte hausse.

"Le message que nous envoie le marché est que le mouvement baissier" dû à la guerre "est terminé pour le moment", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

Wall Street veut croire aux propos du président américain, qui a évoqué mardi soir une fin imminente au conflit: "Tout ce que j'ai à faire c'est partir de l'Iran et nous le ferons très bientôt", a-t-il dit, parlant d'un délai de "deux, peut-être trois semaines".

Donald Trump a assuré mercredi sur son réseau Truth Social que l'Iran avait demandé un cessez-le-feu mais indiqué qu'il n'envisagerait un arrêt des hostilités qu'après la réouverture du détroit d'Ormuz.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont quant à eux affirmé mercredi que le détroit d'Ormuz resterait fermé aux "ennemis" du pays.

La place new-yorkaise "a souffert d'une baisse excessive à court terme" avec le conflit au Moyen-Orient, rappelle Patrick O'Hare, de Briefing.com. Les investisseurs "sont donc particulièrement sensibles" aux propos de Donald Trump, poursuit l'analyste, ces déclarations ayant également entraîné une baisse des cours du pétrole.

"Mais cela pourrait changer dès demain", remarque Adam Sarhan, Donald Trump oscillant depuis des semaines entre menaces et propos rassurants. D'autant que de nouvelles attaques ont touché Téhéran et des sites industriels iraniens.

Les investisseurs suivront donc avec attention l'allocution de Donald Trump prévue en fin de journée, à 21H00 (01H00 GMT jeudi), lors de laquelle le président américain doit "donner de nouvelles informations importantes sur l'Iran".

Côté indicateurs, la place américaine n'a pas été ébranlée par la baisse des créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en mars, par rapport au mois précédent.

Selon ce baromètre, 62.000 emplois nets ont été créés, soit un peu moins qu'en février (66.000), dont les données ont au passage été révisées en légère hausse. C'est cependant mieux qu'attendu par les analystes, qui anticipaient une baisse des créations d'emplois, à 39.000 unités, selon le consensus publié par MarketWatch.

"À l'heure actuelle, nous sommes dans une situation où la guerre occupe le devant de la scène et où les données passent au second plan", estime Adam Sarhan.

Les opérateurs surveilleront malgré tout une volée de chiffres sur l'état du marché du travail américain vendredi, dont le taux de chômage pour mars. Wall Street étant fermée ce jour-là (Vendredi saint), la réaction à ces chiffres sera potentiellement visible lundi, selon les analystes.

Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain restait quasiment stable par rapport à la clôture la veille, à 4,31% contre 4,32%.

A la cote, Nike (-13,56% à 45,66 dollars) chutait fortement, pâtissant notamment du recul de son bénéfice net sur un an et de prévisions jugées décevantes. Le groupe américain de vêtements et d'équipements sportifs a annoncé mardi un chiffre d'affaires stable à 11,28 milliards de dollars (-3% à taux de change constants) mais son bénéfice net a chuté de 35% à 520 millions de dollars.

Les compagnies aériennes, malmenées par la guerre au Moyen-Orient, continuaient de se redresser, à l'instar de Delta Air Lines (+1,83%), American Airlines (+2,75%) ou Alaska Air Group (+3,62%).

Le spécialiste des services pour l'industrie pétrolière américain Halliburton (-1,89% à 38,25 dollars) reculait après l'annonce mardi de l'acquisition de Sekal, un groupe spécialisé dans le forage autonome.

M.Davis--TNT

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